Après son audition devant l'Assemblée générale ce mercredi 22 avril 2026, l'ancien président sénégalais Macky Sall entre désormais dans la phase la plus critique et la plus secrète du processus de sélection à l'ONU. Si le « grand oral » a permis de mesurer la popularité du candidat auprès des 193 États membres, c’est désormais au Conseil de sécurité que se jouera son destin diplomatique à travers une série d’étapes éliminatoires.
Le « parcours du combattant » au Conseil de sécurité
Dès le mois de mai 2026, les 15 membres du Conseil de sécurité entameront les célèbres « straw polls » (scrutins de paille). Ces votes à huis clos, utilisant des bulletins marqués « encourager », « décourager » ou « sans opinion », visent à dégager un consensus. Pour Macky Sall, l'enjeu sera de figurer systématiquement en tête de ces sondages informels pour décourager ses concurrents, notamment Michelle Bachelet ou Rafael Grossi.
L’obstacle du « bulletin rouge » (Le Veto)
L'étape la plus redoutable pour le candidat sénégalais reste l'usage du veto. Lors des derniers tours de scrutin, les membres permanents (P5 : États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni) utilisent des bulletins de couleur différente. Un seul bulletin rouge émanant de l'une de ces puissances mettrait fin aux ambitions de Macky Sall. Sa capacité à naviguer entre les intérêts divergents de Moscou, Washington et Pékin sera donc le facteur déterminant de sa réussite.
Vers une nomination finale à l'automne
Si Macky Sall parvient à obtenir au moins 9 voix sans veto, le Conseil de sécurité adoptera une résolution confidentielle le recommandant officiellement à l'Assemblée générale. Ce choix final intervient généralement entre octobre et novembre 2026. Une fois cette recommandation transmise, l'Assemblée générale procédera à la nomination par acclamation, ouvrant la voie à une prise de fonction historique le 1er janvier 2027.
MS/NDARINFO



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