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Mauritanie-Sénégal : Le gaz, finalement en 2024 ?

Vendredi 2 Février 2024

Il était attendu en 2022 mais il ne sera finalement disponible sur les marchés mondiaux qu’au milieu de l’année 2024. De report en report, le gaz mauritano-sénégalais de Grand Tortue Ahmeyim a connu des hauts et des bas depuis l’annonce de sa découverte en 2015.

Les données les plus récentes, publiées le 28 janvier 2024, par Specialized Energy Platform semblent donner, pour une fois, une date précise par l’arrivée sur les marchés mondiaux du gaz mauritano-sénégalais. Une production d’environ 2,5 millions de tonnes de gaz liquéfié par an, au cours de la phase 1 de développement du projet GTA, seront proposés sur le marché mondial.

Mais, en Mauritanie, le gouvernement, par la voix du ministre du Pétrole, des Mines et de l’Energie, a déjà averti des populations qui attendent avec impatience la sortie du fond de l’océan de leur gaz : les retombées sociales de cette manne ne sont pas à attendre durant les premières années !

Des explications que certaines mettent sur le dos d’un louvoiement qui permettrait au pouvoir de tempérer les ardeurs de ceux qui pensent que la Mauritanie aura le même standing de vie que les pays du Golfe !

Le projet de GNL offshore de GTA est basé sur la production de gaz en amont dans des eaux de 2 km de profondeur à la frontière maritime de la Mauritanie et du Sénégal. Il est considéré comme l’un des plus importants en Afrique pour la société BP qui a négocié un partenariat très avantageux, d’abord avec Kosmos Energy, à l’origine du projet, puis avec les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal qui ont accepté de se mettre ensemble.

Des retards et des surcoûts

La production de Grand Tortue Ahmeyim LNG devait démarrer en avril 2022, mais plusieurs défis auxquels le projet a été confronté ont retardé cette échéance. Un retard qui, en plus d’augmenter les coûts des opérations de développement du projet, a entamé les bonnes relations que les deux sociétés avaient entretenues, depuis 2016, avec Dakar et Nouakchott.

Gênés par de tels retournements de situations et soumis à la pression de leurs populations, les deux Etats ont récemment exprimé leur souhait d’auditer le projet estimant que les récents développements de sa mise en œuvre présagent d’une réduction de leurs parts dans les ressources attendues.

Un système d’exploitation ingénieux mais coûteux

Le projet Grand Tortue Ahmeyim LNG est développé au moyen d’un système sous-marin en eau profonde et d’un navire flottant de production, de stockage et de déchargement (FPSO), qui traitera le gaz et éliminera les composants d’hydrocarbures les plus lourds. Le gaz sera ensuite transporté vers une installation flottante de GNL.

L’arrivée du navire de liquéfaction de gaz sur le site de production et son intégration définitive dans le système d’installations représentent un moment historique dans le projet de production de gaz du champ Ahmeyim, achevé à plus de 90% et arrivé à un stade avancé d’intégration de ses composantes en vue du démarrage de la production.

La première phase du projet verra la production de 2,5 millions de tonnes par an de gaz liquéfié. La production devrait atteindre 5 millions de tonnes par an au cours de la deuxième phase, et jusqu’à 10 millions de tonnes par an après l’achèvement de l’ensemble des phases du projet (3).

Le projet Grand Tortue Ahmeyim LNG s’appuie sur deux gisements de gaz offshore, «Tortue» et «Ahmeyim», découverts respectivement en 2015 et 2016. Les réserves totales de gaz du projet GTA sont estimées à 15 000 milliards de pieds cubes.

AFRIMAG