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Elections 2012: Message aux candidats à la magistrature suprême

Mardi 7 Février 2012

Elections 2012: Message aux candidats à la magistrature suprême
Gloire à Allah Soubhanahou wa Taha’la et Louanges à Son Prophète Mouhamed Salalahou Halay wa Salam

Chers parents, chers frères et sœurs

Je voudrais tout d’abord vous adresser mes salutations les plus respectueuses ainsi que mes vœux de paix, de santé et de foi perpétuelle.

En cette veille d’élections, il me plaît également de partager avec vous certaines réflexions en guise de contribution modeste à l’essor de notre pays, axées sur le choix du bon profil, la proposition de programmes aux différents candidats et à l’invite des religieux à briguer les suffrages des sénégalais.

Vingt jours nous séparent en effet des joutes électorales destinées à élire celui qui devra présider aux destinées de la nation sénégalaise. Vous conviendrez donc avec moi qu’un tel enjeu requiert un choix optimal guidé par la raison et non les sentiments et autres jugements de valeurs. A titre d’exemple, les électeurs devront faire prévaloir le statut de méritant en lieu et place de celui de militant, car le cadre d’exercice géographique du pouvoir est le pays et non le quartier, encore moins la maison. En référence aux enseignements coraniques, Allah, dans la sourate « les femmes », verset 58, dit : « Certes, Allah vous commande de rendre des dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout »

A cet égard, les critères ci-dessus indiqués doivent être gardés à l’esprit :

- l’impartialité et l’équidistance du candidat vis-à-vis des religions, des ethnies, des tarikhas, en tant que bloc compact et socle de la nation sénégalaise ; Aussi, tout candidat ayant manifesté publiquement et de manière ostentatoire son appartenance à l’un de ces quelconques segments devra être disqualifié.
- Tout candidat auteur de corruption, aussi passive soit-elle, à travers la distribution à tour de bras de billets de banques, ne devrait mériter la confiance des sénégalais ;
- Les femmes candidates ne devraient non plus bénéficier du suffrage des sénégalais, compte tenu du legs de nos valeureux et vaillants ancêtres qui ont amorcé le processus de renforcement de notre nation. Le Prophète Mohamed Salahou Halay wa Salam disait : « N’élisez pas la femme car celle-ci ne jouit pas de la plénitude de sa religion et de ses facultés mentales », Il rajoute : « Tout pays dirigé par une femme sera voué au recul incessant et à l’échec inéluctable ».

Allah dit dans le coran, sourate « les femmes », verset 34, « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci… », il poursuit dans la même sourate, verset 32 : « Ne convoitez pas ce qu’Allah a attribué aux uns d’entre vous plus qu’aux autres ; aux hommes la part qu’ils ont acquise, et aux femmes la part qu’elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce, car Allah est, certes, omniscient… ». Il ressort de ces enseignements que la femme ne dispose pas de la capacité en elle-même ni de l’autorisation divine pour prétendre diriger une collectivité.

Aux différents candidats qui ont manifesté leur intérêt de briguer la magistrature suprême, je voudrais dire ce qui suit :

Conscient et convaincu de votre volonté de mettre le Sénégal, pays que nous partageons tous, sur la voie du développement et de la prospérité, en mettant en avant nos spécificités culturelles et religieuses, tout en faisant appel à toutes les forces vives du pays, je me permets humblement de vous envoyer ma contribution à la construction de l’édifice.

Les points majeurs ci-après ont retenu mon attention et mes réflexions sur lesdits points me portent à vous faire part des suggestions suivantes :

- Dans ce contexte marqué par une pauvreté de plus en plus accrue, les solutions immédiates nous semblent être à notre portée, parce que reposant sur la pêche, l’agriculture et l’élevage.

Dans le domaine de la pêche, il nous semble judicieux de restituer la mer aux pêcheurs sénégalais qui ont la volonté, l’expérience et la compétence requises pour exploiter de manière rationnelle les ressources halieutiques. Il doit en être également de même avec la terre dans le secteur de l’Agriculture. En ce qui concerne l’élevage, le bétail se doit d’être sécurisé et les moyens des différents acteurs du secteur renforcés.

- Dans le domaine de la santé, l’Etat doit subventionner à suffisance les soins médicaux afin de démocratiser l’accès à une prise en charge sanitaire de qualité, pour toutes les couches sociales. Le poids psychologique constitué par l’absence de moyens financiers nécessaires à l’admission de patients pauvres dans les structures hospitalières est à l’origine de beaucoup de cas de décès, indépendamment de la maladie dont ils souffrent.
- En matière d’éducation, l’Etat gagnerait à mieux structurer le secteur, en s’impliquant directement et davantage dans la gestion et la supervision de la mise en œuvre des politiques sectorielles.

Par ailleurs, dans une perspective de mieux mettre en avant notre spécificité, il serait intéressant de frapper sur notre drapeau national un signe qui nous identifie mieux à l’image des Etats-Unis (52 étoiles), de l’Arabie Saoudite (le sabre traditionnel et les dattiers), pour ne citer que ceux-là. Ma proposition serait de substituer l’étoile par l’image du baobab (GOUY), arbre solide, traditionnel, enraciné à fond dans la tradition qui lui donne assez de forces et d’autonomie lui permettant de s’ouvrir de manière majestueuse au monde extérieur.

Dans cette même optique, je voudrais suggérer que dans le dispositif futur du candidat qui sera élu, que les maîtres coraniques puissent accéder aux instances de décision, notamment, la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, les conseils municipaux et régionaux…Ces derniers ont en effet joué un rôle prépondérant dans l’histoire de notre pays et ce, depuis plus de 08 siècles. Il serait également souhaitable qu’une commission chargée de coordonner le programme d’enseignement des daaras soit instituée, à l’image de l’enseignement laïque.

Dans l’attelage gouvernemental, il serait souhaitable également de créer un Ministère du Culte et des Affaires religieuses.

Partant du fait que depuis plus de huit siècles, arabo-berbères, africains du fleuve et sénégalais ont toujours cohabité. Par ailleurs, nos hommes de valeur tels que El hadji Omar TALL, Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadji Malick SY, Serigne Mory FALL, Ahmad NDIAYE MABEYE, Serigne Mohsin DIOP, El Hadji Madior Goumba CISSE, Serigne Bachiirou SAMB, qui sont nos références, étaient de très grands lettrés arabes. Si l’on y ajoute le fait que la majeure partie des sénégalais sont des musulmans, alors on peut dire que ce qui nous lie au monde arabe est beaucoup plus solide que nos liens avec les autres. Malheureusement, il semble que depuis quelques années, notre diplomatie dans le monde arabe ne fonctionne pas à merveille. Pour ma part, cela est dû à une sous implication des cadres arabisants dans ce genre de missions.

C’est pourquoi, je vous prie, chers candidats, de bien vouloir recenser les cadres diplômés en arabe pour les affecter dans les ambassades des pays arabes comme Ambassadeurs, Conseillers, agents diplomatiques etc. Je pense humblement que ceci peut aider à mieux huiler la machine diplomatique sénégalaise dans les pays arabes et du coup, montrer aux arabes que nous les apprécions à leur juste valeur.

Je vous prie de prendre en compte davantage les préoccupations des arabisants.

Par ailleurs, le crime historique que constitue l’embouchure érigée à Saint Louis Hydrobase, en 2004-2005, qui a fini par engloutir la localité de Dune Baba DIEYE devra être corrigé, en transformant celle-ci en port international, en guise de compensation.

Pour terminer, je voudrais exhorter les serignou daaras –arabisants-, dépositaires de l’héritage du Prophète Mouhamed (SWAS), en tant que Guide religieux et autorité politique (Président de la République, Imam, Chef Cour suprême, Général de guerre, et père de famille), à jouir de leur droit civique et à accomplir leur devoir moral, en présentant leurs candidatures à la magistrature suprême.

Veuillez méditer, chers candidats, sur ces propositions, en attendant, recevez mes sentiments cordiaux.

BAYE MOHAMAD SAMB
Responsable de l’Institut
Faris-Al-Islam Cheikh Bachir SAMB
Pour la mémorisation du Coran et des etudes islamiques

Ndar

Tél : 00221 77 553 85 06
E-mail : bayemouhamad@hotmail.com



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