Connectez-vous S'inscrire
NDARINFO
NDARINFO.COM


Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Prolifération dangereuse des mouches à Saint-Louis : quels dangers sur votre santé ?

Dimanche 8 Juillet 2018

Porteuses de maladies et de bactéries, les mouches représentent un réel danger pour la santé. Elles sont capables de porter plus de 100 pathogènes, tels que la typhoïde, le choléra, la salmonelle, la dysenterie bacillaire, la tuberculose, l'anthrax ophtalmique, et des vers parasites.
 
Les mouches, dans des zones plus pauvres et à niveau d'hygiène plus bas, peuvent même porter plus de pathogènes. Certaines d'entre elles sont devenues résistantes aux insecticides les plus communs, ce qui rend la lutte contre les mouches d’autant plus difficile.
 
La mouche domestique est la plus connue des espèces de mouches. On la qualifie de « domestica » (domestique) car elle s'introduit dans les habitations à la recherche de nourriture et d’un endroit pour pondre ses œufs. Elle mesure 8 mm et on la reconnaît notamment à sa couleur grise et ses yeux rouges. Les mouches domestiques se nourrissent de matières organiques sur lesquelles elles se déposent.
 
C’est ainsi qu’elles véhiculent des agents pathogènes responsables de maladies gastro-intestinales et peut-être aussi de la salmonellose. Cinq générations de mouches domestiques peuvent voir le jour en un an.
 
s de mouches domestiques peuvent voir le jour en un an. La mouche domestique ne pique pas.
 
La petite mouche domestique (Fannia canicularis)
 
C'est l’autre espèce de mouche commune dans les maisons. Elle mesure environ 6 mm et cherche surtout à se nourrir de matières végétales pourries. On la retrouve plus souvent dans les grandes villes. Elle ne pique pas.
 
La mouche piquante ou charbonneuse (Stomoxys calcitrans)
 
Elle ressemble à la mouche domestique, et elle pique, comme son nom l'indique, pour se nourrir de sang. Elle possède une trompe noire et brillante très pointue qu’elle allonge en permanence vers l’avant. On la retrouve principalement à la campagne, notamment dans les étables. Elle pique surtout le bétail et parfois l’homme, surtout aux jambes et même à travers les vêtements. La piqûre est relativement douloureuse. Cette mouche se nourrit une ou deux fois par jour, en suçant le sang de l'animal pendant 15 minutes.
 
La petite mouche piquante (Haematobia irritans)
 
Ces mouches sont présentes en grande quantité sur le bétail. Il faut savoir que 50 mouches piquantes charbonneuses ou 200 petites mouches piquantes qui s’attaquent à une vache peuvent entraîner une production avariée de viande ou de lait. Ce type de mouche est toutefois facile à combattre avec des insecticides.
 
La mouche bleue (Calliphora erythrocephala)
 
Les mouches bleues sont surtout dérangeantes par le bruit de « vélomoteur » qu’elles produisent lorsqu’elles se déplacent. On les retrouve principalement dans les parages d’animaux morts et si elles ont l’occasion de pondre leurs œufs dans la maison, elles le feront sur de la viande. Sinon, elles sont sans danger et ne piquent pas.
 
La mouche verte (Lucilia sericata)
 
Elle est reconnaissable à sa coloration brillante bleu-vert ou vert-or. Elle fait partie de la famille des Calliphoridae et est responsable de la myiase du mouton. Les mouches vertes pondent généralement leurs œufs dans les blessures ou le pelage souillé de l’animal. Les larves s’attaquent à la peau et causent de grandes plaies nauséabondes avec la mort du mouton comme conséquence fréquente. Elle est sans danger pour l’homme.
 
La mouche du lisier (Ophrya aenescens)
 
Il s’agit d’une mouche peu active, plus petite que la mouche domestique. On la retrouve quasiment toujours sur les murs des étables, et elle ne cause aucun désagrément à l’homme. Il ne faut d’ailleurs pas l'éliminer car ses larves mangent celles des mouches domestiques.
 
Le pou du mouton (Melophagus ovinus)
 
Il s’agit d’une mouche sans ailes et suceuse de sang qui, grâce à ses pattes très fortes et puissantes, réussit à rester accrochée dans la laine des moutons durant toute son existence. Les moutons peuvent être très affaiblis lorsqu’ils sont attaqués par cette mouche qui porte préjudice aux éleveurs et détériore principalement le cuir. Elle est sans danger pour l’homme.
 
La mouche à mammite d’été (Hydrotaea irritans)
 
Elle ressemble beaucoup à la mouche domestique. Elle est porteuse de l’agent pathogène Actinomyces pyogenes, responsable d’infections suppurées graves chez les ruminants. Cette petite mouche harcèle particulièrement les vaches. On la rencontre de juin à septembre, en essaims autour des vaches, dont elle cible les pis pour provoquer des mammites et s’alimenter des pertes de lait. Elle est sans danger pour l’homme.
 
La mouche d’automne (Musca autumnalis)
 
La mouche d’automne est porteuse du gène pathogène Moraxella bovis, qui provoque une kératoconjonctivite bovine infectieuse, également appelée pink-eye. On la retrouve surtout, comme son l’indique, en automne, lorsqu'elle gravite autour de la tête des vaches pour se nourrir de liquide lacrymal. Elle est sans danger pour l’homme.
 
Les taons (Tabanidae)
 
Comme les mouches, les taons appartiennent à l’ordre des diptères (insectes à deux ailes). Ils font partie des Tabanidae (tabanidés), une grande famille d’insectes suceurs de sang qui regroupe plus de 3.500 espèces différentes. Il s’agit d'insectes trapus aux grands yeux et au corps massif de 10 à 30 mm qui se nourrissent du sang de mammifères comme les vaches, les chevaux et même l'être humain. On les rencontre principalement près des plans d’eau et ils frappent surtout par temps chaud et en l’absence de vent. Les femelles possèdent une trompe très pointue qui leur permet de piquer même au travers des vêtements. La morsure peut passer inaperçue ou provoquer un urticaire de plusieurs centimètres de diamètre.
 
Les principaux taons sont le taon des bœufs (Tabanus bovidus), le taon des pluies (Haematopota) et le taon aux yeux d’or (Chrysops). Seuls les deux derniers piquent l’homme. Le premier s’attaque aux jambes et aux bras, le deuxième à la tête. Le taon ne fait généralement pas de bruit lorsqu’il s’approche de sa proie et ne s’enfuit pas directement, contrairement au moustique.
 
Les Oestridés (Oestridae)
 
Ce sont des grosses mouches poilues pouvant atteindre 45 mm de longueur et que l’on retrouve surtout dans les régions chaudes et tempérées du globe. Les larves parasitent les mammifères comme les chevaux, les bœufs et les moutons. L’Oestre est souvent confondu avec le taon ou le frelon. Or, les Oestridés n’ont pas les moyens de piquer ou de mordre. En revanche, ils peuvent être très dommageables pour les animaux car les larves agressent l’animal de l’intérieur.
 
Les mouches tropicales
 
Les larves de certaines mouches utilisent l’être humain comme hôte. C’est ainsi qu’en Afrique, des mouches pondent leurs œufs sur le linge qui sèche à l’extérieur des habitations. Elles parviennent ainsi à pénétrer la peau pour provoquer des myiases, des sortes de furoncles qui entraînent de fortes irritations. En Amérique du Sud, en revanche, les larves atterrissent sur la peau via les feuilles ou d'autres insectes. Un bon moyen de retirer la larve consiste à enduire la peau de vaseline. Sinon, il faut procéder à une petite incision, suivie d'une désinfection minutieuse.
 
Quels conseils ?
 
• Conseil de base : bien fermer les portes et les fenêtres
 
• Ne pas laisser de nourriture et de boisson à l’air libre.
 
• Les mouches doivent entrer le moins possible en contact avec les aliments et la vaisselle pour éviter la transmission d’agents pathogènes.
 
• Les poubelles doivent être fermées hermétiquement.
 
• Nettoyez les endroits où évoluent vos animaux domestiques, en prêtant une grande attention aux excréments, l'un des supports de reproduction favoris des mouches.
 

Sources : Internet