L'enquête, qui a duré plusieurs mois, a permis d'identifier un système complexe de sociétés écrans et de prête-noms opérant entre l'Afrique, l'Europe et le Moyen-Orient. Le réseau utilisait des circuits commerciaux légitimes, notamment dans l'immobilier et l'import-export, pour réinjecter des fonds issus de diverses activités criminelles dans l'économie formelle. Selon les premiers éléments de l'investigation, les transactions frauduleuses auraient atteint des sommets records, dépassant le millier de milliards de francs CFA.
Plusieurs interpellations ont été réalisées au cours des dernières 48 heures dans différents quartiers de la capitale et dans certaines régions frontalières. Des documents compromettants, des supports numériques ainsi que d'importantes sommes d'argent en devises étrangères ont été saisis lors des perquisitions. Les suspects, dont certains de nationalité étrangère, ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et fraude fiscale aggravée.
Cette saisie record intervient dans un contexte de renforcement de la surveillance financière par l'État, qui s'est engagé à sortir le Sénégal des listes de surveillance des instances internationales de lutte contre le blanchiment. Le procureur de la République a été saisi du dossier, et une commission d'enquête internationale pourrait être sollicitée pour tracer l'intégralité des avoirs dissimulés à l'étranger. Cette opération est perçue comme un signal fort envoyé aux organisations criminelles internationales tentant d'utiliser le système bancaire national à des fins illicites.
MS/NDARINFO



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