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Pastef - Patriotes : « Sonko est une alternative crédible pour 2019 »

Mercredi 28 Février 2018

Pour porter le député OUSMANE Sonko à la magistrature lors des élections 2019, le mouvement, PASTEF-LES PATRIOTES, a mis en place un concept dénommé « BOKK NAA », dont le principal objectif est de faire cotiser l’ensemble des patriotes du Sénégal et de la diaspora afin d’obtenir la caution et participer aux échéances de 2019. Dans cette interview accordée à la rédaction de Xalimasn, les membres de PASTEF sont revenus sur le concept et les moyens misent en œuvre pour porter leur mentor au sommet, au soir du 24. Au cours de l’entretien, Bassirou Diomaye FAYE, (inspecteur des impôts Comité de Pilotage PASTEF) s’est largement exprimé sur le problème des cartes identités notés lors des législatives de Juillet dernier. Toujours du coté des Patriotes Amadou Chérif DIOUF, (banquier, PASTEF CANADA) et Mandiaye DIALLO, (ingénieur génie civil, PASTEF FRANCE) n’ont pas manqué de présenter le leader de PASTEF OUSMANE SONKO comme une alternative crédible pour 2019.


D’où vient le concept de Bokk Naa ?

Mandiaye Diallo : Il faut remonter à l’élan de solidarité teintée d’indignation
qui suivi la radiation du Président des Pastef-les patriotes, Ousmane Sonko
pour retracer l’historique de Bokk Naa. C’est en ce moment qu’ayant compris
que la stratégie du Président Macky Sall était d’affamer un adversaire politique
déterminé à combattre la mal gouvernance sur fond de scandales répétés.
C’est alors qu’un appel a été lancé, à tous les patriotes pour soutenir SONKO et
PASTEF-LES PATRIOTES dans le combat qu’ils mènent, non pas pour eux-mêmes
mais pour l’ensemble des Sénégalais y compris les générations futures. Cette
première phase s’est terminée juste avant l’ouverture de la campagne des
législatives de juillet 2017. Nous entamons donc la phase 2 de Bokk Naa avec la
présente campagne.

2- Quel est le but du concept Bokk Naa pour le parti pastef ?

Mandiaye Diallo : Avec l’évolution du parti et la perspective de l’élection
présidentielle, mais aussi en partant de la claire conscience du point faible
de notre jeune parti à savoir les finances, nous avons, pour cette fois-ci fixé

des deux objectifs : le financement de la tournée nationale et internationale
du Président Ousmane Sonko, qui est actuellement à la rencontre des
Sénégalais pour les écouter et la prise en charge de la caution. Notre
conviction demeure, en effet, que sa candidature serait salutaire pour notre
pays qui a besoin aujourd’hui d’une vraie alternative tant générationnelle
que sur le plan de l’éthique politique.

3- Pourquoi l’idée de faire cotiser tous les patriotes ?

Amadou Chérif Diouf : Parce qu’il est important de replacer les militants,
les citoyens tout simplement, au cœur de l’action politique : de la
massification au financement, en passant par l’implantation et la
structuration. Comme nous l’avons dit, notre souhait c’est qu’au moment
où le Président Ousmane Sonko accèdera à la magistrature suprême, avec le
soutien des Sénégalais et l’aide de Dieu, qu’il ne soit redevable qu’envers le
peuple Sénégalais. Pour cela, nous devons tous nous sentir concernés et
nous impliquer. Nous pensons que l’Etat de déliquescence de notre pays
appelle un sursaut patriotique de la part de tous et de chacun. Voilà l’esprit
Bokk naa.
Si nous avons pris cette initiative, c’est pour ne pas tomber dans la tentation du
parrainage systématique que nous connaissons et qui, non seulement, ne laisse
pas les coudées tout à fait franches au Président de la République soutenu dans
ces conditions, mais expose aussi à des sources de financement dont on ne
maîtrise véritablement pas la licéité des fonds octroyés suivant des canaux
occultes. L’affaire Lamine Diack nous rappelle encore douloureusement la
nature de ce risque. Il urge d’ailleurs de se pencher sérieusement sur la
question du financement des partis politiques au Sénégal.

4- Espérez-vous atteindre votre objectif d’ici 2019 ?

Amadou Chérif Diouf : Il est clair que nous inaugurons là une nouvelle voie
dans les mécanismes de financement des partis politiques au Sénégal. Nous
avons aujourd’hui innové. C’est pourquoi, il est difficile de présager de ce
que sera le résultat final de la campagne de levée de fonds actuelle à travers
le concept Bokk Naa. Mais, nous sommes optimistes pour au moins trois
raisons objectives :
D’abord la première phase qui impliquait au départ moins de personnes et avec
moins de communication a été un franc succès quoiqu’elle fût, à la base, moins
ambitieuse que la présente qui elle, a l’avantage de partir de la synergie de
plusieurs pays avec une meilleure préparation et une communication plus
élaborée.

La deuxième raison est qu’entre temps, le discours et la posture du Président
Ousmane Sonko a du faire son bonhomme de chemin dans les concessions et le
cœur des Sénégalais. Notre conviction bâtie sur les profils des adhérents de
plus en plus nombreux à taper aux portes de PASTEF-LES PATRIOTES, c’est que
notre parti est en passe de réconcilier une bonne partie des Sénégalais avec la
politique et surtout de reconstituer l’espoir en un homme politique véridique,
sincère et surtout avec des mains propres.
La troisième raison nous la tirons de l’expérience des législatives. C’est révéler
un secret de polichinelle que de dire que notre budget de campagne quoique
modeste a été entièrement pris en charge par les citoyens et patriotes qui
croient en notre action. Je pense qu’ils ne regrettent pas leur geste au regard
de la nouvelle forme de députation qu’ils découvrent avec le Président SONKO.

5- Qu’est-ce que les sénégalais peuvent attendre de PASTEF une fois à lamagistrature suprême ?

Bassirou Diomaye FAYE : Nous pouvons, sans risque de nous tromper dire
que les Sénégalais ne peuvent que s’attendre à une nouvelle ère politique
au Sénégal si PASTEF accédait à la magistrature suprême. Ils peuvent
s’attendre à une gouvernance qui place enfin l’intérêt supérieur non pas
d’une famille, d’un clan ou d’un parti, mais celui du Sénégal et des
Sénégalais au cœur de l’action politique. Le parcours des individus qui
incarnent les postes de responsabilités au sein de notre parti en présage
fortement. Ce parcours est plus important que le discours d’ailleurs. Car, la
classe politique classique ou systémique considère que les promesses
n’engagent que ceux qui y croient. Le prototype du militant actuel de
PASTEF est celui-là qui vient adhérer en disant que je n’ai jamais fait la
politique ou que j’en faisais mais j’ai été déçu mais qu’avec PASTEF, je vois
enfin une offre politique qui me correspond. Une offre politique qui a
comme soubassement un amour profond pour le Sénégal et un sens élevé
du don de soi pour la patrie. L’illustration suprême reste la perte d’emploi
subie par le Président SONKO qui s’il n’était mu que par ses intérêts
personnels seraient resté sagement à son poste d’inspecteur des impôts ou
aurait tout bonnement resté

6- Au regard des résultats obtenus lors des élections législatives de juillet2017, comment comptez-vous vous distinguer lors des échéances 2019 ? _

Bassirou Diomaye FAYE : D’abord, il faut rappeler que les conditions
calamiteuses dans lesquelles les élections législatives de juillet 2017 se sont

déroulées devraient empêcher qu’on s’en réfère absolument pour se
projeter sur les législatives. Le mode de scrutin non plus n’est pas le même.
Et même avec tout ce qui s’est passé, la lecture qu’aussi bien le pouvoir et
l’opposition partagent c’est qu’avec la même répartition des suffrages, il y
aurait forcément un deuxième tour. Evidemment, d’expérience au Sénégal,
un Président qui devrait être réélu ne va pas au deuxième tour puisqu’il n’y
a pas de bilan additionnel à faire valoir entre les deux tours d’une élection.
A partir de ce moment, tout peut arriver.
Ensuite, il convient de relever que la perspective n’est pas la même. Loin s’en
faut. On dit que l’élection présidentielle est un rendez-vous entre un homme et
son peuple. A notre sens, rien n’est plus vrai. La tendance actuelle dans le
monde est le rejet des politiciens classiques par les masses populaires fatiguées
d’être déçues par les mêmes hommes d’un même système. Nous pensons que
le Sénégal et les Sénégalais sont aujourd’hui, plus que jamais, au diapason de
cette ère, de ce nouveau vent qui souffle sur les démocraties fortes. Ousmane
SONKO est une alternative plus que crédible pour 2019.

7- Quelle appréciation faites-vous sur le retrait des cartes d’identité qui fait
débat entre l’opposition et le pouvoir ?

Bassirou Diomaye FAYE : Nous sommes tous témoins de l’organisation par
le régime du Président Macky SALL de la désorganisation notée lors des
dernières élections. Rappelons que malgré cette triste mascarade électorale
avec son lot parrainage de listes, la rétention des cartes électeurs pour près
de 2.000.000 des primos-inscrits, la modification cavalière du Code électoral
en violation de la tradition de consensus fort sur les questions électorales
depuis 1996, il a félicité son ministre de l’intérieur avec à la clé son fameux
« l’essentiel c’est qu’on ait gagné ». C’est très grave !
La posture attendue d’un Président de la République responsable n’est
assurément pas celle d’un sabotage électoral. Il n’est point besoin d’être un
observateur averti pour constater que beaucoup de conflits post-électoraux
sont nés d’un processus électoral mal conduit par des personnes qui, à un
moment de l’histoire de ces pays, n’ont pas fait confiance à leur bilan pour se
faire réélire ; mais surtout, n’ont pas su faire preuve de grandeur pour mettre
la sacralité des vies perdues et la stabilité politique de leur pays au-dessus de
leur ambition personnelle.
C’est pour cette raison qu’en tant qu’opposition responsable nous alertons et
nous combattons par les voies les plus pacifiques et les plus démocratiques

pour prévenir et lutter contre la mise en danger de la stabilité politique du
Sénégal dont nous nous glorifions tant.
Mais, il est aussi à signaler que les citoyens doivent s’approprier ce combat qui
ne doit en aucun cas être l’apanage des politiques puisqu’il est aussi et surtout
question de la confiscation de leurs droits et liberté notamment de leur droit
de vote par un Président « né après les indépendances ».

CHEIKH SARR
XALIMASN



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1.Posté par Babacar NDAO le 21/05/2018 18:01 | Alerter
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Je suis étudiant à l'UCAD et je peux me permettre de dire qu'aujourd'hui il est grand temps pour tout jeune intellectuel qui veut changer l'ordre des choses pour l’intérêt commun de tous les citoyens sénégalais, de rejoindre le PASTEF-les patriotes pour vraiment poser une nouvelle tournure politique comme le souhaite notre cher président Ousmane SONKO. Juste pour ajouter qu'on est dignes et courageux pas arrogants.
VICE LE PASTEF VIVE OUSMANE SONKO VIVE LE SENEGAL.

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