Connectez-vous S'inscrire
NDARINFO.COM
NDARINFO.COM


Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Réflexion sur l’origine des termes « Fulɓe », « pullo » (et aussi « Wolof », « Bambara »,  « Soninke »). Par Niang Oumar

Mercredi 18 Juillet 2018

Les « Peuls, qui sont-ils ? Eux-mêmes, dans leur langue, se nomment « Fulɓe » au pluriel et « pullo » au singulier. L’appellation « peul », la plus usitée, d’origine wolof, adoptée en français, a fini par s’imposer dans les usages les plus courants.


L’histoire de ce peuple, au départ des nomades, est fascinante. Elle s’inscrit dans une longue tradition de migration qui remonte à l’époque préhistorique. Au 6è siècle de notre ère, on note déjà la présence de leurs traces dans le Nord du Sahara en compagnie de leur bovidé. Les gravures rupestres du Tessalit découvertes par Henri Lhote (1956) témoignent de ce passage historique et de cette époque où le Sahara était une « contrée verdoyante et fertile ».

Comme on le sait par la suite, l’aridité du climat, le manque de précipitations aggravé par les sécheresses successives ont accéléré la désertification progressive du Sahara, détruit le couvert végétal et raréfié les ressources en eau. Ces changements climatiques aux conséquences écologiques majeures pour un peuple dont l’activité principale repose sur l’élevage seront à l’origine des  premières vagues de migrations des bergers peuls, d’abord d’Est en Ouest, puis, plus tard, celles qui les conduiront, au VIII siècle,  jusqu’aux rives du fleuve Sénégal offrant des conditions climatiques moins hostiles et des pâturages plus abondants.

Au gré des migrations, les Fulɓe  ont tissé des liens étroits et cohabité avec des peuples au contact desquels ils ont reçu différentes appellations : Fullani (Arabe, Haoussa), Vullani (Maures), Fullan (Soninke), Fula (Bambara), Peul (Wolof, Serer)…

A travers cette réflexion, nous voulons apporter un éclairage linguistique sur les termes : « Fulɓe  » et « pullo » D’où viennent-ils ? Comment se sont-ils formés ? En quoi leur étymologie nous renseigne-elle sur l’histoire des Fulɓe , sur leur origine, leur culture , leur langue, leur identité?

Nous pensons qu’il est important de situer l’origine de ces deux termes : « pullo » (singulier) et « Fulɓe» (pluriel) dans le contexte historique correspondant à la formation du Tekrur . Ce dernier, fondé dès le VIIIe siècle de notre ère, est considéré comme le premier royaume d’importance a émergé dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal. A ce titre, il a exercé un rôle central dans l’émergence des formations ethno-culturelles faites de : Peuls, Serer, Wolof, Soninke, Bamabara.

Les peuples du Bafour

Ce qui est absolument remarquable à mettre ici en évidence, c’est que tous ces groupes ethniques, qui ont cohabité dans l’espace tekrurien entre les VIIIème et XIIème siècles, se sont constitués en tant peuple du « Bafur » (terme par lequel ils étaient désignés par les Berbères).

Nous pensons que « Bafur » est un terme clé pour comprendre le lien historique qui unit les Peul aux Serer, Wolof, Soninke, Bamabara, etc. D’un point de vue linguistique, le terme « Bafur » est révélateur de l’origine des formations ethniques sénégambiennes. Leur longue cohabitation a donné naissance à un vrai métissage culturel et une grande parenté linguistique.

Bafur/ Fulɓe / pullo

A travers ce terme « Bafur » que nous découpons de la manière suivante : « Ba-fur », nous pouvons identifier : « Ba » qui est un patronyme porté par les Fulɓe du clan Bah, tandis que « fur » représente la base lexicale à partir de laquelle on forme le mot « Fulɓe ».

En effet, c’est la base « fur », issue de « Ba-fur », qui est soumise au phénomène de dissimilation, qui, en langue pulaar et fulfulde, se traduit par des changements entre consonnes appartenant à un même ordre phonétique, en l’occurrence, ici, il s’agit de la consonne finale « r » qui varie en « l », ce qui fait que « fur » aboutit à « ful », comme on peut le constater dans le cas du mot « Ful-ɓe ».

Le phénomène de dissimilation consonantique en pulaar et fulfulde est très courant, il est le résultat d’opérations morphologiques liées à la présence de marqueurs classe, plus précisément à leur affixation aux radicaux. C’est ce que nous représentons de la manière suivante :

/fur+ɓe/ donne fulɓe  = « ful-ɓe »

/fur+el/ donne pulel = « pul-el »

/fur+al/ donne pulal = « pul-al »

/fur+o/ donne pullo = « pull-o », etc.

 

Dans le cas précis du mot « pullo », nous pouvons voir comment cette action de dissimilation consonantique à l’œuvre dans la langue grâce à l’affixation du marqueur de classe « -o » à la base /fur/.

En effet, c’est la présence du marqueur de classe « -o » (pour les humains au singulier), plus précisément son affixation à la base /fur/, qui entraine une double alternance dans le radical, d’abord avec la consonne initiale « f » qui varie en « p » : (fur = pur), puis avec la finale « r » qui alterne en « l » (cette dernière apparaissant ici sous sa forme géminée « ll »), d’où « pullo ».

Bafur et Bah pullo

Dans le terme « Ba-fur », on peut faire le parallèle avec l’expression « Bah pullo ». Le patronyme Bah est symboliquement associé aux Fulɓe, surtout aux Ururɓe. Ces derniers sont majoritairement du clan Bah. Par leur patronyme, ils entretiennent une relation symbolique et mythique avec Caamaa-ba, ancêtre mythique de tous les Fulɓe.

Bafur et Fuuta

Du terme « Ba-fur », avec sa base « fur », on peut dériver le mot « Fuuta » qui désigne le pays des Fulɓe, toujours, grâce à l’action phonétique basée sur la dissimilation qui transforme « r » en « t ». Les historiens s’accordent pour dire que le terme Fuuta lui-même a été institué avec l’arrivée des Fulɓe Koliyaaɓe (vers le 16 siècle), fondateurs de la dynastie Deniyanke avec Koli Tengela (Ten Yela) de patronyme Bah. Linguistiquement, il ne fait aucun doute que la formation du mot « Fuuta » dérive de la base « fur » issue de Bafur.

« Fuuta e Kumbaaru »

Le terme « Fuuta » est associé à celui de « Kumbaaru », ce dernier distingue dans son radical «  Kum » / « Kumb », qui rappelle Kumen, le berger mythique de Caamaaba  détenteur de secrets d’initiation pastorale.  De par ses attributs, il règne sur le monde animal domestique et sauvage, d’où « Kumbaaru ».

Bafur, pulaar, fulfulde

C’est également à partir de la base « fur », issue du terme « Ba-fur », qu’on dérive pour former les mots désignant la langue Fulɓe, qui, dans sa version occidentale est : pul-aar, alors que dans sa partie orientale, plus répandue, est : ful-ful-de.

Formellement, on peut dire que la construction du mot « Fulful-de » distingue la base « fur » (obtenue à partir de « Ba-fur »). C’est cette dernière qui va être redoublée ou rédupliquée pour former le mot « Ful-ful-de ». Comparativement, la formation du mot « pulaar » obéit au même procédé morphologique basé sur le redoublement. La différence entre les deux vient du fait que le redoublement dans le mot « pulaar » se limite à la finale consonantique « r » présente dans la base /fur/.

C’est cette dernière forme rédupliquée de la base en /fur-r/ qui est soumise à une double action de transformation phonétique, d’abord, celle qui modifie l’initiale du radical « fur » en « pur » (variation entre  « f » et « p »), puis celle affectant la consonne « r » qui se dissimile en « l » donnant « pul ». Quant à la longueur vocalique « aa » présente dans le mot « pulaar », elle est purement épenthétique, car elle permet d’éviter la suite consonantique *lr (interdite en pulaar). Cette voyelle épenthétique rappelle la voyelle « a » présente dans la base lexicale du terme « Bafur ».

Le pulaagu

Le pulaagu concerne l’ensemble des valeurs morales qui dictent le comportement des fulɓe, leur manière d’être, de vivre, de se conduire en société.

Parmi ces valeurs essentielles au « pulaagu » figure la notion de « kersa » « dignité », que les tous Fulɓe opposent au mot « gacce » qui évoque « la honte ». Là aussi, dans le mot « pulaagu », on retrouve la forme du radical « pul » issue de la base « fur » de « Ba-fur ».

Les peuples Bafur

Le terme « Bafur », comme on l’a vu précédemment, ne concerne pas que les Fulɓe. Il renvoie à d’autres peuples qui leur sont apparentés linguistiquement, culturellement et historiquement. C’est le cas des : Wolof, Soninke, Serer, Bambara. Ils ont tous cohabité dans le Tekrur (Tekruru).

Bafur,  Wolof

D’où vient le mot « Wolof » ? Avant de répondre à cette question, commençons par une affirmation de Pathé Diagne, qui, à la suite de Cheikh Anta Diop, déclare que les « Walaf tiennent leur nom de la langue qu’ils parlent. Cette langue elle-même emprunte sa dénomination au pays du Lof qui est une ancienne province du Waalo. » 

Nous pouvons ici faire le rapprochement entre la forme « Lof » avec le terme « Bafur », dont, nous pensons, il tire son origine. En effet, comme on peut le constater, le terme « Ba-fur », lui-même, se retrouve dans la formation du mot « Wolof » et que Cheikh Anta Diop avait raison d’adopter « Wa-laf » comme base constitutive servant à former le mot par lequel on désigne ce peuple.

Comparativement, ces deux termes « Wa-laf » et « Ba-fur » distinguent à leur initiale deux formes étymologiquement proches : « Wa » et « Ba », toutes les deux renvoient au mythe de Caamaaba, dont les Wolof sont aussi dépositaires.

La forme « laf », contenue dans le mot « Wa-laf », est issue de la base « fur » (de « Ba-fur »). Elle est obtenue grâce à un phénomène d’inversion ou de permutation très courant dans les langues ouest-africaines, qu’on appelle métathèse.

En effet, c’est la consonne finale « r » présente dans la forme « fur » (de « Ba-fur ») qui permute à l’initiale du radical /rVf/ et se dissimile en « l » /lVf/, d’où la forme « laf » ou « lof », car cette permutation s’accompagne d’une harmonisation vocalique qu’on constate dans les mots : Wa-laf, Wo-lof .

Le terme « Ba-fur » est encore plus explicite dans le titre porté par le roi des Wolof qui est « Bur » ou « Buur » issu de « fur », grâce à cette action de dissimilation consonantique qui transforme « f » en «b », deux consonnes qui appartiennent à un même ordre phonétique, celui des labiales.

Dans la manière de désigner le roi en wolof : « Bur ba » ou « Buur ba », c’est la marque « ba », présente à l’initiale du terme « Ba-fur », qui permute, elle est postposée au nom « bur » ou « buur » « roi », où elle va être rédupliquée en tant que déterminant, d’où : « bur ba « ou « buur ba » qui signifie « grand roi » en Wolof. Le terme « Buur » peut aussi être associé à « Dieu », car, à l’image du roi au-dessus de ses sujets, le Dieu est au-dessus de ses créatures. Dans les deux cas, il y a un rapport symbolique dans la manière de concevoir la relation à établir face à l’incarnation d’un pouvoir suprême.

En ce qui concerne le terme « Jolof », il est construit sur le même modèle que « Wolof ». La présence de la palatale « J » à l’initiale du mot « Jolof » révèle la marque du patronyme Njaa-jan Njay (N-(j)aa-(j)an N-(j)ay) ancêtre mythique et fondateur du royaume Wolof. Son patronyme Njay ou Njaay apparaît ici sous sa forme prénasalisée (N-jay), il est relié au patronyme peul du clan Jah. Ces deux patronymes font référence à l’ancêtre mythique Jaaye (cf. Niang 2017).

A partir de la forme « fur » issue de « Ba-fur », on construit « Waalo » (1287), ancien royaume Wolof par dissimilation consonantique, d’abord : de « f » en « w » (ordre des labiales), puis de « r » en « l » (ordre des alvéolaires). Il en est de même du titre « Brak » porté par le roi, qui est une construction issue de « Bafur, avec la consonne « r » qui permute dans le radical.

Bafur / Bambara

Le terme Bafur sert aussi à former le mot par lequel on désigne le peuple « Bam-bar-a » par un procédé de redoublement ou par réduplication (bam issu de « baf » et bar de « fur » avec une harmonisation vocalique dans tout le radical, d’où :  Bambara).

Bafur /soninke

Le terme « Bafur » peut être associé à un autre peuple proche des Fulɓe et que les Wolof identifient comme Sarakole, Sarakule, nous verrons plus loin comment.

Les Soninke (voir plus bas pour ce mot) ont fondé le royaume de Ghana connu aussi sous le nom de Wagadu, où nous distinguons : wa-gadu. C’est précisément ce dernier terme « gadu » qui permet de former « gana » (Ghana) grâce à une action de dissimilation consonantique de « d » en « n », suivie d’une harmonisation vocalique dans le radical.

A partir du terme « Wagadu », on forme le patronyme Wage issu de Waga-du. Les Wage est une des familles régnantes du Wagadu, comme les Baccili, un autre patronyme soninke présent dans le radical Caam-aa-ba sous la forme : (Bacca). Effet, c’est la nasale finale « m » présente dans le radical « caam » qui permute à l’initiale en « b », puis c’est la voyelle « a » ; par ce procédé morphologique, on forme : Bacca (qui est également le surnom de Samba, pour cette forme voir Niang 2017).

 

Quant à la formation du terme « Soninke », nous pensons qu’elle est obtenue à partir du patronyme : Sokhona, un des clans fondateurs, avec la nasale « n » qui permute dans le radical donnant ainsi : So-n-inke (inke étant un suffixe).

 

Le patronyme Sakho, d’origine soninke, est issu, lui aussi, de Sokhona, cette fois-ci, c’est la voyelle finale « a » (Sokhon-a) qui permute dans le radical pour former Sakho.

 

La construction du terme « Sarakole » ou « Sarakhole » obéit au même procédé morphologique basé sur la permutation. En effet, à partir de Sokhona, c’est d’abord la voyelle finale « a » qui permute à l’initiale du radical (donnant :  sakho-na), puis, c’est la nasale syllabique « na » qui permute dans le radical et se dissimile en « r » donnant à son tour :  sa-ra- kole (car « n » et « r » même ordre phonétique), alors que la présence de la latérale « l » dans (kole ou khole) est obtenue par dissimilation consonantique à partir de la nasale « n » contenue dans le patronyme : Sokho-n-a.

 

Les Soninke ont également comme autre dénomination : « Marka » ou « Markha ». Là, aussi, nous pouvons voir comment le terme « Marka » se construit à partir de Sokhona, où l’on distingue la nasale syllabique « na » en position finale : Sokho-na. C’est cette dernière qui permute à l’initiale et se dissimile en « ma » pour former Markha, alors que la présence de « r » est associée à la consonne (s) qui apparait à l’initiale du patronyme (S)okhona. C’est cette dernière qui varie en « r » (car « s » et « r » ordre des alvéolaires).

Il existe une autre appellation qui associe les Soninke au clan des Silla qui est aussi un patronyme. Ce dernier (Silla) est formé à partir du terme « Soninke », en effet, c’est la voyelle « i », présente dans ce mot, qui migre dans le radical et permute avec la voyelle « o » pour donner « sin », ce processus s’accompagne de changement phonétique avec la nasale « n » se dissimilant en « ll », d’où : Silla.

Wagadu et Bafur

Quel lien entre « Bafur » et « Wagadu » ? Comme le sait, historiquement, Tekrur est contemporain de l’empire du Gana (Wagadu). Leur lien, c’est le mythe Caamaaba.  En effet, si nous observons les termes : Walaf (Wa-laf), Wagadu (Wa-gadu), Bafur (Ba-fur), nous constatons qu’ils sont tous reliés étymologiquement et symboliquement au mythe Caamaaba.

Prochainement, dans un livre à paraître, nous vous livrerons notre analyse du terme Tekrur. Nous verrons dans quelle mesure il nous renseigne sur le lien si particulier qui unit sous forme de « denɗiraagal » le peuple Serer aux Haalpulaar du Fuuta. Ces deux peuples, si proches, ont vécu dans l’ancien Fuuta appelé « Namandiru », qui évoque une « terre » « d’abondance » selon plusieurs sources traditionnelles citées par Soh, Kamara, Kane.

En effet, l’ancien nom du « Fuuta » était « Namandiru », ce dernier fut créé par la dynastie des Jah Oogo,, première dynastie d’origine peule (VI siècle). Le Namandiru était initialement administré par le clan Ndaw.

Sur le plan linguistique, nous constatons que la formation du terme « Namandiru » est liée au patronyme « Ndaw » dont il est obtenu par permutation dans le radical, d’abord, de la voyelle « a » puis de la labiale « w » qui se dissimile en « m », donnant ainsi « Namandiru (n-a-m-a-ndir ».

Dans les traditions orales, le « Namandiru » est associé à une « terre d’abondance ». Or, en pulaar, le terme « ndaw » est utilisé aussi comme un intensif pour exprimer « l’immensité », « la démesure » et donc par extension « l’abondance ».

Par Niang Oumar

Société Linguistique de Paris


 

Quelques références

BAH Amadou Hampate : Koumen - Texte initiatique des Pasteurs Peul, EHESS , Collection CAH DE L ‘HOMME ,  (Broché), 2010.

BAH Oumar :  Le Foûta Tôro au carrefour des cultures: [les Peuls de la Mauritanie et du Sénégal], L'Harmattan,  – 1977

GADEN Henri : Le Poular dialecte peul du Fouta Sénégalais. Tome second: Lexique Poular-Français,  Paris, Leroux, 1914.

KAMARA,  Shaykh Muusa: FLORILÈGE AU JARDIN DE L’HISTOIRE DES NOIRS (ZUHÜR AL BASATIN). TOME 1, VOLUME 1  |

KANE Oumar, Le Fouta-Toro des Satigi aux Almani (1512 -1807), Dakar, thèse d’Etat

LAM , Aboubacry Moussa Lam, De l'origine égyptienne des peuls, Présence africaine, 1993

LHOTE,Henri, « L'extraordinaire aventure des Peuls », Présence africaine, no 22, octobre-novembre 1958, p. 48-57

NIANG, Oumar, Les patronymes Fulbe (peuls), origine mythique et symbolique, 2017, (https://www.ndarinfo.com).

NIANG, Oumar: Traditions, Valeurs et symboles liés au mythe de Caamaaba, 2016, https://pulaar.org.

NIANG Oumar ; Pour une nouvelle approche de la morphologie nominale du pulaar, 2013

https://pulaar.org .

NIANG, Mamadou : Pulaar-English/English-Pulaar, Standard Dictionary (Hippocrene Standard Dictionary), New-York, 1997.

Pathé Diagne : Pouvoir politique traditionnel en Afrique occidentale. Essai sur les institutions politiques précoloniales, 1968.

DIOP, Cheikh Anta Diop : Nations nègres et culture,  De l'antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique noire d'aujourd'hui.

SOH  Cire A .: Chroniques du Foùta sénégalais, E. Leroux, Paris, 1913.