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UCAD: 22 professeurs exigent la libération de Babacar DIOP « interné à l‘infirmerie de Rebeuss »

Vendredi 6 Décembre 2019

UCAD: 22 professeurs exigent la libération de Babacar DIOP « interné à l‘infirmerie de Rebeuss »
Des professeurs de l’UCAD solidaires de leur collègue Babacar Diop, leader des Forces Démocratiques et Sociales FDS

Maître de conférences titulaire au Département de Philosophie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Dr. Babacar Diop est à la fois un enseignant-chercheur et un homme politique. C’est ainsi qu’après s’être convenablement acquitté de ses obligations professionnelles le vendredi 29 novembre 2019, il a jugé nécessaire d’exercer un de ses droits citoyens ‒ consacré du reste par la Constitution de la République ‒ en allant manifester pacifiquement devant le palais présidentiel contre la hausse récente du prix de l’électricité. Cette responsabilité citoyenne, normalement banale dans un État de droit et dans une tradition authentiquement démocratique, a malheureusement conduit à l’arrestation et à la mise sous mandat de dépôt de notre collègue Babacar Diop. Ses amis collègues, collègues et étudiants de l’UCAD en sont profondément affectés. Sans chercher à exercer une quelconque pression sur la justice ou à remettre en cause son indépendance, ils s’interrogent néanmoins sur les motivations réelles de la décision judiciaire de le placer sous mandat de dépôt.

Présumé coupable d’une infraction à un arrêté préfectoral lui-même en contradiction avec les dispositions de la constitution, le Dr. Babacar Diop dispose tout de même d’une résidence permanente au Sénégal et ne fuira en aucun cas le pays. La justice sait donc où le trouver. S’y ajoute le fait que le Dr. Babacar Diop a déjà démarré ses enseignements au Département de Philosophie. Par conséquent le placer sous mandat de dépôt revient à saborder les activités pédagogiques et de recherche du Département de Philosophie, menaçant ainsi la nouvelle année universitaire.

Toutes ces raisons poussent ses collègues que nous sommes à solliciter auprès des autorités la reconsidération de cette décision judiciaire, pour préserver la paix et la stabilité au niveau de l’Université.
Vive le Sénégal, vive la République, vive la démocratie, vive la liberté

Ont signé
1. Malick Diagne, Professeur assimilé, chef du Département de Philosophie, FLSH/UCAD
2. Boubé Namaiwa, Professeur assimilé, FLSH/UCAD
3. Malick Ndiaye, Professeur, FLSH/UCAD
4. Mbacké Diagne, Professeur assimilé, CLAD/UCAD
5. Mor Ndao, Professeur assimilé, FLSH/UCAD
6. Bado Ndoye, Professeur assimilé, FLSH/UCAD
7. Idrissa BA, Professeur assimilé, FLSH/UCAD
8. Kabirou Gano, Maître de conférences titulaire, FASTEF/UCAD
9. Babacar Mbaye Diop, Professeur assimilé, FLSH/UCAD
10. Mouhamadou El Hady Ba, Maître de conférences titulaire, FASTEF/UCAD
11. Oumar Dia, Maître de conférences titulaire, FLSH/UCAD
12. Bacary Sarr, Maître de conférences, FLSH/UCAD
13. Khalia Haydara, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
14. Dieynaba Gabrielle Ndiaye, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
15. Abdoulaye Ba, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
16. Thierno GUEYE, Maître de conférences assimilé, FASTEF/UCAD
17. Ousmane Sarr, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
18. Ismahan Soukeyna Diop, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
19. Lamine Diédhiou, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
20. Pape Abdou Fall, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
21. Mounirou Diallo, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD
22. Mory Thiam, Maître de conférences assimilé, FLSH/UCAD

C’est son avocat, Me Khoureychi Ba qui donne l’information. «Le docteur Babacar Diop, après une nuit pénible à la chambre 1, vient d’être interné à l’infirmerie de la Maison d’arrêt de Rebeuss». Joint par Seneweb, il soutient que Diop est dans une situation très difficile».

l'avocat regrette, par ailleurs, le fait que Guy Marius Sagna et compagnie soient éparpillés dans trois lieux de détention différents à savoir Rebeuss, le Cap-Manuel et le Camp Pénal. «C’est une manière de les fragiliser davantage, mais c’est des gens très courageux», a dit la robe noire. Il affirme également qu’un détenu en grève de la faim doit être interné dans une chambre pour sur un « traitement spécial». C’est pourquoi, «craignant le pire», Khoureychi Ba promet d’apporter une réponse juridique, dès ce vendredi. «Dès demain, je vais saisir la chambre d’accusation d’une procédure d’urgence aux fins de la main des mandats de dépôt», nous a-t-il fait savoir au bout du fil.

 


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