Les populations de Makka Toubé (Commune de Gandon, département de Saint-Louis), se sont mobilisées samedi pour dénoncer un projet de lotissement porté par le maire de la localité, Alpha Mamadou Diop, qu'elles accusent de vouloir s'approprier leurs terres agricoles et zones de pâturage.
« La Commune de Gandon ne s'intéresse qu'aux terres de Makka Toubé. Depuis son installation, elle n'a jamais engagé le moindre projet ni réalisé la moindre infrastructure dans notre village - pas même une extension du réseau d'eau, un poteau électrique ou un projet routier. Quand il vient ici, c'est uniquement pour parler de lotissement, puis il repart», dénonce Adama Seck, notable du village, qui pointe un désintérêt chronique de la mairie pour Makka Toubé.
« Il a déjà réalisé un lotissement dans la zone : sur les 1 000 parcelles qui nous revenaient, il ne nous en a remis que 350. Aujourd'hui, il veut recommencer. Il s'est déjà emparé de toutes les zones environnantes, et il veut maintenant prendre Makka Est, où se trouvent nos champs et nos zones de pâturage», poursuit-il.
«On se demande si ce maire est animé d'un quelconque sens de l'humanité. Qu'il aille plutôt lotir le village de ses propres aïeux, qu'il protège, lui, de tout projet de lotissement», s'interroge-t-il.
«Nous demandons au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ainsi qu'au ministre des Collectivités territoriales, Moussa Bala Fofana, d'agir rapidement, car Alpha Mamadou Diop est en train de détruire la commune de Gandon. Nous nous dresserons fermement contre lui et contre son appétit foncier», interpelle directement Adama Seck.
« Comme vous pouvez le constater vous-mêmes, toute la population de Makka Toubé s'est mobilisée aujourd'hui, unie, pour manifester son opposition au projet de lotissement porté par le maire de la commune de Gandon, M. Alpha Mamadou Diop», décrit de son côté Yali Dieng, responsable des jeunes de Makka Toubé.
«I l y a d'abord la question de la ZAC. Sa quatrième phase est destinée à la population de Makka Toubé et, selon l'équipe municipale sortante, le dossier était finalisé : il ne restait que la distribution des parcelles. Quatre ans après le début de son mandat, le maire Alpha Mamadou Diop n'a toujours pas réussi à délivrer ne serait-ce qu'une seule parcelle à la population de Makka Toubé», détaille-t-il, évoquant la première des raisons de cette opposition.
Yali Dieng évoque ensuite le lotissement de Ndiabe Ndeuggeur, portant sur 102 hectares et 1 771 parcelles. «Ce lotissement faisait naître l'espoir au sein de la population de Makka Toubé, à qui l'on avait annoncé qu'il lui était entièrement dédié. À notre grande surprise, le maire nous a proposé récemment, lors de nos discussions, que Makka Toubé ne dispose finalement que de 350 parcelles», poursuit-il. «Vous voyez vous-mêmes l'ampleur de la différence. La grande question qui se pose est de savoir où sont passées les 1 400 parcelles restantes. C'est énorme», s'interroge-t-il.
«Un jour, il nous a annoncé son intention de procéder à un lotissement à Makka station - ce que Makka Toubé refuse entièrement. Le village est catégoriquement opposé à tout nouveau projet de lotissement, dans la mesure où les parcelles qui lui reviennent de droit ne lui ont toujours pas été délivrées. Et voilà qu'on nous annonce, du jour au lendemain, un autre lotissement portant sur 173 hectares», dénonce également le responsable des jeunes.
«Makka Toubé est un village, et qui dit village dit naturellement agriculture et élevage. Si ces terres nous sont retirées, où allons-nous produire, développer notre agriculture et notre élevage ? C'est ce que nous ne pouvons pas comprendre, et que nous n'accepterons jamais», conclut Yali Dieng, pour qui c'est la vocation agricole et pastorale du village qui est en jeu.
« La Commune de Gandon ne s'intéresse qu'aux terres de Makka Toubé. Depuis son installation, elle n'a jamais engagé le moindre projet ni réalisé la moindre infrastructure dans notre village - pas même une extension du réseau d'eau, un poteau électrique ou un projet routier. Quand il vient ici, c'est uniquement pour parler de lotissement, puis il repart», dénonce Adama Seck, notable du village, qui pointe un désintérêt chronique de la mairie pour Makka Toubé.
« Il a déjà réalisé un lotissement dans la zone : sur les 1 000 parcelles qui nous revenaient, il ne nous en a remis que 350. Aujourd'hui, il veut recommencer. Il s'est déjà emparé de toutes les zones environnantes, et il veut maintenant prendre Makka Est, où se trouvent nos champs et nos zones de pâturage», poursuit-il.
«On se demande si ce maire est animé d'un quelconque sens de l'humanité. Qu'il aille plutôt lotir le village de ses propres aïeux, qu'il protège, lui, de tout projet de lotissement», s'interroge-t-il.
«Nous demandons au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ainsi qu'au ministre des Collectivités territoriales, Moussa Bala Fofana, d'agir rapidement, car Alpha Mamadou Diop est en train de détruire la commune de Gandon. Nous nous dresserons fermement contre lui et contre son appétit foncier», interpelle directement Adama Seck.
« Comme vous pouvez le constater vous-mêmes, toute la population de Makka Toubé s'est mobilisée aujourd'hui, unie, pour manifester son opposition au projet de lotissement porté par le maire de la commune de Gandon, M. Alpha Mamadou Diop», décrit de son côté Yali Dieng, responsable des jeunes de Makka Toubé.
«I l y a d'abord la question de la ZAC. Sa quatrième phase est destinée à la population de Makka Toubé et, selon l'équipe municipale sortante, le dossier était finalisé : il ne restait que la distribution des parcelles. Quatre ans après le début de son mandat, le maire Alpha Mamadou Diop n'a toujours pas réussi à délivrer ne serait-ce qu'une seule parcelle à la population de Makka Toubé», détaille-t-il, évoquant la première des raisons de cette opposition.
Yali Dieng évoque ensuite le lotissement de Ndiabe Ndeuggeur, portant sur 102 hectares et 1 771 parcelles. «Ce lotissement faisait naître l'espoir au sein de la population de Makka Toubé, à qui l'on avait annoncé qu'il lui était entièrement dédié. À notre grande surprise, le maire nous a proposé récemment, lors de nos discussions, que Makka Toubé ne dispose finalement que de 350 parcelles», poursuit-il. «Vous voyez vous-mêmes l'ampleur de la différence. La grande question qui se pose est de savoir où sont passées les 1 400 parcelles restantes. C'est énorme», s'interroge-t-il.
«Un jour, il nous a annoncé son intention de procéder à un lotissement à Makka station - ce que Makka Toubé refuse entièrement. Le village est catégoriquement opposé à tout nouveau projet de lotissement, dans la mesure où les parcelles qui lui reviennent de droit ne lui ont toujours pas été délivrées. Et voilà qu'on nous annonce, du jour au lendemain, un autre lotissement portant sur 173 hectares», dénonce également le responsable des jeunes.
«Makka Toubé est un village, et qui dit village dit naturellement agriculture et élevage. Si ces terres nous sont retirées, où allons-nous produire, développer notre agriculture et notre élevage ? C'est ce que nous ne pouvons pas comprendre, et que nous n'accepterons jamais», conclut Yali Dieng, pour qui c'est la vocation agricole et pastorale du village qui est en jeu.

