La Société nationale Les Chemins de fer du Sénégal (SN CFS) a lancé une offensive pour le financement de son programme de modernisation ferroviaire. Le directeur général de la structure, Ibrahima Ba, a révélé ce vendredi que la réalisation de l'axe stratégique Dakar-Tambacounda, long de 500 kilomètres, nécessite une enveloppe estimée à 1 500 milliards de francs CFA.
Ce projet s'inscrit dans un plan global de construction d'un réseau national de 2 000 kilomètres. Ibrahima Ba a précisé que des études techniques sont actuellement en cours pour affiner le coût réel de cette infrastructure lourde. Soulignant le caractère onéreux des investissements ferroviaires, le directeur général a rappelé qu'un chemin de fer nécessite environ quatre-vingts ans pour être amorti, ce qui impose la mise en place de modèles financiers robustes.
Pour mobiliser les fonds nécessaires, l'État mise sur une stratégie de financement diversifiée. Le Sénégal sollicite simultanément des partenariats public-privé (PPP), l'appui des banques de développement et le concours de partenaires bilatéraux. L'objectif est de présenter un modèle bancable capable d'attirer des investisseurs internationaux sur le long terme. Cette annonce intervient à la veille de la célébration du 66e anniversaire de l'indépendance à Thiès, cité historique du rail.
En attendant le bouclage du financement de l'extension, la SN CFS concentre ses efforts sur l'optimisation du réseau existant. Bien que jugé vétuste, le rail reste opérationnel sur certains tronçons, desservant notamment les localités de Dakar, Ngaye Méckhé, Tivaouane et Thiès. Le trafic entre Dakar et Tambacounda, interrompu depuis 2018, fait l'objet de discussions avancées pour une reprise imminente. La relance de cette ligne est attendue pour ses effets directs sur la réduction des accidents de la route et la création d'emplois dans les régions traversées.
MS/NDARINFO



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