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France - Sénégal : de la méprise au mépris

Dimanche 22 Septembre 2019

France - Sénégal : de la méprise au mépris
Le visa des lamentations

Du 30 septembre au 2 octobre de cette année, l’Assemblée Nationale française organise un débat sur l’immigration. La conclusion ira vraisemblablement dans le sens du durcissement des conditions d’accès et de séjour des étrangers notamment de l’octroi des Visas.

La question de la délivrance des visas à destination de la France est un vrai marqueur de la nature des relations entre ce pays et ses anciennes colonies d’Afrique notamment le Sénégal. En effet, bon nombre de Sénégalais, qui depuis leur  Président poète Senghor entendait parler de la relation particulière entre leur pays et la France sont toujours frustrés du traitement qui leur est imposé pour pouvoir séjourner en France. Ces sénégalais se sentent davantage diminués en voyant que leurs amis français, exemptés de visa,  peuvent de leur côté se rendre au Sénégal quand ils le désirent. Même les personnes les plus respectées dans leur entourage ne sont jamais certaines de pouvoir bénéficier d’un visa pour la France. Ainsi, dans un mouvement de dépit, se sont –ils- demandés à un moment pourquoi il ne fallait pas exiger des français la même chose qu’ils exigent des sénégalais, le visa.

L’exemption de visa en faveur des ressortissants d’un pays exprime naturellement  la considération, l’estime  et  la confiance qu’on a à l’égard  de ce pays. En cela la réciprocité dans ce domaine peut montrer  le degré d’intégration culturelle, politique et économique qu’il y’a entre les pays concernés. Toutefois, l’exemption de visa ne découle pas forcément de l’observation de la règle de réciprocité. Un pays peut unilatéralement proposer à un autre pays d’exempter, pour des raisons souvent économiques, ses ressortissants du visa.

Cependant, nous semble-t-il, dans le cas des relations entre le  Sénégal et la France, la non observation de la règle de réciprocité n’est pas  le problème fondamental mais plutôt les conditions d’octroi du visa français. La délivrance du visa français, à cet égard,  doit-elle continuer à être  considérée comme une œuvre de bienfaisance ou  être le reflet d’une amitié enracinée dans l’histoire ?

Une vieille alliance

La relation entre la France et le Sénégal n’est historiquement comparable à aucune autre en Afrique. En effet, la présence française au Sénégal commence à partir du 17e Siècle  par  l’île Saint-Louis. Ainsi, Saint –Louis est généralement considérée comme la première colonie française d’Afrique.

Une présence humaine et culturelle qui va revêtir progressivement des formes commerciales. En effet, à côté de la coexistence des populations, marquée par les premiers mariages mixtes “à la mode du pays”,  commencèrent à s’installer et à se consolider les embryons des comptoirs commerciaux qui à partir de Saint-Louis  vont essaimer en Afrique occidentale.

Ainsi, quand Louis Faidherbe, futur Gouverneur du Sénégal, arrive à Saint-Louis, sa première mission fut de sécuriser les comptoirs commerciaux qui se développaient sur les côtes africaines mais qui avaient besoin d’être protégés contre les attaques venant des pays limitrophes.

Sa mission prit alors une nouvelle dimension : celle de mettre en place une armée d’africains pour appuyer le petit contingent militaire originaire de la métropole. Faidherbe, avant d’élargir sa mobilisation aux anciens esclaves de case, va s’appuyer sur des sénégalais de souche dont certains étaient des français  qui cohabitaient avec  les français de la métropole. Cette nouvelle armée dite «noire» va être le socle sur lequel Louis Faidherbe va bâtir en 1857  celle dite des  «Tirailleurs sénégalais» qui va fonder le nouvel empire colonial français et dont certains participeront à la guerre de 1870.

Dans cet esprit, il n’est pas exagéré de dire que des sénégalais ont contribué fondamentalement à la création de l’armée coloniale française et ont contribué à la naissance et à l’expansion de l’empire colonial français. Ceux sont ces hommes qui auront pour mission de “pacifier”  d’abord le Sénégal, leur pays d’origine, en obligeant la dissidence locale  à partager les valeurs françaises. Ces considérations ne sont que le reflet de la réalité historique en dehors de toute considération morale qui pourrait suggérer une quelconque invitation à   la repentance.

A cet égard, il convient de citer le Président Abdoulaye Wade qui a ressuscité la mémoire du Tirailleur sénégalais et qui disait «Il faut assumer l’histoire, quelle qu’elle soit. Il ne faut pas en effacer une partie parce qu’elle dérange. Ceux qui font des critiques trop sévères vis-à-vis des tirailleurs ou des régimes de l’époque et de Blaise Diagne, premier député noir à la chambre des députés, qui est à l’origine de l’engagement massif des tirailleurs dans la première guerre mondiale, sont des gens qui ne sont pas très justes. Certains qualifient Diagne d’agent de l’impérialisme. Je pense qu’ils ont tort. Pour apprécier son apport à l’histoire de l’Afrique, il faut le replacer à son époque, qui était une époque de non-droit. Les Africains n’avaient pas de droits. Ils étaient des sujets français. Et à cette époque, un homme s’est singularisé en prenant la défense des Noirs, c’était Diagne. A l’époque, les Sénégalais étaient contents de voir un Noir au Palais-Bourbon défendre la race noire. Il se battait contre le racisme».


Ces tirailleurs, d’abord originaires du Sénégal, vont provenir au fil du temps des différents pays africains et  être progressivement de toutes les batailles dans les différentes régions  de l’Empire colonial. La dénomination de « Tirailleurs sénégalais »va toutefois faire que les sénégalais, dans de nombreux pays qui ont connu l’oppression  coloniale, soient  considérés pendant longtemps comme des “mercenaires” de la France.

La présence des tirailleurs sénégalais dans tous ces théâtres d’opération militaire est une réalité historique. Cependant, est-il possible d’affirmer sans hésiter qu’ils avaient tous une  conscience claire de se battre pour leur patrie ? Toujours est-il que  la guerre de 1914  va changer   la perception qu’ils avaient de leur engagement dans l’armée française. En effet,  quand advint, à la demande de Georges Clémenceau, la nécessité de mobiliser des troupes  d’Afrique noire pour soutenir les soldats en métropole, Blaise Diagne, sénégalais et premier Député noir au Palais Bourbon,  comprit que la respectabilité future des Noirs dans l’empire colonial français pouvait changer positivement si les africains acceptaient d’aller se battre sur le front au nom de la France mère patrie. Blaise Diagne réussit cette mobilisation à partir du Sénégal. Après la victoire française lors de la 1ere Guerre mondiale  une loi dite Blaise Diagne fut votée qui octroyait la nationalité française à l’ensemble des habitants des quatre communes de plein exercice du Sénégal, Dakar, Rufisque, Saint-Louis, Gorée.

Toutefois, en  l’espace de moins d’une génération, la 2e Guerre mondiale fut déclarée et les  africains se mobilisèrent une deuxième fois en masse mais cette fois-ci principalement  pour libérer la patrie occupée. Ainsi, bon nombre d’africains ont payé le prix du sang pour contribuer à la libération de la France. Blaise Diagne, lors de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale,  avait pour slogan  «En versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits».

Dans cet esprit l’alliance entre le Sénégal et la France, modestie ou  mépris mis à part, est tout aussi digne que celle qui unit les USA et la France. Du côté français,  pour illustrer l’amitié entre la France et l’Amérique, il est souvent rappelé le  soutien que le Marquis de la Fayette apporta aux indépendantistes, mais aussi  la statue de la liberté réalisée par Bartholdi que la France offrit au jeune état américain sans oublier naturellement la marque  de Pierre l’Enfant dans la construction de la ville de Washington. Du côté américain, le pacte a été scellé par le sang versé par leurs soldats  durant la première et la Deuxième Guerre mondiale.
Elections à Dakar, le 14 mai 1914. Blaise Diagne, premier député africain élu au parlement français saluant ses électeurs. Lors de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale,  Diagne avait pour slogan:  «en versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits».

UNE RELECTURE DE L’HISTOIRE D’UNE ALLIANCE

Malheureusement, dans cette alliance entre la France et le Sénégal, les considérations racistes du siècle passé vont rapidement gripper la dynamique  qui devait sceller la fraternité virile entre soldats métropolitains et tirailleurs sénégalais. Le tocsin qui annonçait la nouvelle relation coloniale fut Thiaroye, située  dans les Faubourgs de Dakar, dans un camp militaire de la France libérée. C’est ici qu’un matin, des soldats qui revenaient des campagnes d’Europe ont été massacrés parce qu’ils avaient osé réclamer leur dû : leur pension militaire. Ces tirailleurs sénégalais qui revenaient triomphants du front européen furent mitraillés par l’armée qu’ils venaient de servir. Ces faits restèrent longtemps peu connus de la grande masse des sénégalais comme des français. C’est le film de Sembène Ousmane “Thiaroye” qui remit en mémoire cette douloureuse histoire.


En vérité, Thiaroye  devait être compris comme un avertissement qui signifiait que les Tirailleurs sénégalais n’avaient pas de droits à revendiquer, que rien ne leur était dû par la France officielle dont ils pouvaient tout au plus solliciter la magnanimité.


En réalité, la colonisation  qui globalement n’a été  que  la continuation de l’esclavage sous d’autres formes,  va se perpétuer avec les indépendances en habillant les apparences.  Ainsi, après les indépendances octroyées, le pouvoir colonial réussit à faire comprendre aux anciens sujets que tout ce qui était fait en leur faveur, l’était parce que la puissance coloniale en avait décidé ainsi et non en reconnaissance de ce qu’ils avaient accompli pour la France.

 La volonté idéologique de placer les anciennes colonies dans une position d’assistés s’inspire de l’idéologie coloniale selon laquelle les colonies  n’étaient capables de rien faire sans l’aide de la France. Cette perception  a sous-tendu toute la politique de la coopération internationale post indépendance  fondée sur l’ ”aide”  que l’imagination populaire a longtemps assimilé au don. A cet égard, faut-il rappeler que quand le pont  Faidherbe fut construit, une certaine opinion refusa de croire que ce fût le budget de la colonie du Sénégal qui le finança intégralement et préféra soutenir que le financement avait été pris en charge par la France métropolitaine.

Ceux qui pensent que les anciennes colonies d’Afrique ne peuvent rien apporter à la France  sont les mêmes qui sont convaincus que  la «francophonie»  n’est qu’une histoire de peuples  misérables  qui veulent se servir de la langue française pour s’accrocher aux basques de la France. En vérité tout ceci n’est que la conséquence d’une ignorance bien partagée. En effet, en France toute génération confondue, l’histoire coloniale est globalement méconnue. Ainsi,  il n’est pas rare de voir des intellectuels ou responsables politiques français tenir des propos que seul le manque de connaissance de certains pans  de leur passé peut expliquer.  

Ainsi, récemment, des acteurs  politiques français comme Nadine Morano et Jordan BARDELLA qui, après avoir reproché à  Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement français, ses habits peut être par  trop bariolés pour eux, ont tenu à insister sur le fait qu’elle  était  d’origine sénégalaise et qu’elle  n’avait  acquis la nationalité française que depuis trois ans. Faudrait-il rappeler à ses détracteurs que Sibeth Ndiaye avec les habits qui lui sont reprochés et sa coiffure qu’ils ne sauraient voir a contribué incontestablement à mener le candidat Emmanuel Macron à la victoire  en  2017. Par ailleurs, cette dame dont ils évoquent la nationalité sénégalaise vient d’un pays dont bon nombre de ressortissants ont été des français avant les aïeux  de certains qui, aujourd’hui, se prétendent français de souche. En effet, faut-il rappeler que les indigènes de l’ile saint- louis et de l’ile de Gorée, au Sénégal,  se virent accorder la  citoyenneté française  par l’Assemblée législative française de la première République en  1792. Ces révolutionnaires français, plus généreux et plus lumineux que certains de leurs concitoyens d’aujourd’hui,   ont posé les grands principes qui guident la France éternelle et ont permis à ces sénégalais d’être parmi les premiers citoyens français de l’histoire.

CONNAÎTRE SES INTÉRÊT S ET REVENDIQUER  SES DROITS

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays qui ont subi de longues périodes de domination, le peuple a beaucoup perdu de ses valeurs ancestrales et a fini par confondre ce qui lui est dû et ce qui lui est octroyé. Cette confusion mentale est au centre de la relation entre les peuples d’Afrique noire et les anciennes puissances coloniales.

A cet égard, seule la connaissance de leur histoire, de leur passé peut aider d’abord l’élite qui gouverne à mieux conduire leur peuple vers des destinations prometteuses et aider les masses à mieux comprendre les discours et orientations de leurs dirigeants. En ce sen c’est un impérieux devoir de promouvoir tout ce qui nous entraîne à croire en nous et  à penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes comme nous y invitait le Président Léopold Sédar Senghor.

C’est pourquoi, il convient de saluer la noble et opportune initiative prise par le Professeur Iba Der Thiam d’écrire l’histoire générale du Sénégal en 25 volumes et la décision éclairée du Président Macky SALL d’en assurer la réalisation. La prise en compte de cette histoire, nous semble-t-il, facilitera le  réarmement intellectuel et moral du citoyen sénégalais.

Dans l’histoire contemporaine du Sénégal la relation avec la France occupe une place particulière. Mais les fondements de cette alliance voire de cette amitié ont souvent été refoulés, du côté de la France comme du Sénégal, dans les abîmes manichéennes de la période coloniale qui n’aura retenu que la relation entre dominateur France et dominé Sénégal.

Cependant, quand une relation ne peut pas cesser, il convient de l’entretenir avec courage et lucidité. Ainsi, dans sa   relation avec  la France, nous pensons qu’il est temps que le  Sénégal mette en évidence les fondements de l’alliance entre les deux pays comme les Tirailleurs sénégalais, la contribution à la naissance de l’Empire colonial,  la contribution à la libération de la France sous la domination nazie et enfin, son rôle dans la consolidation de la position diplomatique de la France dans les relations internationales contemporaines. En effet, le Sénégal a joué un rôle remarquable pour consolider le bloc francophone africain  autour de la France. Dans le même ordre d’idée, le Président Abdou DIOUF a apporté une contribution inestimable au monde francophone en faisant de l’organisation de la coopération  francophone une Organisation internationale dont la voix compte de plus en plus  sur certains problèmes internationaux.

Pour toutes ces raisons,   la diplomatie sénégalaise ne devrait plus  se contenter des relations de condescendance avec son homologue française notamment dans la  délivrance des visas français aux sénégalais. En effet, le Visa exprime d’une manière forte la nature des relations entre deux pays.

C’est pourquoi, dans l’affaire des visas français, en réalité, le problèmes de fonds est moins le nombre visas accordés chaque année que  le fait d’avoir introduit dans cette affaire une dimension d’aléas qui ne devrait pas avoir   sa raison d’être. Ce n’est pas une question comptable mais psychologique. En effet, le Sénégalais  qui a rempli toutes les conditions requises et qui demande un visa n’a pas la certitude de l’avoir.

Ainsi a-t-on pu s’inquiéter de savoir si des parents sénégalais d’enfants français  vivant en France, des Professeurs d’université internationalement connus, parfois d’éminentes personnalités  du pays allaient recevoir leur visa qu’ils ont  demandés .Le comble est que ces inquiétudes se trouvent très souvent fondées quand ces personnes se heurtent à un refus de délivrance de visa sans explication.

A cet égard, Il est possible de citer le refus de visa à une éminente  personnalité intellectuelle africaine qui  avait tellement irrité un des anciens Présidents du Sénégal qu’il  décida de lui octroyer un passeport diplomatique qui l’exemptait du visa français. Mais, il faut en convenir,  un tel geste quoique noble   ne  règle pas le   problème mais ne fait que   contourner la difficulté d’une façon ponctuelle. En effet, le gouvernement du Sénégal doit veiller à tout mettre en œuvre pour garantir la liberté de circulation à tous ses citoyens qui en ont la possibilité et éviter de les laisser à la    merci de la libre appréciation voire l’arbitraire des fonctionnaires des consulats de France.

REDYNAMISER UNE  COOPÉRATION SANS COMPLEXE

Le jeune Président français Emmanuel Macron, après avoir admis la nécessité de rendre aux africains les objets d’art qui leur avait été confisqué du fait de l’ordre colonial, a lancé un appel lors du 70 e anniversaire du débarquement en Provence aux Maires de France pour que des places et  des monuments rappellent le souvenir de la contribution des africains à la libération de la France sous l’occupation nazie. Ceci devait se faire,  selon lui,  en considération du pacte scellé dans le sang par les combattants français et africains.

A cet égard, l’Afrique doit assumer ses responsabilités historiques .Nous pensons qu’il appartient aussi aux africains de prendre des initiatives qui honorent leurs morts, qui donnent à leur jeunesse le sens et la signification de l’engagement et de la mort de leurs ancêtres qui ont combattu à côté de la France dans les différentes guerres qu’elle a menées. Les africains doivent avoir le courage de prendre en charge leur destin. Il est temps que leurs responsables s’assument pleinement et cessent de se défausser sur l’ancienne puissance coloniale. Qui a empêché aux africains d’honorer leurs ancêtres morts en France pendant les deux guerres mondiales ? Pourquoi, à notre connaissance, aucun monument digne du sacrifice consenti par ces ancêtres tirailleurs sénégalais n’a été bâti dans un pays africain depuis l’accession de nos pays à la souveraineté nationale? Ainsi l’appel du Président Macron doit avoir comme pendant les initiatives que le Sénégal est en devoir de prendre pour commémorer la mémoire des Tirailleurs sénégalais partis mourir à l’étranger en édifiant au Sénégal un monument pouvant s’inspirer du Vietnam Memorial Veteran  qui , à Washington , honore les combattants Blancs, Jaunes et Noirs de l’armée américaine morts au Vietnam.

Le Sénégal doit assumer la spécificité de sa relation historique avec la France et par conséquent son rôle dans l’histoire de l’empire colonial français en poussant sa diplomatie à faire plus de place au souvenir comme fondement de certaines de ses initiatives. Ainsi, la statue de Demba et Dupont , devant la gare d’où partiront les  TER fleuron de la haute technologie française au service des citoyens sénégalais,  est un symbole de ce que cette amitié peut donner .Cette statue  magnifie la fraternité virile entre deux anciens combattants européens et africains dans une parfaite égalité d’apparence.

Dans cet esprit, le Président Macky Sall doit conduire le Sénégal à assumer sa responsabilité historique par rapport à nos autres frères d’Afrique afin que le pays berceau des Tirailleurs sénégalais soit  à l’avant-garde de la promotion et la sauvegarde de notre mémoire historique.

Benoit NGOM
Président Fondateur de l’Académie Diplomatique Africaine (ADA)
Abdoulaye Wade : “Assumer l’histoire, quelle qu’elle soit » Interview le Monde hors-série Novembre 2018
Iba Der Thiam :  Coordonnateur du Comité de rédaction de  l’Histoire Générale du Sénégal, HGS Editions

 


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