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Menace de disparition de la Langue de Barbarie : les consignes de Macky à Boun DIONNE

Mercredi 28 Novembre 2018

Menace de disparition de la Langue de Barbarie : les consignes de Macky à Boun DIONNE

Le président Macky SALL a réagit en conseil des ministre sur la situation préoccupante de Saint – Louis.

A cet effet, il a demandé au Premier ministre de tenir un Conseil interministériel avec l’ensemble des parties prenantes. Cette rencontre visera à renforcer les mesures préventives et les réponses durables pour préserver les quartiers, villages et localités exposés, renseigne le communiqué du conseil des ministres.
 

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1.Posté par Tintin le 28/11/2018 21:28 | Alerter
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Ah...Ah...Ah...le Président file la patate chaude à son 1er ministre qui va la filer à quelques ministres , bref que du blablabla qui ne reglera rien , comme d'habitude !

2.Posté par Sakhéwar le 29/11/2018 21:44 | Alerter
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Pourquoi la Langue de Barbarie est-elle menacée de disparition ?
En guise de réponse, on peut commencer par poser une autre question : Pourquoi les autorités sénégalaises, responsables de la "brèche" catastrophique de 2003, n'évoquent-elles jamais cette bévue ? C'est simple : les braves citoyens risqueraient d'exiger une enquête judiciaire pour atteinte grave à l'environnement et mise en danger de la vie d'autrui.
Aujourd'hui, on compte plus de 350 tués dans cette brèche que la Nature n'a pas créée mais que des hommes incompétents et imprévoyants ont opérée, entre le fleuve et la mer, comme s'ils creusaient une rigole dans leur jardin.
Si cette idée avait été soumise à des ingénieurs, ils auraient effectué une étude rigoureuse du terrain, pour évaluer les paramètres hydrodynamiques qui en résulteraient. Les "amateurs" qui ont fait leur trou en 2003 ignoraient évidemment tout des équations de Maxwell et Boltzmann qui commandent la mécanique des fluides. Ils y sont allés à leur idée et ont installé un canal qu'ils avaient prévu pour 4 mètres de largeur et qui s'est transformé en un bras de mer de plusieurs kilomètres. Depuis lors, le stade de la "menace" est dépassé pour la pauvre Langue de Barbarie qui a été littéralement fracturée.
J'étais élève au Lycée de Saint-Louis dans la décennie de 1950. Notre professeur de Sciences Naturelles nous avait expliqué la formation de la Langue de Barbarie comme un site géographique d'une extrême rareté dans le monde. Le fleuve longe la mer sur 25 km, n'en étant séparé que par une bande large de 300 m en moyenne. C'est seulement grâce à ses dunes plantées de filaos que la Langue de Barbarie a résisté aux assauts du fleuve Sénégal dans sa course impétueuse vers la mer. Et le professeur d'ajouter que cette bande de terre est malgré tout d'une grande fragilité, comme pour conseiller aux futurs adultes que nous serions, de veiller à sa sauvegarde. Je tenais à faire ce témoignage.
Pourquoi tant de naufrages dans le trou béant actuel ? Il n'est pas navigable comme une voie d'eau façonnée par la Nature ou un canal creusé par l'Homme selon des règles strictes. Ici les fonds sont irréguliers et les courants violents. Sans de gigantesques travaux de réparation, cette blessure mettrait des siècles ou millénaires pour se stabiliser. Les pêcheurs qui l'utilisent pour rejoindre la mer courent donc de grands risques. Ils s'y aventurent pour éviter de faire le très long détour par l'embouchure naturelle située à Gandiole.
Mais quelle était l'intention réelle des initiateurs de la percée de 2003 ? Seule une enquête minutieuse pourrait la mettre au jour.
On sait que les pirogues des pêcheurs ne pouvaient plus continuer d'être rangées sur la plage de Guet-Ndar sans cesse rétrécie. Aujourd'hui, elles sont amarrées sur les berges du petit bras du fleuve séparant la Langue de Barbarie de l'Île et défigurent, ainsi, le paysage urbain, en dépit des couleurs vives qu'elles arborent sur leurs coques. La ville classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco n'y gagne nullement. Des berges libres et aérées, comme autrefois, et un fleuve à la surface visible seraient bien plus avantageux.
Il serait souhaitable que se forme, à Saint-Louis, une commission de citoyens pour réfléchir à l'ensemble de ces questions afin d'étudier et proposer des solutions adéquates. L'initiative ne peut pas relever seulement du gouvernement qui a longtemps tardé à prendre des mesures, même si, actuellement, il y semble bien disposé.

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