Appliquant cette rigueur à sa propre agenda, Ousmane Sonko a confirmé l'annulation de plusieurs déplacements internationaux majeurs prévus en avril. Le Premier ministre devait initialement se rendre au Niger le 8 avril à l'invitation de son homologue, puis en Espagne le 18 avril pour rencontrer Pedro Sánchez. Un meeting politique d'envergure, programmé à Paris le 19 avril, a également été reporté à une période jugée plus opportune. "J'ai pris un certain nombre de mesures, de restrictions drastiques de tout ce qui concerne les dépenses au niveau du gouvernement", a-t-il déclaré, précisant que cette interdiction de quitter le territoire s'appliquait à l'ensemble des membres de son équipe, sauf dérogation pour nécessité impérieuse de service.
Au-delà des économies budgétaires, cette décision s'inscrit dans une volonté de maintenir les ministres sur le terrain pour faire avancer les dossiers prioritaires. À ce titre, le Premier ministre a annoncé que le ministre de l’Énergie et des Mines s’adresserait prochainement à la nation pour exposer des mesures stratégiques. Ousmane Sonko a insisté sur l'importance d'un "peuple conscient", capable d'anticiper les crises pour renforcer sa résilience.
Cette offensive contre le train de vie de l'État intervient alors que le gouvernement multiplie les signaux de rupture avec les pratiques du passé. En gelant les missions à l'étranger, le Premier ministre entend envoyer un signal fort d'exemplarité à l'opinion publique, tout en appelant à une mobilisation collective face aux défis économiques et énergétiques à venir.
MS/NDARINFO



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