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Gros plan : Les mères Courages du Walo.

Samedi 16 Juillet 2016

Avec bravoure et courage, les femmes de Saint-Louis en général et du Walo en particulier, patiemment, cultivent la terre, ou arpentent les marchés pour écouler leurs produits. Dans toute la vallée, les Gie et autres structures de femmes montrent la voie à suivre pour un développement harmonieux.


Le rituel est immuable, chez la dame malgré le soleil ardant de la vallée, Aminata Mbodji, les chevilles engluées dans la boue, fait du re- piquage, dans sa rizière. Sa vie et son temps ne se résument qu’à ces travaux, qui doivent lui permettre d’exploiter son hectare et demi de terre sans problèmes. Cette image est usuelle dans ce Walo, où de braves femmes peinent sous le soleil à la recherche de leur pain.

« Je suis dans ce groupement depuis des années et nous avons des parcelles que l’on exploite. L’organisation est bien faite et chaque fois, financièrement, nous nous en sortons », souligne fièrement Aminata Mbodji entre deux pauses.

Diokhor, le louma des femmes

A quelques kilomètres, sous le sec climat du Walo, Dieumbeu Fall habitant de la commune de Gnith, prend ses marques au marché hebdomadaire de Diokhor, localité peuplée en majorité de Peulhs, Wolofs et Maures. Dans son propos, l’élue de la commune de Gnith s’est dite heureuse de ce marché qui ouvre ses portes et va permettre aux populations d’écouler leurs récoltes convenablement. Aujourd’hui, cette mère de famille est aux anges, car elle est la valeureuse qui pro- fite des dons divins du Walo en termes de terres arables et d’eau se livre à son dada favori, le maraichage.


Mieux encore, avec ce marché, les produits qui jadis étaient envoyés dans les autres «Loumas» sont écoulés sans se déplacer. C’est dans ce sens que souligne Mme Dieumbeu Fall, «aujourd’hui toutes les localités qui nous attendaient dans leurs «Loumas» sont obligées de venir au marché de Diokhor tous les jeudis pour s’approvisionner». Eau et enclavement : les deux problèmes La fraicheur matinale commence à s’estomper et le Walo présente sa rigueur climatique au visiteur. La poussière indispose les yeux tandis que les lèvres craquellent. Ajouté à cela, les différentes commerçantes disent souffrir du manque d’eau et de problèmes de désenclavement, dans ce marché hebdomadaire. «Si on pouvait nous aider à résoudre ces deux questions, Diokhor pourrait rapide- ment se développer, car dans notre pays, l’agriculture est un moteur très important.

Le Walo et ses braves femmes entendent participer à cette œuvre nationale». En effet, ce « Louma » qui pour la première fois se tient dans la localité est pris d’assaut par les femmes de tout âge. Accompagnées de leurs progénitures ou parfois seules, elles occupent tentes et au- tres cantines obtenues après avoir dé- boursé 3 .000, 15.000 ou encore 50.000 Fcfa.Les produits proposés sont nombreux comme le souligne Fatou Diouf originaire deYamane, un village à moins de 3 kilomètres de ce « Louma ». Dans sa dé- marche, elle rappelle se rendre en Mauritanie pour s’approvisionner et après venir proposer ses marchandises dans ce marché carrefour entre les localités de Mpal, Ngith, Saint-Louis, entre autres.
Source : dynamiquemag.com