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CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES DU PORT FLUVIO-MARITIME DE SAINT-LOUIS : le Président Macky SALL interpellé

Jeudi 9 Mai 2019

CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES DU PORT FLUVIO-MARITIME DE SAINT-LOUIS :  le Président Macky SALL interpellé
Monsieur le président,
 Je vis en permanence au Sénégal, dans la région de Saint Louis, depuis de nombreuses années et je travaille dans le domaine de l’environnement notamment avec vos services des Parcs Nationaux.

Je me trouvais à Dakar lors de votre discours d’investiture de votre deuxième mandat présidentiel, et j’ai entendu clairement votre plaidoyer pour la défense de l’environnement avec plaisir.


Il semble toutefois que ce discours officiel ne soit pas en phase avec la réalité des évènements : Aujourd’hui de tous côtés, les nouvelles de destructions faites ou à venir de ce beau territoire affluent.
J’en citerai pour l’exemple quelques unes :
  • Déclassement et privatisation d’une partie de la réserve de la Somone au profit d’un intervenant privé qui va la transformer sans nul doute en parc de loisirs, anéantissant le travail de conservation de ce site Ramsar.
  • Destruction massive de la savane à l’Est du lac de Guiers pour la transformer en nouvelle « Beauce » africaine . Déforestation, accentuation de la désertification, perte d’espèces animales

La savane à l’Est du Lac de Guiers, le même endroit aujourd’hui
La savane à l’Est du Lac de Guiers, le même endroit aujourd’hui
Qui replantera les arbres ?
 
  • Destruction massive de la savane arbustive dans le secteur des Trois Marigots au profit de l’agriculture agro-industrielle. Déforestation, perte d’un fantastique biotope.
  • Destruction massive de la savane dans la zone des Niayes au profit de l’agro-industrie . Déforestation. Utilisation intensive de la nappe phréatique sans connaissance réelle de sa ressource.
  • Création d’un port digué sur la Langue de Barbarie au Sud de Saint Louis et risque d’accentuation de l’érosion côtière et de disparition pure et simple de la région côtière de Gandiol
 
Je suis très conscient que le Sénégal ne peut pas rester en l’état et a besoin d’un développement économique et social afin de progresser dans la qualité de vie de ses citoyens.
 
Mais est-il vraiment nécessaire de faire de ce développement un copié-collé de ce qu’il s’est passé dans les pays occidentaux avec les mêmes erreurs ?  

Dégradation de l’environnement, pollutions chimiques des cours d’eau et lacs, perte d’une grande partie de la faune, pour arriver à un résultat catastrophique aujourd’hui. ( sachant de plus que la plus grande partie des richesses qui ont bâti l’Europe notamment sont provenues du pillage minier, agricole et humain de l’Afrique).
 
Le sujet qui me préoccupe aujourd’hui est le projet de création d’un port à Saint Louis piloté par l’OMVS :
Les renseignements obtenus sur l’implantation de ce port montrent qu’aucune étude d’impact environnementale sérieuse a réellement été faite :

D’ abord le lieu d’implantation : Pratiquement le même que le lieu de création de la brèche de 2003 qui a eu des conséquences désastreuses pour l’environnement immédiat et pour les populations de Gandiol et de Saint Louis . ( sachant que de plus les plans fabriqués le sont par rapport à une situation de 2016 qui aujourd’hui est caduque)
 

Situation de la brèche en 2014                            Situation de la brèche en 2018 4 kilomètres de reconstruction naturelle de la Langue de Barbarie en 4 ans et dérive de la brèche de la même distance
Situation de la brèche en 2014 Situation de la brèche en 2018 4 kilomètres de reconstruction naturelle de la Langue de Barbarie en 4 ans et dérive de la brèche de la même distance
Ensuite la manière dont pourrait être construite l’embouchure artificielle diguée : deux digues perpendiculaires à la côte longues de plusieurs centaines de mètres .

Ce schéma entrainera automatiquement l’arrêt du transfert de sable Nord-Sud qui engraisse les plages de la région, et donc entrainera une érosion côtière sur plusieurs dizaines de kilomètres au Sud faisant pratiquement à coup sûr disparaître la Langue de Barbarie et son Parc National, mais aussi les villages bordant l’actuel fleuve Sénégal de Keur Bernard à Potou.
  
Ensuite, l’apport de sable venant du Nord étant tellement important ( pour vous donner un ordre d’idée la Langue de Barbarie qui se reconstruit naturellement aujourd’hui après l’erreur de la Brèche, se reconstruit d’un kilomètre par an , ce qui correspond à des millions de m3 annuels déposés). Donc l’apport de sable est tellement important qu’inévitablement , étant donné le peu de profondeur de l’océan à cet endroit, le sable viendra à terme boucher l’embouchure au bout des digues et posera à nouveau le problème de la dangerosité et de l’accès simplement dans le fleuve.
  
 

Enfin si ce port se veut « fluvio-maritime » comment réaliser de cet endroit un trafic fluvial alors que le pont Faidherbe reste un obstacle infranchissable pour des bateaux conséquents, sauf à l’ouvrir plusieurs heures par jour ( et uniquement à marées haute car autrement pas assez de fond pour le passage des bateaux) et donc paralysera définitivement le trafic dans la ville de Saint Louis.
 
D’autres options peuvent être étudiées sérieusement sans poser tous ces problèmes : implantation du port au Nord de Dartout et donc plus de gêne pour le trafic fluvial et pour la circulation dans Saint Louis. En ce qui concerne la partie maritime, création d’un wharf au bout duquel les bateaux peuvent décharger, wharf qui ne stoppe pas le passage sédimentaire. Et transport des marchandises d’un côté à l’autre par un système de grues sur rails. Avec au préalable une vraie étude d’impact.

Cette option aurait de plus l’avantage de laisser la Langue de Barbarie se reconstruire naturellement comme elle le fait aujourd’hui, et ne pas impacter ni les populations de Gandiol, ni le Parc de la Langue de Barbarie, ni l’Aire Marine Protégée de Saint Louis.
 
Monsieur le président,
J’espère que vous aurez l’occasion de lire ce courrier, et que vous prendrez en compte l’avenir de la région en réfléchissant sur les réalisations à effectuer avant que l’irréparable ne soit commis.
 
 Jean-Marie DUPART


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1.Posté par Tintin le 09/05/2019 21:14 | Alerter
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L'idée d'un port à St-Louis est d'une bêtise rare : on n'a toujours pas protégé les quartiers de GuetNdar que certain veulent un port à St-Louis , pour transporter quoi ? le fer de la Félamé ? les mineraliers font au minimum 120 000T avec un tirant d'eau de 14 m , frais de dragage , construction de 2 jetées pour l'entrée des navires , construction d'un quai , grues , remorqueurs , pilotes ....qui va payer un tel investissement qui ne sera jamais rentable ? .....

2.Posté par Issakha le 10/05/2019 02:23 | Alerter
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Plaidoyer pertinent, mais il faut compléter avec ce que le régime du PR MACKY SALL a fait pour l’environnement tel que la restauration de la grande mare du Ndiame et la déclaration des Niayes comme zone humide
Le port fluvio maritime n’a rien à voir avec l’avancée de la mer et l’érosion côtière.

3.Posté par Christian Le poupon le 10/05/2019 05:15 | Alerter
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L état a ouvert une brèche dans la langue de barbarie modifiant l écosystème aujourd'hui il en paye le prix !!!

4.Posté par jean-marie dupart le 10/05/2019 08:41 | Alerter
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pour Issakha : je ne suis pas là pour polémiquer . Voulez vous que je vous fasse des photos de ce qui se passe dans les Niayes ? Et là je ne parle pas de la Niaye de Dakar effectivement classée et heureusement, mais bien de toute la zone de Saint Louis à Malika. Et effectivement le port fluvio maritime n'a rien à voir avec l'érosion actuelle qui elle a été créée par la brèche de 2003 à nos jours. Mais rajouter à ce problème un nouveau encore plus érosif sera catastrophique.Et dans mes exemples j'ai aussi oublié le port de Nadyane ( au Sud de Toubab Dialaw) qui là aussi va entrainer des conséquences qui n'ont pas réellement été quantifiées

5.Posté par Tintin le 10/05/2019 09:07 | Alerter
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Si la protection de l'environnement et du cadre de vie etait une priorité des Senegalais on ne verrait pas des ordures à perte de vue , la vieille ville serait entretenue , il y a longtemps que les collectivités auraient protégé St-Louis de l'avancée de la mer et avant d'ouvrir la brêche on aurait entrepris des études ......

compléter le Post 4 je trouve ahurissant la construction du port de Nadyane alors qu'il y a deja un port en construction à Bargny pour alimenter la future centrale électrique au charbon .......comment un petit pays avec peu de ressources comme le Senegal a-t-il besoin de 3 ports avec éventuellement un 4è port à St-Louis !!!....."les éléphants blancs" ne sont pas en voie de disparition dans ce pays !

6.Posté par mbacke Gueye le 10/05/2019 13:23 | Alerter
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Je vous conseille de vous rapprocher du Centre de Documentation et des Archives de l'OMVS basé à Saint-Louis pour avoir la bonne information. Tel 339612388

7.Posté par Moumar GUEYE le 10/05/2019 13:34 | Alerter
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Je pense que le plaidoyer de M. J. M. Dupart mérite une très grande attention du Chef de l'Etat et des autorités concernées. Son argumentaire est pertinent et en ma qualité d'ingénieur des Eaux et forêts et spécialiste de la faune, je peux vous affirmer que M. Dupart sait de quoi il parle! Nous devons comprendre définitivement que notre écosystème est sérieusement menacé. Il est donc temps d'agir! La passion qui semble animer Tintin devant cette tragédie, correspond à la colère qui anime tous ceux qui "aiment Saint-Louis avec fureur...", comme le disait jadis, le Duc de Lauzun premier Gouverneur du Sénégal nommé par le Roi de France en 1779. Continuons donc la mobilisation et la sensibilisation, pour que Saint-Louis soit sauvée et qu'elle conserve son statut de "Patrimoine mondiale de l'Humanité!" (C'est ma conviction).

8.Posté par jean-marie dupart le 10/05/2019 19:01 | Alerter
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Merci Colonel !!

9.Posté par Hamallah Diagana le 11/05/2019 02:25 | Alerter
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Dans le cadre du projet PGIRE, des études de faisabilité ont été commanditées par l'OMVS pour le développement de la navigation sur le fleuve Sénégal. Ce volet comprend plusieurs composantes : le port fluviomaritime de Saint-Louis, le chenal navigable, les escales et appontements des deux rives, le port terminus d'Ambidedi.
Un Cabinet international Inros Lackner a été recruté pour les Études d'impact Environnemental et social. Les études sont en cours depuis plus de 12 mois, compte tenu de la complexité et de la sensibilité du milieu. Plusieurs enquêtes publiques ont été effectuées à Saint-Louis, Matam et Tambacounda.
Les rapports seront disponibles d'ici juillet et seront disponibles pour consultations au niveau du CDA, aux Gouvernorats et autres points clés accessibles aux communautés.

Hamallah Diagana
Spécialiste sauvegarde environnante et sociale
PGIRE/OMVS

10.Posté par Souley le 11/05/2019 07:49 | Alerter
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Vous pouvez trouver un bon résumé géographique sur l'évolution de la brèche (maintenant devenue la nouvelle embouchure) sur le site indiqué ci-dessus (en Anglais). La contribution de Mr Dupart est excellente.

11.Posté par Domou Ndar le 11/05/2019 08:10 | Alerter
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L’US Navy a depuis au moins 8 années sinon plus, fait un rapport terrifiant sur l’avenir de la ville de St. Louis: Rien ne peut être plus angoissant que de voir et d’entendre que cette belle terre va disparaître sous les eaux.
Tous ceux qui aiment le Sénégal doivent se lever et mettre la patrie avant toute ambition.
Si les politiques ont d’autres préoccupations, que les hommes qui aiment cette terre se fassent entendre.

12.Posté par jean-marie dupart le 11/05/2019 10:21 | Alerter
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Mr Hamallah DIAGANA vous me surprenez énormément et je désirerai avoir un entretien avec vous . Un cabinet d'étude travaille depuis un an sur le sujet ? Aujourd'hui personne n'en a entendu parler et je ne parle pas que de ma petite personne . Les autorités compétentes qui gèrent la zone : Aire Marine Protégée de Saint Louis et son conservateur, Parc National de la Langue de Barbarie et son conservateur n'ont absolument pas vu ni entendus quelqu'un ou un organisme faire une enquète et tombent des nues !!! Toute personne sensée et qui travaille sur les problèmes écologiques de la région n'a pas besoin d'un an pour se rendre compte de l'énorme impact négatif du projet et même son infaisabilité à moyen terme ( sauf à draguer l'embouchure un jour sur deux ce qui ne me semble pas être dans les moyens financiers de ce port) Mon numéro de téléphone 77 836 72 56 si vous voulez que nous en parlions cartes et documents à l'appui. Vous êtes le spécialiste de la sauvegarde de l'environnement de l'OMVS et donc devez être concerné . Je prends date aujourd'hui si ce projet se réalise pour voir le résultat écologique à moyen et long terme et si ce qui me semble logique se passe , j'espère que vous saurez devant les populations en assumer les responsabilités... Je vous rappelle juste que sur le sujet précis pour mon cas je suis entièrement bénévole et donc n'y ai aucun intérêt direct ou indirect sinon la sauvegarde de cette région et de ses habitants

13.Posté par Tintin le 11/05/2019 13:31 | Alerter
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A Monsieur Hamallah Diagana : lu que l'OMVS voulait draguer le fleuve Senegal à 2,50 / 3m jusqu'au Mali , la facture sera salée et les peniches seront limitées à environ 300 T de port en lourd ! quelles marchandises seront transportées pour alimenter le futur port fluvio-maritime ? le pont Faidherbe devra-t-il etre condamné pendant plusieures heures pour laisser passer les peniches ? donc plus d'ambulances pour l'hopital ni pompier ....et je vous renvoie à mon post N°5 pour les couts faramineux d'un port fluvio-maritime à St-Louis ;
Les derniers cargos qui ont fait escale à St-Louis sont les cargos de la Cie Maurel et Prom dans les années 65 et ils avaient 5000 T de ports en lourd , complètement obsolètes aujourd'hui
Que l'on protège Guet-Ndar par un mur construit comme pour les quais (palplanches en acier et beton ) et qu'on laisse la mer régler le probleme de la brêche ....

14.Posté par Hamallah DIAGANA le 12/05/2019 00:48 | Alerter
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Monsieur Jean-Marie
Je ne vois pas en quoi vous êtes énormément surpris. Vous n’êtes pas sans savoir d’un projet d’une telle envergure à impacts majeurs (catégorie A) ne peut se faire sans la réalisation d’études sérieuses (aussi bien techniques qu'environnementales). Le processus d’élaboration des EIES a été encadré par les directions en charge des évaluations environnementales des Etats membres (DEEC pour le Sénégal, DCE pour la Mauritanie et DNACPN pour le Mali) depuis l’élaboration des TDRS jusqu’à la réalisation des études sur le terrain. Justement les études traînent (initialement prévu pour 6 mois) car les gouverneurs des régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda, ont (conformément aux procédures nationales du Sénégal) commandités des enquêtes publiques organisées dans l’ensemble des zones d’intervention du projet. Vous pouvez vous rapprochez de la DREEC de Saint-Louis, dont les experts ont conduit ces enquêtes publiques pour avoir les résultats des enquêtes publiques en attendant les rapports provisoires.
Par contre, vouloir me tenir responsable des dégâts causés sur les écosystèmes et les populations en cas de réalisation de ce projet, je trouve cela très gauche et irresponsable de votre part, car vous savez bien que ce projet, bien que piloté par l’OMVS, est une volonté politique des Etats membres de l’OMVS au même titre que les aménagements hydroélectriques de Koukoutamba (en Guinée) et de Gourbassi (au Mali).
Vous êtes uniquement animé par la conservation des écosystèmes, dites-vous, c’est tout à votre honneur et je vous signale que nous sommes sur la même longueur d’onde, car j’ai été Conservateur du Parc National du Diawling (de l’autre côté de la rive droite en Mauritanie) et contribué à la classification de la réserve de Chat Tboul comme site Ramsar. En tant que Biodiversity Officer à Wetlands International West Africa, j’ai été responsable des programmes de restauration des zones humides et des aires protégées et du programme de conservation des espèces. Je connais très bien le Parc National de la langue de barbarie (ainsi que tous les parcs du Nord) et je suis très sensible à tout ce qui peux toucher de près ou de loin les écosystèmes fragiles ainsi que les communautés de cette entité.

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