Les discussions s’intensifient au sein des différents points de vente de bétail de la commune de Saint-Louis, mais les transactions effectives restent timides à l'approche de la fête de la Tabaski. Dans les différents foirails sillonnés, le constat est identique : éleveurs et acheteurs passent de longues minutes à négocier les prix, sans pour autant déboucher sur un accord final. Un grand nombre de clients potentiels quittent les lieux les mains vides, prolongeant ainsi une phase d'observation dictée par la prudence budgétaire.
Des prix d'entrée fixés à 150 000 FCFA et un décalage entre l'offre et la demande
Sur le terrain, la grille tarifaire minimale affichée par les opérateurs du secteur pastoral démarre à 150 000 francs CFA pour les béliers de taille moyenne. Ce seuil financier est jugé excessif par la majorité des pères de famille interrogés, qui estiment que le pouvoir d'achat actuel des ménages ne permet pas de s'aligner sur de telles exigences.
Par ailleurs, au-delà du facteur prix, les consommateurs pointent du doigt un déficit de conformité, affirmant ne pas trouver sur les foirails des sujets dont la qualité et le gabarit correspondent aux montants réclamés par les vendeurs. Les éleveurs, de leur côté, justifient ces tarifs par la cherté de l'aliment de bétail et les coûts logistiques liés au transport depuis les zones de rachat.
Ami GUEYE








Tournée territoriale : les détails de la rencontre entre le patron des Douanes et le Gouverneur Al Hassan Sall.
Offres-emploi