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Appui aux migrants de retour : La FAO a aménagé 36 parcelles fourragères à Saint-Louis et Louga

Samedi 12 Mars 2022

Le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a partagé, ces derniers jours, les résultats à mi-parcours de la mise en œuvre du Cadre de programmation par pays (Cpp) 2019-2023 pour le Sénégal.


Appui aux migrants de retour : La FAO a aménagé 36 parcelles fourragères à Saint-Louis et Louga

Au total, 40 projets ont été mis en œuvre de 2019 à ce jour dans divers secteurs, «dans des conditions très difficiles», a souligné Robert Gouanteu Guei, représentant de la Fao pour le Sénégal et coordonnateur du bureau sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest.
La priorité no1 du Cpp, à savoir la promotion d’un secteur agro-sylvo-pastoral, ha­lieu­tique et aquacole durable, diversifié, compétitif, inclusif et porteur de croissance, a permis de soutenir l’entreprenariat agricole et l’emploi des jeunes en milieu rural. Ainsi, 250 jeunes et femmes ont été formés dans la transformation des produits agricoles et 165 jeunes en développement de compétences numériques, alors que 500 jeunes et femmes sont installés dans 124 micro-entreprises, fermes intégrées et entreprises de produits agricoles et de transformation.

En outre, 180 migrants de retour et potentiels migrants ont été formés en entreprenariat et dans la chaine de valeur agricole, dans 6 communes pilotes.

Concernant l’appui aux exploitations agricoles familiales, 36 parcelles fourragères ont été aménagées à Louga et Saint-Louis, 10 batteuses de riz, 10 décortiqueuses… S’y ajoute le renforcement de la gouvernance du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.
La seconde priorité du Cpp porte sur l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition et le renforcement de la résilience des populations vulnérables. Ce volet a permis la sensibilisation de 10 parlementaires aux enjeux de la Politique nationale de développement nutritionnelle (Pndn), la formation de 80 acteurs sur les politiques internationales et les bonnes pratiques d’hygiène, de salubrité et de sécurité au travail.

Il y a également la mise en place d’une enquête nationale sur la consommation alimentaire auprès de 1800 ménages, dans les 14 régions du Sénégal.

Le soutien à la planification et à l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les projets et programmes du secteur agricole, a permis de former 30 agents des ministères sectoriels sur la planification de l’adaptation, à travers l’intégration des changements climatiques, 250 membres du Comité national sur les changements climatiques (Comnacc) de Fatick, Louga, Thiès, Kaf­frine et Kolda sur la planification de l’adaptation et la prise en compte dans la planification locale.

L’aspect Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la résilience des populations rurales vulnérables à travers la protection sociale, a permis de transférer par Cash transfert, 50 mille francs Cfa à 1016 ménages pastoraux vulnérables, affectés par le Covid-19. Egalement, 4666 ménages ont été sensibilisés sur la lutte contre le Covid-19 dans les 14 régions, 1250 tonnes d’aliments de bétails distribuées à 3897 personnes vulnérables.

La troisième priorité, en son aspect Gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles, a permis de restaurer 6000 hectares de terres dégradées, de produire plus d’un million de plants, une réserve naturelle communautaire de 1000 hectares aménagée à Koyli Alpha, 6 oryx algazelles réintroduits en 2019 dans la Réserve naturelle communautaire (Rnc) et 4 naissances enregistrées en 2021.

En termes de recommandations, les participants ont exhorté la Fao à s’orienter plus vers l’aspect programmatique au lieu des petits projets, de s’intéresser à la coupe abusive de bois, à l’exploitation abusive des ressources halieutiques, entre autres.