Les producteurs de riz de la vallée du fleuve Sénégal ont tenu un point de presse ce mercredi à Ross-Béthio pour alerter sur une crise de stockage qui menace directement la campagne hivernale, prévue dans quinze jours.
« Le problème est toujours intact. Depuis le 12 novembre, nous avons signé des accords avec le ministre du Commerce sur la vente par les importateurs et la subvention à partir du mois de janvier. Le ministre avait confirmé en avril que les importateurs devaient être payés sur la subvention de 50 francs. Mais depuis lors, ça n'a pas bougé », a déclaré Alioune Diagne, président de l'Association nationale des riziers. Sur les 37 000 tonnes disponibles au 3 avril, seuls 3% ont été enlevés par les importateurs. Les magasins sont saturés, la nouvelle récolte arrive dans une semaine.
Talla Sady, rizier à Kébémer, a pointé la double pression qui étouffe la filière. D'un côté, du riz étranger arrive massivement au Sénégal à 240 000 francs la tonne — un prix imbattable pour les producteurs locaux qui supportent en plus un coût élevé de l'électricité pour le stockage.
De l'autre, les importateurs eux-mêmes sont à l'arrêt. « Ils ont acheté 5 000 tonnes sur 6 000 dans un premier temps. Malheureusement, ils n'ont pas encore reçu la subvention de 50 francs promise par le ministre du Commerce. Comme ils ne savent pas comment ils vont faire pour recevoir cet argent, ils ont arrêté d'acheter du riz », a-t-il expliqué, résumant l'impasse : « On nous parle de souveraineté alimentaire. Dans une semaine, la nouvelle récolte va venir, alors que l'ancien stock est toujours là. »
Marie Rassoul Niang, secrétaire générale de l'Association nationale des riziers, a conclu avec gravité : « On s'apprête à aller en campagne de l'hivernage d'ici 15 jours. Jusqu'à présent, notre situation n'a pas changé. Si nous ne vendons pas le riz, nous aurons d'énormes problèmes. »
Les producteurs réclament une audience urgente avec les autorités et un calendrier précis de paiement de la subvention aux importateurs. « Si ça ne se fait pas d'ici un mois, ça va être vraiment difficile pour faire une bonne campagne », a prévenu Talla Sady.
« Le problème est toujours intact. Depuis le 12 novembre, nous avons signé des accords avec le ministre du Commerce sur la vente par les importateurs et la subvention à partir du mois de janvier. Le ministre avait confirmé en avril que les importateurs devaient être payés sur la subvention de 50 francs. Mais depuis lors, ça n'a pas bougé », a déclaré Alioune Diagne, président de l'Association nationale des riziers. Sur les 37 000 tonnes disponibles au 3 avril, seuls 3% ont été enlevés par les importateurs. Les magasins sont saturés, la nouvelle récolte arrive dans une semaine.
Talla Sady, rizier à Kébémer, a pointé la double pression qui étouffe la filière. D'un côté, du riz étranger arrive massivement au Sénégal à 240 000 francs la tonne — un prix imbattable pour les producteurs locaux qui supportent en plus un coût élevé de l'électricité pour le stockage.
De l'autre, les importateurs eux-mêmes sont à l'arrêt. « Ils ont acheté 5 000 tonnes sur 6 000 dans un premier temps. Malheureusement, ils n'ont pas encore reçu la subvention de 50 francs promise par le ministre du Commerce. Comme ils ne savent pas comment ils vont faire pour recevoir cet argent, ils ont arrêté d'acheter du riz », a-t-il expliqué, résumant l'impasse : « On nous parle de souveraineté alimentaire. Dans une semaine, la nouvelle récolte va venir, alors que l'ancien stock est toujours là. »
Marie Rassoul Niang, secrétaire générale de l'Association nationale des riziers, a conclu avec gravité : « On s'apprête à aller en campagne de l'hivernage d'ici 15 jours. Jusqu'à présent, notre situation n'a pas changé. Si nous ne vendons pas le riz, nous aurons d'énormes problèmes. »
Les producteurs réclament une audience urgente avec les autorités et un calendrier précis de paiement de la subvention aux importateurs. « Si ça ne se fait pas d'ici un mois, ça va être vraiment difficile pour faire une bonne campagne », a prévenu Talla Sady.


