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Tournée africaine: Obama face aux défis chinois et de bush

Lundi 24 Juin 2013

Tournée africaine: Obama face aux défis chinois et de bush
Lors de sa prochaine tournée en Afrique le Président Barack Obama aura à relever deux défis. Celui qui l’oppose à la Chine et le challenge face à la politique sanitaire africaine de l’ancienne administration Bush

Notre continent en ce XXIe siècle, est devenu l’enjeu géostratégique de la planète, convoité surtout par les deux grandes puissances du moment : les USA et la Chine qui s’y font une course effrénée pour le contrôle de ses matières premières.

Dans cette lutte acharnée pour « s’accaparer » des matières premières du continent, la Chine est devenue le troisième partenaire commercial du continent et le premier fournisseur devant la France et l’Allemagne.

Le chiffre d’affaires des échanges extérieurs entre la Chine et l’Afrique est passé d’environ 20 milliards de dollars en l’an 2000 à 200 milliards en 2012. Par ailleurs, les investissements chinois directs en Afrique se sont chiffrés à 20 milliards de dollars en 2012 et le nombre des sociétés chinoises opérant sur le continent se monte à 2000.

Le 19 juillet 2012 l’ex président chinois, Hu Jintao, avait annoncé, que son pays allait doubler ses crédits au continent africain, pour un total de 20 milliards de dollars (16,3 milliards d'euros), afin de soutenir les infrastructures, l'agriculture, l'industrie manufacturière et le développement des PME.
Ce regain d’activité de l’empire du Milieu sur le continent noir préoccupe particulièrement les États-Unis. L’an passé lors de sa tournée d’envergure à travers l’Afrique l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton avait déclaré dans une de ses interventions que l’époque que « les étrangers venaient en Afrique pour en tirer profit sans rien donner en retour devait prendre fin ». Madame Clinton avait sévèrement critiqué les pays qui « prêtent de l’argent à l’Afrique sans se préoccuper le moins du monde du fait que certains pays du continent sont entre les mains de dirigeants autoritaires ». Tout le monde savait que ces propos visaient la Chine.
Au-delà de ces diatribes le président américain d’origine africaine devrait faire valoir face à l’expansionnisme chinois une nouvelle approche politique économique pour notre continent qui a l’un des taux de croissance les plus élèves du monde et qui est devenu une nouvelle frontiere.
Les états unis doivent un plan Marshall à l’Afrique, le miracle économique américain ces siècles derniers n’a été possible qu’avec une accumulation exceptionnelle primitive du capital due a la main d’œuvre servile africaine.
La façade atlantique ouest africaine qui a été pendant des siècles le lieu de rapt de millions d’africains devra être le lieu de délocalisation de milliers d’entreprises américaines.

La population africaine américaine constitue environ 12% de la population américaine, à l’instar des juifs américains elle pourra constituer un puissant lobby pour le continent africain drainant un flux de financements et beaucoup de transferts de technologie.
Le Président Obama devra exploiter tous ces avantages comparatifs humains culturels et géographiques dont ne dispose point l’empire du milieu en Afrique pour accroitre les parts de marché de son pays dans notre continent.
Un autre défi de taille attend lors de sa tournée le président américain d’origine kenyane.

Hasard du calendrier, ou calcul de politicien ces jours ci, quand le 44e président des Etats unis Barack Obama se rendra en Afrique, son prédécesseur, George W. Bush, sera également sur le continent. Le président Bush est attendu en Zambie, pour la rénovation d’un centre de santé pour dépistage du cancer du col de l’utérus.

L'aide sanitaire à l'Afrique a été une composante essentielle de la politique étrangère de l'administration Bush. En 2003 l'ancien président avait initié le Plan d'urgence du Président pour la lutte contre le sida, autrement connu comme le PEPFAR, ce fut un programme de 50 milliards de dollars destiné à appuyer le traitement de deux millions de personnes séropositives infectées par le VIH, empêcher sept millions de nouvelles infections et assister dix millions de personnes affectées par cette affection. Le PEPFAR en matière sanitaire, fut la plus vaste initiative de portée internationale de l’histoire ciblant une seule maladie. Le PEPFAR, a pu cibler surtout les 15 pays les plus durement touchés par le VIH/sida dans lesquels vivent près de la moitié des 30 millions de séropositifs que compte le monde. Ces pays sont majoritairement en Afrique : le Botswana, la Côte-d’Ivoire, l’Éthiopie, le Guyana, Haïti, le Kenya, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Vietnam et la Zambie.

Ce programme est largement considéré comme l'un des plus grands succès des années de Présidence Bush. Lors de la cérémonie de dédicace Avril pour la bibliothèque présidentielle de Bush à Dallas, Obama a abordé le travail humanitaire de son prédécesseur à travers ces termes.

"Nous nous souvenons de la compassion qu'il a montré en menant la lutte mondiale contre le VIH / sida et le paludisme, en aidant à sauver des millions de vies et de rappeler aux gens dans certains des coins les plus pauvres de la planète que l'Amérique se soucie et que nous sommes là pour vous aider »

Le Président Obama devra faire plus que le Président Bush en initiant un plan d’urgence pour l’éducation permettant l’alphabétisation de millions d’africains.
Les africains ne peuvent pas espérer moins de la visite de leur fils kenyan que du cow boy Bush

AMADOU BAKHAW DIAW RESPONSABLE POLITIQUE RICHARD-TOLL
diaogo.nilsen@gmail.com


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