Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son commerce de proximité. Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Serigne Guèye Diop, a procédé, jeudi 18 juin, au lancement de la première phase du programme des 2 000 boutiques de référence, une initiative en gestation depuis deux ans et désormais entrée en phase d'opérationnalisation.
Présenté comme un levier majeur de modernisation économique, ce projet ambitionne d'améliorer la traçabilité des produits, d'harmoniser les prix et d'offrir aux consommateurs des services conformes aux standards modernes. «Nous posons ensemble la première pierre d'une nouvelle ère pour le commerce sénégalais», a déclaré le ministre, qui inscrit cette réforme dans le prolongement de la politique d'industrialisation engagée par l'État.
Après les investissements consentis dans les zones industrielles et la transformation des matières premières, Serigne Guèye Diop juge désormais indispensable un système de distribution performant pour écouler efficacement la production nationale. Le programme prévoit la mise en place d'un écosystème intégré, incluant des infrastructures de stockage, de transport, de distribution et de merchandising.
Pour porter cette ambition, l'État mobilisera une enveloppe annuelle de cinq milliards de FCFA, destinée à soutenir la construction, l'équipement, la formation et la digitalisation des acteurs du secteur, notamment les boutiquiers traditionnels. Le dispositif s'appuie en outre sur une centrale d'achat chargée de négocier de meilleures conditions auprès des fournisseurs grâce aux achats en volume. L'État y détiendra une participation minoritaire de 25 % du capital, la majorité restant aux mains du secteur privé.
Avec près de 100 000 boutiques traditionnelles recensées dans le pays, le ministre a insisté sur la dimension inclusive du programme, l'objectif étant d'accompagner leur modernisation progressive, sans remettre en cause leur existence. «Nous allons aider les boutiquiers à se moderniser», a-t-il assuré.
Au nom des commerçants, Alioune Bâ a salué l'initiative tout en plaidant pour une gouvernance participative, réclamant une représentation effective des organisations professionnelles dans les instances de pilotage, une gestion transparente de la centrale d'achat, ainsi qu'un meilleur accès à la formation, au financement et aux outils numériques.
MS/NDARINFO.COM
Présenté comme un levier majeur de modernisation économique, ce projet ambitionne d'améliorer la traçabilité des produits, d'harmoniser les prix et d'offrir aux consommateurs des services conformes aux standards modernes. «Nous posons ensemble la première pierre d'une nouvelle ère pour le commerce sénégalais», a déclaré le ministre, qui inscrit cette réforme dans le prolongement de la politique d'industrialisation engagée par l'État.
Après les investissements consentis dans les zones industrielles et la transformation des matières premières, Serigne Guèye Diop juge désormais indispensable un système de distribution performant pour écouler efficacement la production nationale. Le programme prévoit la mise en place d'un écosystème intégré, incluant des infrastructures de stockage, de transport, de distribution et de merchandising.
Pour porter cette ambition, l'État mobilisera une enveloppe annuelle de cinq milliards de FCFA, destinée à soutenir la construction, l'équipement, la formation et la digitalisation des acteurs du secteur, notamment les boutiquiers traditionnels. Le dispositif s'appuie en outre sur une centrale d'achat chargée de négocier de meilleures conditions auprès des fournisseurs grâce aux achats en volume. L'État y détiendra une participation minoritaire de 25 % du capital, la majorité restant aux mains du secteur privé.
Avec près de 100 000 boutiques traditionnelles recensées dans le pays, le ministre a insisté sur la dimension inclusive du programme, l'objectif étant d'accompagner leur modernisation progressive, sans remettre en cause leur existence. «Nous allons aider les boutiquiers à se moderniser», a-t-il assuré.
Au nom des commerçants, Alioune Bâ a salué l'initiative tout en plaidant pour une gouvernance participative, réclamant une représentation effective des organisations professionnelles dans les instances de pilotage, une gestion transparente de la centrale d'achat, ainsi qu'un meilleur accès à la formation, au financement et aux outils numériques.
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