Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a assuré ce dimanche que l'État prendrait toutes les dispositions nécessaires pour garantir la mobilité des Sénégalais face au mot d'ordre de grève lancé par certains syndicats de transporteurs. S'exprimant lors d'une sortie officielle, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne pas laisser les usagers subir les conséquences d'un blocage du secteur, tout en privilégiant une approche de dialogue avec les partenaires sociaux.
Le gouvernement prévoit la mobilisation des flottes de la société nationale Dakar Dem Dikk ainsi que des opérateurs privés conventionnés pour assurer une continuité de service sur les principaux axes urbains et interurbains. Yankhoba Diémé a souligné que la liberté de circuler est un droit constitutionnel que l'autorité se doit de protéger. Selon le ministre, des instructions fermes ont été données aux forces de sécurité pour veiller au libre exercice du travail pour les transporteurs qui ne souhaiteraient pas suivre le mouvement de contestation.
Les revendications des syndicats grévistes portent principalement sur les conditions de travail, la tarification et les contrôles routiers. Tout en reconnaissant la légitimité de certaines préoccupations, le ministre a déploré le recours systématique à l'arrêt de travail comme moyen de pression.
« Nous restons ouverts à la discussion, mais nous ne saurions accepter que l'économie nationale soit prise en otage », a précisé le représentant de l'État. Des réunions de concertation sont d'ores et déjà programmées entre la direction des transports terrestres et les secrétaires généraux des syndicats pour tenter de trouver une issue de crise.
Par ailleurs, l'État étudie des mesures d'accompagnement structurelles pour moderniser le parc automobile et améliorer la sécurité routière, des points souvent soulevés par les professionnels du secteur.
Yankhoba Diémé a invité les transporteurs à la responsabilité et au sens de l'intérêt général, rappelant que les perturbations du transport impactent directement le coût de la vie et l'activité des travailleurs. La situation fait l'objet d'un suivi permanent par une cellule de crise installée au sein du ministère pour réajuster le dispositif de transport public en fonction de l'évolution du mouvement sur le terrain.
MS/NDARINFO



ACCUEIL



Offres-emploi