Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, a lancé un appel solennel pour une pacification du discours politique et citoyen au Sénégal. Il exhorte les acteurs publics et la population à bannir définitivement le mot « trahison » des échanges, qu'il s'agisse de s'adresser à un camarade, à un simple citoyen ou, à plus forte raison, au Président de la République.
Selon lui, ce terme constitue l'une des pires offenses possibles dans l'espace public sénégalais.
Le fondateur d'Afrikajom Center souligne que l'utilisation d'un tel vocabulaire n'est pas sans conséquences judiciaires immédiates. Il rappelle que pour des propos bien moins graves, le procureur de la République procède régulièrement à des convocations. Bien qu'il précise avoir personnellement toujours contesté et dénoncé ce type de délit d'opinion, il insiste sur la nécessité de cohérence dans l'application des règles de conduite et de respect mutuel.
MS








Reddition des comptes : le magistrat Ousmane Kane dénonce un « échec » judiciaire
Offres-emploi