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Nouvelle ville de Thiès : 1 000 hectares et un pari technique inédit pour loger les Sénégalais

Vendredi 19 Juin 2026

Nouvelle ville de Thiès : 1 000 hectares et un pari technique inédit pour loger les Sénégalais
Le gouvernement envisage de réduire significativement le coût des voiries et réseaux divers (VRD) grâce à des procédés innovants utilisant des matériaux locaux, a annoncé le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, à l'issue d'une visite de terrain jeudi à Diass, dans le département de Mbour.


« Aujourd'hui, nous avons procédé à des tests et analysé l'ensemble des options possibles. Les évaluations montrent que les économies réalisables pourraient dépasser 50% et même atteindre 75% dans certains cas », a déclaré le ministre à l'issue de cette séance de travail consacrée à l'évaluation de nouvelles techniques de construction destinées à accompagner les grands projets d'aménagement urbain de l'État.


Moussa Bala Fofana a rappelé que le Sénégal fait face à un déficit de logements estimé à plus de 400 000 unités, qui s'aggrave chaque année de près de 5 000 logements supplémentaires, contribuant selon lui à la cherté des loyers et limitant l'accès à un logement décent pour une grande partie de la population.


Pour y répondre, le président de la République a engagé le Programme national de renouveau urbain et d'accès à l'habitat, qui prévoit notamment la réalisation de la nouvelle ville de Thiès sur plus de 1 000 hectares.


« Ce sera un cadre de vie innovant, entièrement planifié, où tout a été pensé dans les moindres détails, du type de bâtiments à la largeur des rues, en passant par l'architecture et les équipements collectifs », a expliqué le ministre.



Le principal défi reste toutefois le financement des infrastructures de base — routes, réseaux d'assainissement et autres équipements structurants — dont les coûts peuvent atteindre entre 300 et 400 milliards de francs CFA.



« Il fallait non seulement trouver une ingénierie financière adaptée, mais également réfléchir à des solutions techniques permettant de réduire considérablement les coûts », a justifié Moussa Bala Fofana, précisant que son ministère a mobilisé plusieurs structures spécialisées — la Direction de la réglementation et de la construction, l'Agence d'exécution des travaux d'intérêt public (GETIP), le Laboratoire national de référence du BTP (LNR-BTP) ainsi que des entreprises du secteur — pour évaluer des procédés alternatifs fondés sur des ressources disponibles localement.


« Nous voulons démontrer le génie sénégalais, à travers une ingénierie financière et technique adaptée à nos réalités. Nous avons la capacité d'innover, en nous appuyant sur nos propres ressources et notre expertise nationale », a soutenu le ministre, évoquant une démarche de souveraineté technique et économique.


MS/NDARINFO.COM