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Accords de pêche Mauritanie-Sénégal : Nouakchott engrangera 400.000 Euros par an

Lundi 17 Juin 2013

Accords de pêche Mauritanie-Sénégal : Nouakchott engrangera 400.000 Euros par an
Conformément à la nouvelle philosophie régnante en Mauritanie où tout est devenu du donnant-donnant en monnaies sonnantes et trébuchantes, les autorités mauritaniennes viennent enfin de libérer les 300 licences de pêche que les Sénégalais ont eu du mal à obtenir depuis la fin des accords liant les deux pays en août 2012.

Cette facilité de pêche pour l’accès aux ressources vaudra 10 Euros par tonne de pêche réalisé par les Guet NDariens, soit 400.000 Euros par an, environ 160 Millions d’UM.

Rompus depuis août 2012, les accords de pêche Mauritanie-Sénégal ont été signés, après d’âpres et longues négociations, le 1er juin 2013. Pendant trois mois, 300 pirogues sénégalaises sont ainsi autorisées à pêcher en Mauritanie.

L’accord paraphé par le ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, Pape Diouf et son homologue mauritanien, Aghdhefna Ould Eyih stipule que les pêcheurs de Guet NDar, qui ont reçu leurs documents des mains du chef de service régional des pêches à Saint-Louis, devront disposer d’un bon de sortie délivré par les autorités compétentes sénégalaises, de passer au point d’entrée et de sortie des eaux sous juridiction mauritanienne situé au large de NDiago.

Les pêcheurs doivent aussi déclarer leurs captures à la fin de chaque marée au niveau du point de passage de NDiago et surtout assurer le débarquement de 6 % de leur charge à Nouakchott.

Une commission paritaire devra veiller à l’application rigoureuse du quota débarqué et du protocole. Les pêcheurs sénégalais autorisés à accéder à la ressource en Mauritanie devront également procéder à l’identification des membres de leur équipage pour des raisons de sécurité. La violation des clauses pourrait entraîner des sanctions allant du retrait de la licence à la suspension du contrevenant lors des prochains accords.

Dans ce nouveau protocole de pêche, les autorités mauritaniennes accordent un quota de 40.000 Tonnes de poisson par an, avec une redevance de 10 euros par tonne, soit 400.000 euros (160 Millions d’UM).

Il faut dire que ces accords constituent une bouffée d’oxygène pour les acteurs de la pêche artisanale au Sénégal, eux qui ont souffert du non renouvellement des licences de pêche, depuis le mois d’août 2012. Les autorités sénégalaises déployaient les efforts pour les appeler au calme, alors qu’elles menaient des négociations difficiles avec leurs homologues mauritaniens.

Alors que le Sénégal cherchait des conditions optimales de pêche comme celles octroyées par le cadre conventionnel signé entre les deux pays le 25 février 2001, les nouveaux patrons de la Mauritanie, dans leur volonté de revoir tous les accords de pêche, notamment avec le Sénégal et l’Union européenne, cherchaient à maximaliser la rentabilité du secteur avec l’introduction de conditions plus strictes.

Dans l’avant dernier accord, celui du 26 mars 2008, la durée de validité était de quatre années, même si le volume à débarquer était plus important, 15%. La nouveauté des nouveaux accords est la restriction du temps de pêche accordé, seulement 3 mois, du 1er juin au 30 août 2013, la baisse du quota à débarquer en Mauritanie, 6%, mais aussi l’introduction d’une dîme de 10 euros par tonne capturée, ainsi que l’obligation du point de passage, l’identification des membres d’équipage et l’immatriculation des navires.

Si côté pêche, la coopération reprend de la vigueur entre la Mauritanie et le Sénégal, sur le plan des transports terrestres, c’est toujours le blocage. Aujourd’hui, plus aucun véhicule de transport du Sénégal ne peut s’introduire en Mauritanie et vice-versa. La rupture de charge au niveau de Rosso reste ainsi de vigueur, alors que le Sénégal vient de signer avec le Maroc, en mars 2013, un accord dans le domaine du transport routier de voyageurs et de marchandises.

« Cet accord important » selon le ministre sénégalais des infrastructures et des transports, Thierno Alassane Sall ne peut cependant se réaliser si la crise du transport continue de subsister entre Dakar et Nouakchott. Seuls les Marocains bénéficient pour le moment de ses avantages, car autorisés à traverser la Mauritanie jusqu’au Sénégal, ce qui n’est pas le cas dans le sens contraire pour les transporteurs sénégalais.

Cheikh Aïdara.
L'Authentique (Mauritanie)


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