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Confrontation Adji Sarr-Sonko : l’absence de preuves et la déception de…

Mercredi 7 Décembre 2022

Confrontation Adji Sarr-Sonko : l’absence de preuves et la déception de…
Ce mardi 6 décembre 2022, les deux principaux protagonistes de l’affaire Sweet Beauty ont été confrontés dans le bureau du Doyen des juges, Oumar Maham Diallo. Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko et la masseuse, Adji Sarr qui l’accuse de viols répétitifs et de menace de mort, ont usé de leur droit de silence lors de leur interrogatoire par les avocats. Chaque partie a crié victoire. 

C’est la première fois que le leader du parti Pastef est confronté à la masseuse Adji Sarr qui s’est présentée au tribunal de Dakar dans une robe rouge moulante. Au terme du face-à-face qui a duré huit tours d’horloge, l’accusatrice du maire de Ziguinchor a déploré le comportement de son violeur présumé. « J’ai été déçue parce qu’Ousmane Sonko n’a pas voulu répondre aux questions de mes avocats. C’est pourquoi moi aussi je n’ai pas voulu répondre à leurs questions. Ce n’est pas le Ousmane que j’avais l’habitude de voir. On a échangé aucun mot. Il a préféré garder le silence », a fustigé Adji Sarr.

« Je n’ai jamais dit que j’étais enceinte… »

Quant à sa  présumée grossesse, l’ex-masseuse du salon Sweet Beauty a dit n’avoir jamais déclaré qu’elle était enceinte. Pour Me Abdou Dialy Kane, avocat d’Adji Sarr, il n’y a pas eu de confrontation car Sonko n’a répondu ni aux questions des avocats ni à ceux du procureur. D’après Me El Hadj Diouf, le camp adverse manipule l’opinion. « Aucun procès-verbal n’est perdu. Je n’aborde pas le secret de l’instruction. Les preuves ne seront pas divulguées dans la presse. C’est une grande satisfaction que j’ai eu. La posture de Sonko en dit long. Adji est sereine. Elle n’a pas peur », a asséné la robe noire.

Les avocats du leader politique ont de leur côté, estimé que la plaignante n’a fourni aucune preuve de l’existence du viol dont elle se dit victime. « Elle a crié partout qu’elle détenait des preuves. En lieu et place, la montagne a acccouché d’une souris morte née », a martelé Me Khoureychi Bâ. Interpellé sur le silence de son client, l’avocat a souligné que l’inculpé a été très cohérent dans sa ligne de défense.

« Il estime que le parquet fait partie du complot ourdi contre sa personne. Il a aussi refusé de répondre à Me El Hadji Diouf. Il a formulé même trois plaintes contre notre confrère. Il considère qu’il n’a pas la légitimité d’exercer. En conséquence, il ne va pas répondre », dit-il. De l’avis de Me Ousseynou Ngom, un autre avocat de la défense, les deux parties n’ont pas eu la même attitude. « Nous prenons à témoin l’opinion national et internationale qu’il n’y a pas de preuve. Hormis la stratégie du silence qu’elle a gardé aux questions qui lui ont été posé par les avocats de Sonko,  c’est un lot de contradictions qu’on a décelé dans ses dires », a jugé Me Ngom.

Selon lui, aucun incident n’a eu lieu au cours de la confrontation. « Il n’y a ni audio ni vidéo. Au contraire, la plaignante a utilisé le silence et des contradictions à n’en plus finir. On n’est plus à l’aise. J’ai espoir qu’on n’aura un non-lieu. Le certificat médical a lavé à grand eau mon client », s’est-il réjoui. Ousmane Sonko est sous contrôle judiciaire depuis mars 2021. Policiers et gendarmes ont conjugué leurs efforts pour assurer la sécurité du temple de Thémis le temps de la confrontation.