Human Rights Watch (HRW) a présenté ce vendredi à Saint-Louis un rapport consacré au relogement des populations impactées par les changements climatiques, notamment celles installées à Khar Yalla Cité Cheikh Bamba Dièye.
Selon le document, plusieurs familles ont été exclues du programme de relogement mis en œuvre par l’État du Sénégal et la Banque mondiale. « Ceux qui ont été relogés sont les victimes de l’érosion côtière de 2017. Mais des communautés déjà implantées à Khar Yalla n’ont pas bénéficié de ces mesures », a dénoncé Fama Sarr, secrétaire adjointe du CLPA et présidente de l’union locale des femmes transformatrices de produits halieutiques.
Elle a regretté que les 68 logements existants sur le site de Khar Yalla ne puissent pas intégrer ces familles. « C’est bien de déloger les communautés vivant sur les côtes, mais il est aussi nécessaire de prendre en charge celles qui y étaient auparavant », a-t-elle insisté.
De son côté, Fatoumata Kiné Niang Mbodj, responsable communication et plaidoyer de l’ONG Lumière Synergie pour le Développement (LSD), partenaire de HRW, a souligné que l’étude recommande des consultations globales en cas de déplacements planifiés. Elle appelle aussi à garantir les droits fondamentaux des communautés relogées : accès à l’éducation, à la santé, à un environnement sain et à des moyens de subsistance.