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Malgré le déficit pluviométrique : Le fleuve Sénégal déborde d’eau

Samedi 25 Août 2018

Alors que plusieurs régions du pays connaissent une longue pause pluviométrique, la région du fleuve revit avec la montée des eaux de crue. Le bulletin hydrologique rendu public par la Brigade hydrologique de Saint-Louis et datant d’avant-hier (23 août) montre que le niveau du fleuve est globalement plus satisfaisant cette année par rapport à 2017.


Des régions entières du pays souffrent de la longue pause pluviométrique et du démarrage tardif de l’hivernage. Mais cette absence de précipitations n’affecte pour le moment pas la région du fleuve Sénégal dont le niveau dit tout autre chose.

En effet, le bulletin hydrologique rendu public par la Brigade hydrologique de Saint-Louis à la date du 23 août 2018 montre que le niveau du fleuve est de manière globale plus satisfaisant cette année. Par rapport à la situation de 2017, le bulletin montre qu’à l’exception de Bakel, toutes les stations sur le fleuve Sénégal connaissent une tendance positive de la crue.


Ainsi à Matam, le plan d’eau était à la côte de 5,65 m le 22 août 2018 à 8h 00 et le 23 août à 8 h la côte est à 5,95 m contre 4,38 m en 2017, soit une tendance à la montée de 30 cm. A Podor, le plan d’eau était à la côte de 3,83 m le 22 août 2018 à 8h 00 et ce 23 août à 8h, la côte était à 3,87 m contre 3,18 m en 2017, soit une tendance à la montée de 4 cm. A Saint-Louis, le niveau du fleuve Sénégal est à la côte de 0,99 m à l’échelle le 23 août 2018 à 8h 00 contre 0, 69 m en 2017.


La côte d’alerte de 1,75 m est loin d’être atteinte, mais des précautions sont déjà prises pour favoriser le passage de la crue sur Saint-Louis. «Globalement, le niveau amont est en train d’être abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint-Louis.

Cet abaissement permet de moduler les eaux vers Saint-Louis et l’embouchure, sa proximité favorise l’évacuation rapide des eaux», indique le bulletin. Il faut dire que le niveau du fleuve en amont du barrage à Diama est à 2,10 m Ign le 23 août 2018 à 8h 00. A la même période de l’année dernière, le niveau du fleuve était à la côte 2,15 m Ign et le débit lâché est égal à 1 109 m3/s contre 497 m3/s en 2017.


La même tendance positive est constatée sur les affluents Bakoye et Falémé. Sur ce dernier, l’on note même une tendance à la montée de 74 cm. «Sur la Falémé à Kidira, le plan d’eau était à la côte de 4,56 m le 22 août 2018 à 8h 00 et ce 23 août à 8h, la côte est à 5,30 m contre 5,35 m en 2017», note le bulletin tandis que sur le Bakoye à la station de Oualia, le plan d’eau était à la côte de 3,69 m le 22 août 2018 à 8h 00 et à 3,80 m ce 23 août à 8h contre 3,50 m en 2017, soit une tendance à la montée de 11 cm. En amont du barrage de Manantali, le niveau du Bafing est à 198,09 m le 23 août 2018 à 8h 00. A la même période de l’année dernière, le niveau était à la côte 200,50 m, souligne le bulletin.


On se rappelle que l’année dernière, la crue avait été vainement attendue sur certaines parties de la région de Matam. A Kanel par exemple, l’absence de cette onde bienfaisante avait eu pour conséquence l’impossibilité de pratiquer des cultures de décrue sur les cuvettes de décantation. Combinée à la mauvaise pluviométrie, cette situation avait engendré des conséquences qui sont encore visibles, notamment avec la grave crise alimentaire qui sévit dans la zone et qui expose des centaines de ménages à la menace de famine.

Par mamewoury@lequotidien.sn


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1.Posté par Abdoulaye Mamessine Bâ le 26/08/2018 00:40 | Alerter
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Un pincement au cœur : Chaque année, personne ne sait combien de milliards de mètres cubes d’eau du fleuve Sénégal se déversent inopinément dans l’océan. Quelle perte... Ces eaux, si elles étaient bien canalisées et bien gérées, ne pourraient-elles pas irriguer et arroser abondamment tout le territoire sénégalais, au moment où l’on parle de déficit notoire de pluviométrie ? Comme ça, pluie ou pas pluie, nul n’en souffrirait, ni les hommes ni les animaux. Il est grand temps que nos dirigeants y réfléchissent en mettant les gros moyens ou en faisant appel aux puissances étrangères pour être secouru.

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