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ENVIRONNEMENT : des parlementaires sénégalais pour « l’adoption effective » de la politique nationale de gestion des zones humides.

Mercredi 3 Septembre 2014

« Nous tenons, à l’issue de notre mission, a exprimé nos sincères remerciements au Ministère de l’Environnement et développement durable, et à travers lui, la Direction des parcs nationaux(Dpn) pour le travail remarquable qu’il a accompli dans la gestion participative des aires protégées, particulièrement les zones humides inscrites sur la liste Ramsar », a déclaré, mardi, Thierno BOCOUM, le chargé de communication du Réseau des parlementaires pour la protection de l'environnement (REPES).


« L’engagement exemplaire des communautés, à l’origine de cette belle initiative, est un exemple de conservation à essaimer dans les autres sites qui recèlent les mêmes potentialités », a ajouté Monsieur BOCOUM, en marge d’une visite que ce réseau a effectuée à la réserve naturelle communautaire (Rnc) de Tocc Tocc.

L’honorable député a salué, par ailleurs, l’engagement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Programme régional de Conservation de la zone côtière et Marine (PRCM) pour "l’appui conseil constant et l’accompagnement financier qu’ils apportent constamment aux élus dans leurs efforts de plaidoyer pour la conservation des ressources naturelles.pour la protection de la biodiversité et la conservation des zones humides"/

« Des efforts importants restent à faire pour renverser la tendance de dégradation de notre potentiel de biodiversité dans un monde marqué par le risque climatique, facteur aggravant irréversible », a indiqué Monsieur BOCOUM.

Les parlementaires ont également plaidé pour l’adoption et la mise en œuvre effective de la politique nationale de gestion des zones humides, mais aussi la ratification diligente du Protocole de Nagoya sur le partage juste des avantages liés, à la conservation de la diversité biologique en précisant que cet instrument international permettra d’asseoir une utilisation équitable des ressources environnementales, respectueuse des normes culturelles des populations riveraines.

Mamadou Lamine THIAM, le Président du Repes et questeur à L'Assemblée nationale, a fait part de l’engagement de ses homologues à porter les plaidoyers environnementaux au sein de l’hémicycle. « Nous avons un grand leadership environnemental », a-t-il en magnifiant l’implication des habitants de différents villages qui entourent ce site et qui, selon lui, a permis de classer la réserve dans la liste des "zones humides d'importance internationale de la convention de Ramsar".

Pour le Lieutenant Colonel Moustapha MBAYE, directeur adjoint de la Dpn, « le grand à relever est de faire en sorte que les populations se retrouvent dans la gestion de leurs ressources naturelles et qu’elles puissent être les premières bénéficiaires de la valorisation de leur environnement ».

M. MBAYE a mis l’accent sur la nécessité d’intégrer la politique nationale de gestion des zones humides dans les orientations stratégiques du gouvernement.

Située au sud de la commune rurale de Ronkh, une superficie de 273 ha est née, en effet, d'une forte volonté exprimée par les populations des villages de sa périphérie ( Pakh, Tolleu, Bountou Baat, Keur Idy et Windi Thily) qui a abouti en sa création, le 4 juillet 2011 par Délibération du Conseil rural de Ronkh.

Tocc Tocc, ( fissure en wolof) est constituée d'une cuvette d'eau douce. Elle est contiguë au Lac de Guiers, la plus grande réserve d'eau douce du Sénégal, qui alimente de façon permanente son bassin. Ce qui lui donne les caractéristiques d'une zone humide continentale.

Quatrième site Ramsar de la zone nord du Sénégal, sixième site Ramsar de la réserve de Biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal et cinquième site Ramsar depuis le 12 septembre 2013, la Rnc de Tocc Tocc abrite 67 espèces d'oiseaux, 10 espèces de reptiles, 2 espèces d’amphibiens, 98 espèces de poissons et une quinzaine d’espèces de mammifères dont le Lamantin de l’Afrique de l’Ouest.

En vidéo, les réactions de M. THIAM, président du REPES et de M.MBAYE, directeur adjoint de la DPN
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