L’Assemblée nationale s’apprête à vivre une journée décisive pour l’avenir du système électoral sénégalais. Ce mardi 28 avril 2026, les députés sont appelés à voter la proposition de loi visant à modifier les articles L.29 et L.30 du Code électoral. Cette initiative, portée par le groupe parlementaire de la majorité, vise à réformer les dispositions encadrant l'éligibilité, afin de corriger ce que les partisans du texte qualifient d'« injustices » héritées des anciens textes, tout en se conformant aux promesses électorales faites aux Sénégalais.
Une réforme engagée à huit mois des élections locales
La députée Fatou Cissé Goudiaby, présidente de la commission des Affaires étrangères, a tenu à préciser la légalité de cette démarche face aux critiques sur la méthode. Elle rappelle que le dépôt d'une proposition de loi est une procédure régulière prévue par la Constitution. En perspective des élections locales de janvier 2027, la majorité parlementaire estime qu'il est impératif d'agir maintenant, à huit mois de l'échéance, pour garantir un processus inclusif. Cette anticipation permet également de respecter le protocole de la CEDEAO, qui interdit toute réforme substantielle à moins de six mois d'un scrutin sans un large consensus.
L'Assemblée nationale réaffirme sa mission législative
Pour les défenseurs de la réforme, il s'agit pour le pouvoir législatif d'assumer pleinement son rôle : légiférer lorsque l'intérêt général le commande. Fatou Cissé Goudiaby souligne que Pastef Les Patriotes entend honorer son engagement de restaurer l'équité démocratique, fort du soutien exprimé par les électeurs lors de la dernière présidentielle. Tout en assurant veiller à la stabilité et à la prévisibilité du calendrier républicain, la majorité parlementaire se dit prête à examiner avec rigueur tout autre projet de loi soumis par l'exécutif pour le bien du peuple sénégalais.
MS/NDARINFO



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