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Violences à l'UCAD, homosexualité, candidature 2029 : Sonko répond sans détour sur RFI

Lundi 15 Juin 2026

Le président de l'Assemblée nationale et leader de Pastef, Ousmane Sonko, s'est exprimé ce matin sur RFI sur plusieurs sujets brûlants de l'actualité sénégalaise : violences lors des manifestations étudiantes, loi sur l'homosexualité et présidentielle de 2029.
 

Sur les violences contre les étudiants
 

Interpellé sur la mort d'un étudiant lors des récentes manifestations à l'UCAD, Ousmane Sonko a reconnu un usage disproportionné de la force tout en renvoyant aux conclusions de l'enquête en cours.

« Pour les images que j'ai vues, je considère qu'il y a eu un usage disproportionné quand on prend des jeunes désarmés au milieu de forces de l'ordre et qu'on les bastonne publiquement. C'est un usage disproportionné de la force », a-t-il déclaré, précisant toutefois que « l'instruction nous dira ce qui s'est passé réellement ». Il a salué la réactivité des autorités : « Pour la première fois, ces situations se posent et les autorités prennent immédiatement la responsabilité de diligenter une enquête qui est aujourd'hui sur la table du procureur. »
 

Sur la loi contre l'homosexualité

 

Face aux critiques internationales sur le durcissement des peines contre les relations homosexuelles, Ousmane Sonko a fermement défendu la souveraineté législative du Sénégal. « Il n'y a pas de chasse aux homosexuels. Il y a une loi sénégalaise qui date de plus de 30 ans », a-t-il affirmé, rappelant que la loi existait depuis l'ère Senghor.


Il a lié les récentes arrestations au phénomène de transmission volontaire du VIH, estimant que « la presse occidentale semble vouloir occulter ce deuxième aspect ». Sur un éventuel retrait de la loi, sa réponse a été catégorique : « Revenir sur cette loi pourquoi ? Parce que la France n'en veut pas ? On n'y reviendra absolument pas. »


Il a également renvoyé la France à ses propres législations critiquées par les Nations Unies, notamment sur le hijab : « Nous attendons la même courtoisie, le même respect de la France et de l'Occident. »
 

Sur la présidentielle de 2029
 

Interrogé sur une éventuelle candidature en 2029, Ousmane Sonko a botté en touche. « Il est très prématuré de parler de candidature. J'ai un parti politique qui investira le candidat qu'il souhaitera investir. Nous n'en sommes pas encore là », a-t-il déclaré, refusant également de commenter une probable candidature du président Bassirou Diomaye Faye. « Je ne m'occupe pas de la candidature du Président. Je pense qu'il a son chemin à faire, j'ai le mien à faire. »
 

MS/NI