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Les mièvreries des jeunes apprentis politiciens de BBY de Saint-Louis. Par Saer NDIAYE

Mardi 21 Juin 2022

Les mièvreries des jeunes apprentis politiciens de BBY de Saint-Louis. Par Saer NDIAYE
Étant par essence un acte volontaire, délibéré voire inconditionnel par lequel un individu se lie à une opinion ou à une cause, de quelque nature qu’elle puisse être - sociale, environnementale et/ou politique, etc. - l’engagement s’avère, stricto sensu, la résultante d’un choix, d’une décision ultime longuement couvée, mûrement réfléchie et minutieusement concoctée au terme de laquelle on s’implique. Mais où ? Dans la vie, la polis, c’est-à-dire la cité, bien évidemment, en vue de participer activement à « la chose publique », qu’est la République, à son rayonnement et à son développement. 


Ce faisant, une implication dans l’échiquier politique nous a ainsi toujours semblé, d’une certaine manière, une voie obligée pour mieux jouer notre partition à l’édification de notre cité, le Sénégal. Une Ligne de mire que nous avons toujours respectée depuis notre immixtion dans la sphère politique. Néanmoins, l’engagement en politique n’est jamais facile. C’est un véritable parcours du combattant, une œuvre de longue haleine qui requiert, en particulier chez un jeune, de la patience qui, a priori, doit s’adosser à une bonne formation sans laquelle il est constamment guetté par une dangereuse tentation, celle qui le condamnerait à devoir se résoudre à un seul rôle, celui d’être le pion des loups-garous politiciens qui n’en feront qu’un simple bétail électoral. 


Ceci étant, n’est pas politique qui veut. C’est un moyen, un art, auraient dit les Grecs et non une fin en soi. Elle nécessite, en plus d’une bonne stratégie, un climat de confiance vis-à-vis de celui avec lequel on a décidé de cheminer et qui, comme il est de coutume désormais sous nos tropiques, peut, du jour au lendemain, selon ses goûts et ses intérêts, abjurer ses convictions d’antan, celles pour lesquelles l’on avait jugé pertinent de travailler de concert. Dans ce cas de figure, il serait tout à fait loisible pour un jeune qui est ambitieux et qui sait travailler ses méninges ( et non pour les moutons de Panurge; je précise) de faire non pas une volte-face, mais plutôt une meilleure reconsidération de sa trajectoire idéologique. C’est là toute la justification de notre ligne de mire actuelle.


Or, il est cependant regrettable de constater que pour beaucoup de jeunes politiciens saint -Louisiens à qui je colle le sobriquet « d’apprentis politiciens » le terrain politique est bien un no man’s land où l’on a besoin d’aucune conviction, d’aucun canevas idéologique, où même, à la place des idées, ils préfèrent rivaliser qui par des insanités discursives qui, par de flagrantes inepties morales. C’est ahurissant tout de même ! 


Pis encore, nous ne saurions dire au nom de quoi, ils font le redomont, le fanfaron, sans doute pensant avoir gagné quelque légitimité politique après qu’ils ont troqué leur dignité contre quelques dérisoires sous ou contre une précaire besogne que nous qualifierions de pis-aller, vu que d’aucuns parmi eux ont été, dans le passé, très vite rappelés au bercail après un parcours universitaire éclair qui n’aura duré que le temps d’une rose et d’autres, nenni, c’est-à-dire ont toujours vu tous leurs horizons bouchés, sans aucune perspective.


Sous ce registre, la décence morale aurait dû normalement commander à ces gougnafiers, ces jeunes guignols politiciens, ces marionnettes de leur mentor et de leur ventre à faire économie des saugrenues et indélicates critiques du genre : pourquoi vous travaillez avec untel plutôt qu’avec monsieur ou madame x ? À ceux-ci, nous répondons ceci : nous préfèrerions suivre les flux et reflux des nobles idées auxquelles nous croyons et qu’incarnent souvent quelques rares personnes jusqu’à ce que nous cessons de les pressentir chez elles plutôt que de rallier votre cohorte, celle que Jean de La Fontaine décrit dédaigneusement comme des « gens, Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents, Sont ce qu’il plaît au prince, ou, s’ils ne peuvent l’être Tâchent au moins de le paraître : Peuple caméléon, peuple singe du maître. »


J’ose espérer, en définitive, que mes propos vous travailleront. En attendant, j’ai scellé un nouvel engagement, un engagement moral, qui m’oblige à soutenir, avec les moyens du bord, monsieur #OusmaneSONKO.


Par Saer NDIAYE, Professeur de Lettres-Modernes
Ex-COORDONATEUR DE L’Union des Élites Saint Louisiennes avec Braya, 
Ex-chargé de communication du Mouvement des Eleves et Étudiants Libéraux (MEEL/ National), 
Nouvel adhérent au PASTEF/ Saint-Louis