Depuis sa cellule de Rebeuss, l'ancien ministre de la Jeunesse, écroué le 15 mai dans le cadre de l'affaire du Prodac pour un présumé détournement de deux milliards de francs CFA, revient au cœur de l'actualité, à la faveur de la polémique sur la « dette cachée ».
Dans les colonnes de L'Observateur de vendredi, ses proches dressent le portrait d'un homme serein et combatif, qu'ils présentent comme la victime d'une « machination politique ».
Un détenu « serein », selon ses proches
Son ami Amath Diouf assure que l'ancien ministre «se porte très bien» et qu'«il est à l'aise». «Il est fort mentalement. Quand tu le vois physiquement, tu ne sens pas qu'il est en prison», témoigne-t-il, évoquant la mobilisation de ses soutiens, au point que «les mardis, on parle des "mardis de Rebeuss"».
Sa sœur, Khadidiatou Ndour, va dans le même sens. «Il est très serein, calme, l'esprit tranquille», affirme-t-elle, rapportant une formule que son frère répète souvent : «on peut emprisonner un corps, mais pas un esprit tranquille». Selon elle, il reste convaincu de son innocence et «regarde l'avenir avec confiance, persuadé que le temps est le meilleur juge».
Toujours connecté à l'actualité politique
Malgré son incarcération, Pape Malick Ndour resterait très attentif à l'actualité du pays. D'après Amath Diouf, il continue d'échanger avec ses visiteurs sur «la gestion de la coalition, les questions économiques et la situation du pays», des sujets qui demeurent, selon lui, «son domaine de prédilection».
La thèse d'une « arrestation politique »
Sa famille et ses proches collaborateurs défendent la thèse d'une arrestation à caractère politique. «Il n'est pas capable de détourner le plus petit franc. C'est juste de la politique», soutient Khadidiatou Ndour, pour qui son frère «paie le prix de ses déclarations politiques». Un constat partagé par Amath Diouf, qui parle d'«une arrestation politique» visant «quelqu'un qui n'a rien fait et qui doit être libéré».
Coordinateur de la Cellule Analyses et Prospective (Cap) de l'APR, Hamidou Anne dresse le même portrait d'un homme «serein et combatif», qui vivrait son incarcération comme «une injustice infligée par le régime actuel». Il évoque par ailleurs des conditions de détention difficiles à Rebeuss, où «cette prison a été construite pour 800 personnes, il y en a 3 000».
Au-delà des clivages politiques, l'entourage de Pape Malick Ndour et l'APR réclament sa libération, disant s'en remettre à «une justice libre et indépendante», convaincus que son innocence finira par être établie.
MS/NDARINFO.COM
Dans les colonnes de L'Observateur de vendredi, ses proches dressent le portrait d'un homme serein et combatif, qu'ils présentent comme la victime d'une « machination politique ».
Un détenu « serein », selon ses proches
Son ami Amath Diouf assure que l'ancien ministre «se porte très bien» et qu'«il est à l'aise». «Il est fort mentalement. Quand tu le vois physiquement, tu ne sens pas qu'il est en prison», témoigne-t-il, évoquant la mobilisation de ses soutiens, au point que «les mardis, on parle des "mardis de Rebeuss"».
Sa sœur, Khadidiatou Ndour, va dans le même sens. «Il est très serein, calme, l'esprit tranquille», affirme-t-elle, rapportant une formule que son frère répète souvent : «on peut emprisonner un corps, mais pas un esprit tranquille». Selon elle, il reste convaincu de son innocence et «regarde l'avenir avec confiance, persuadé que le temps est le meilleur juge».
Toujours connecté à l'actualité politique
Malgré son incarcération, Pape Malick Ndour resterait très attentif à l'actualité du pays. D'après Amath Diouf, il continue d'échanger avec ses visiteurs sur «la gestion de la coalition, les questions économiques et la situation du pays», des sujets qui demeurent, selon lui, «son domaine de prédilection».
La thèse d'une « arrestation politique »
Sa famille et ses proches collaborateurs défendent la thèse d'une arrestation à caractère politique. «Il n'est pas capable de détourner le plus petit franc. C'est juste de la politique», soutient Khadidiatou Ndour, pour qui son frère «paie le prix de ses déclarations politiques». Un constat partagé par Amath Diouf, qui parle d'«une arrestation politique» visant «quelqu'un qui n'a rien fait et qui doit être libéré».
Coordinateur de la Cellule Analyses et Prospective (Cap) de l'APR, Hamidou Anne dresse le même portrait d'un homme «serein et combatif», qui vivrait son incarcération comme «une injustice infligée par le régime actuel». Il évoque par ailleurs des conditions de détention difficiles à Rebeuss, où «cette prison a été construite pour 800 personnes, il y en a 3 000».
Au-delà des clivages politiques, l'entourage de Pape Malick Ndour et l'APR réclament sa libération, disant s'en remettre à «une justice libre et indépendante», convaincus que son innocence finira par être établie.
MS/NDARINFO.COM

