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L’heure de la révolution de la JEUNESSE a sonné ! Par Fara NDIAYE

Mercredi 10 Mars 2021

L’heure de la révolution de la JEUNESSE a sonné ! Par Fara NDIAYE
Le Sénégal ne peut plus se faire sans la JEUNESSE !
La JEUNESSE réclame une parité générationnelle dans les instances et sphères de prises de décisions : Un Homme, Une Femme, Un JEUNE Homme, Une JEUNE Femme ! 
Un Gouvernement avec les jeunes et par les jeunes !
Une Assemblée Nationale, CESE et HCCT avec les jeunes et par les jeunes !
Les Collectivités Territoriales avec les jeunes et par les jeunes !
Les agences, directions et projets dédiés aux jeunes gérés par les jeunes, pour les jeunes et avec les jeunes !
Il urge la tenue des ASSISES NATIONALE de la JEUNESSE !
 
« Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi », disaient Gandhi et Nelson Mandela. Au Sénégal, la JEUNESSE souffre d’une sous-représentation ou quasi inexistence de présence dans les instances de décisions. Alors une meilleure participation des jeunes à toutes les échelles et sphères de prise de décision permettrait d’entendre la voix et les besoins des jeunes. Ce qui pourrait garantir une meilleure prise en compte de leurs préoccupations dans les politiques les concernant en terme d’accès aux financements, au foncier, à l’emploi, à la formation entres autres.
 
De plus en plus des voix s’élèvent pour constater les limites des politiques publiques destinées à lutter contre le chômage et la pauvreté des jeunes, que le Président  de la République, Son Excellence Macky SALL, les a reconnu lors de son dernier appel à la nation, lorsqu’elles sont entreprises sans concertation avec les jeunes. La participation des jeunes dans les instances de prises de décisions est pourtant inscrite dans la Charte Africaine de la Jeunesse ratifiée par le Sénégal en 2006.
 
A cet effet, il faudrait percevoir la JEUNESSE comme étant un partenaire à impliquer dans la réflexion, la conception, l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets les concernant, plutôt qu’une cible qui subit des politiques qui ne prennent pas réellement en compte les préoccupations et opinions majeures des jeunes.
 
Selon une étude de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la moyenne d’âge au Sénégal est de 22,7 ans  et plus de 65% de la population ont  moins de 35 ans. Une étude menée par ENDA Lead Afrique de l’ouest à l’issue des élections législatives de 2017 cherchait à mesurer la part de jeunes dans l’hémicycle. Dans cette enquête, les jeunes désignent les personnes de 15 à 35 ans.
 
Sur les 165 personnes siégeant à l’assemblée nationale sénégalaise, seules 4 avaient moins de 35 en 2017 à l’issue des législatives et la moyenne d’âge de l’assemblée était de 54 ans, soit plus de 30 ans de plus que la moyenne d’âge du Sénégal. A l’échelle du continent africain, la moyenne d’âge est de 19 ans pour un âge moyen de 63 pour les dirigeants politiques. Les jeunes souffrent donc d’un déficit de représentation dans les instances politiques alors qu’ils et elles sont majoritaires dans les pays africains et cela contribue à accentuer les conflits générationnels et à miner la confiance des jeunes en la démocratie.
 
Dans le domaine politique, les conflits générationnels opposent bien souvent les gérontocrates - c’est-à-dire les personnes partisanes d’un système politique dominé par les personnes âgées - et les plus jeunes. Les gérontocrates, d’un côté, justifient le maintien au pouvoir des personnes âgées par l’avantage d’expérience dont elles bénéficient. Les jeunes, de l’autre, mettent en avant le fait qu’ils et elles sont plus proches et plus connectées à la société actuelle et donc plus à même de connaître et comprendre ses aspirations.
 
Par conséquent, la place des jeunes dans la vie publique est donc d’importance capitale dans les actions à mener pour parvenir au bien commun. Si les jeunes sont bien représentés dans la vie publique, ils auraient permis d’entendre ses revendications. La faible place des jeunes dans la vie publique au Sénégal est due aux pesanteurs sociaux qui leur sont défavorables et à une persistance du système patriarcal qui les maintient bien souvent dans la sphère privée et domestique. Un essor de la place des jeunes dans la vie publique est essentiel pour favoriser le leadership et l’autonomisation des jeunes.
 
Ainsi, la gouvernance inclusive peut s’appliquer à tous les domaines où il y a un exercice de pouvoir, notamment les domaines qui ne sont pas purement politiques. Une  gouvernance qui inclut les plus marginalisés, est une gouvernance plus à même de répondre aux besoins et défis posés à l’ensemble des membres de la communauté.
 
Fara NDIAYE
Coordinateur National du Réseau des Champions pour Réussir au Sénégal
Coordinateur National de la Confédération des Réseaux des Jeunes Agripreneurs du Sénégal
Président Conseil Régional de la Jeunesse de Saint-Louis
Directeur Exécutif de Jeunesse Espoir
PDG ViNo'Com GROUP


 


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1.Posté par Massaer War le 11/03/2021 08:19 (depuis mobile) | Alerter
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Belle analyse frère Fara Ndiaye 👏👏
L'espoir ainsi qu'une contribution rationnelle de la jeunesse sénégalaise sont à reconnaître quand on voit des idées et visons comme les tiennes.


Très rassurant👏

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