Un ressortissant sénégalais soupçonné d'organiser des voyages migratoires irréguliers depuis la Gambie a été interpellé par l'antenne de Rosso de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT).
M. Kane a été déféré, le mercredi 17 juin, devant le procureur de la République financier près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar, pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, escroquerie, usurpation d'identité, mise en danger de la vie d'autrui et complicité de ces différents chefs.
Une enquête née de renseignements solides
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée, menée par la police nationale sous le commandement de l'inspecteur général Mame Seydou Ndour, la DNLT avait reçu des renseignements faisant état des activités de M. Kane dans l'organisation de voyages irréguliers depuis la Gambie. Le suspect invitait plusieurs candidats sénégalais à la migration irrégulière par voie maritime à le rejoindre en Gambie pour prendre part à son programme, moyennant une contrepartie financière de 500 000 francs CFA par client.
Plusieurs messages d'indignation visant M. Kane ont par ailleurs été relevés sur les réseaux sociaux, notamment après qu'il a encaissé l'argent de plus d'une centaine de personnes avant de leur faire faux bond et d'embarquer lui-même à bord d'une pirogue en direction des côtes espagnoles. L'embarcation a finalement été interceptée par la marine mauritanienne après plusieurs jours de navigation. Une partie des migrants a été rapatriée dans l'après-midi du 11 juin et mise à la disposition du commissariat spécial de Rosso.
C'est dans le cadre d'un dispositif spécial ciblant les migrants rapatriés que M. Kane a été identifié et interpellé par les éléments du Bureau interpellation, surveillance et filature (BISF) de l'antenne DNLT de Rosso.
Des dénégations, puis des aveux partiels
Notifié de son droit à un conseil, M. Kane s'est d'abord enfermé dans la dénégation, se présentant comme un simple candidat à la migration ayant versé 500 000 francs CFA à une dame gambienne spécialisée dans l'organisation de voyages clandestins.
La fouille de ses bagages a toutefois permis de retrouver son téléphone portable ainsi qu'une carte SIM que les victimes ont unanimement reconnue comme celle sur laquelle elles avaient versé leur argent. Le mis en cause a par ailleurs reconnu être propriétaire de deux autres numéros gambiens cités par les victimes.
Concernant un numéro sénégalais découvert dans son téléphone et lié à un compte Mobile Money incriminé, M. Kane a d'abord nié en être le propriétaire, rejetant la responsabilité sur un certain A. Faye, l'un de ses acolytes, déclaré décédé en Mauritanie des suites d'une maladie. Mais face aux déclarations des victimes - dont l'une avait effectué le déplacement de la Gambie au Sénégal - et aux données techniques confirmant l'usage exclusif de la carte SIM et du compte Mobile Money par le mis en cause, M. Kane a fini par admettre n'être qu'un intermédiaire au sein de l'organisation, tout en continuant de rejeter une partie des responsabilités évoquées par les victimes.
Il a déclaré avoir collaboré avec une certaine G., sans autre précision, aux côtés d'autres membres de diverses nationalités, et a reconnu avoir perçu 100 000 francs CFA pour chaque candidat recruté et convoyé du Sénégal jusqu'en Gambie.
Les recherches menées pour retrouver l'ensemble des personnes citées dans ce vaste réseau de trafic de migrants se poursuivent. À l'issue de l'enquête, M. Kane a été conduit devant le procureur du Pool judiciaire financier du tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
MS/NDARINFO.COM
M. Kane a été déféré, le mercredi 17 juin, devant le procureur de la République financier près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar, pour association de malfaiteurs, trafic de migrants, escroquerie, usurpation d'identité, mise en danger de la vie d'autrui et complicité de ces différents chefs.
Une enquête née de renseignements solides
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée, menée par la police nationale sous le commandement de l'inspecteur général Mame Seydou Ndour, la DNLT avait reçu des renseignements faisant état des activités de M. Kane dans l'organisation de voyages irréguliers depuis la Gambie. Le suspect invitait plusieurs candidats sénégalais à la migration irrégulière par voie maritime à le rejoindre en Gambie pour prendre part à son programme, moyennant une contrepartie financière de 500 000 francs CFA par client.
Plusieurs messages d'indignation visant M. Kane ont par ailleurs été relevés sur les réseaux sociaux, notamment après qu'il a encaissé l'argent de plus d'une centaine de personnes avant de leur faire faux bond et d'embarquer lui-même à bord d'une pirogue en direction des côtes espagnoles. L'embarcation a finalement été interceptée par la marine mauritanienne après plusieurs jours de navigation. Une partie des migrants a été rapatriée dans l'après-midi du 11 juin et mise à la disposition du commissariat spécial de Rosso.
C'est dans le cadre d'un dispositif spécial ciblant les migrants rapatriés que M. Kane a été identifié et interpellé par les éléments du Bureau interpellation, surveillance et filature (BISF) de l'antenne DNLT de Rosso.
Des dénégations, puis des aveux partiels
Notifié de son droit à un conseil, M. Kane s'est d'abord enfermé dans la dénégation, se présentant comme un simple candidat à la migration ayant versé 500 000 francs CFA à une dame gambienne spécialisée dans l'organisation de voyages clandestins.
La fouille de ses bagages a toutefois permis de retrouver son téléphone portable ainsi qu'une carte SIM que les victimes ont unanimement reconnue comme celle sur laquelle elles avaient versé leur argent. Le mis en cause a par ailleurs reconnu être propriétaire de deux autres numéros gambiens cités par les victimes.
Concernant un numéro sénégalais découvert dans son téléphone et lié à un compte Mobile Money incriminé, M. Kane a d'abord nié en être le propriétaire, rejetant la responsabilité sur un certain A. Faye, l'un de ses acolytes, déclaré décédé en Mauritanie des suites d'une maladie. Mais face aux déclarations des victimes - dont l'une avait effectué le déplacement de la Gambie au Sénégal - et aux données techniques confirmant l'usage exclusif de la carte SIM et du compte Mobile Money par le mis en cause, M. Kane a fini par admettre n'être qu'un intermédiaire au sein de l'organisation, tout en continuant de rejeter une partie des responsabilités évoquées par les victimes.
Il a déclaré avoir collaboré avec une certaine G., sans autre précision, aux côtés d'autres membres de diverses nationalités, et a reconnu avoir perçu 100 000 francs CFA pour chaque candidat recruté et convoyé du Sénégal jusqu'en Gambie.
Les recherches menées pour retrouver l'ensemble des personnes citées dans ce vaste réseau de trafic de migrants se poursuivent. À l'issue de l'enquête, M. Kane a été conduit devant le procureur du Pool judiciaire financier du tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
MS/NDARINFO.COM

