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POLLUTION AU LARGE DES CÔTES SÉNÉGALAISES : Greenpeace Afrique demande au gouvernement de mettre à la disposition du public les résultats globaux de l’enquête

Mercredi 18 Mai 2022

En réaction aux révélations de Libération quotidien concernant l’apparition d’une nappe jaunâtre détectée sur la Petite Côte, Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Océan de Greenpeace Afrique, demande au gouvernement du Sénégal de rendre public dans les meilleurs délais les résultats de l’enquête.

Greenpeace Afrique dit avoir pris connaissance, à travers le quotidien Libération du 16 mai 2022, de la découverte de substances suspectes sur les plages de la Petite Côte depuis le 13 mai 2022. «Cette apparition inquiétante, qui a été confirmée par plusieurs acteurs locaux de la pêche, pourrait être liée aux morts massives de poissons juvéniles qui ont échoué sur la plage de Gandiol, dans la région de Saint-Louis. Ce phénomène d’échouage de poissons à Gandiole a été constaté entre le 2 et le 4 mai 2022 », selon Greenpeace Afrique qui est d’autant plus préoccupée car  Libération, a fait état d’analyses révélant «une forte présence d’hydrocarbures et de détergent dans les échantillons prélevés par la Marine Nationale » entre autres substances chimiques dangereuses pour l’environnement maritime.

«Le gouvernement doit mettre à la disposition du public dans les plus brefs délais des résultats globaux de l’enquête dont les premières informations sont extrêmement inquiétantes », a demandé Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Océan de Greenpeace Afrique.

«La protection des océans et des pêcheurs qui y travaillent doit être prise en compte par les autorités sénégalaises et des études sont à mener incessamment afin d’élucider les causes. La mer n’est pas une poubelle, les autorités doivent s’assurer que les usines, les plateformes pétro-gazières et les navires ne déversent des éléments nocifs à la biodiversité dans la mer », a poursuivi Dr Aliou Ba.

Pour lui, «les communautés de pêcheurs ont besoin que le gouvernement renforce la surveillance des eaux sénégalaises et protège les ressources halieutiques car celles-ci assurent du travail à des milliers de pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices et autres métiers qui gravitent autour de l’activité de pêche. Les grandes entreprises et sociétés d’exploration ont depuis longtemps bénéficié des ressources marines  au détriment du peuple sénégalais qui en a le plus besoin, et il faut que cela cesse ».