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Mis aux arrets, le Colonel Abdoulaye Aziz Ndao en détention à la Caserne Samba Diéry Diallo

Jeudi 14 Août 2014

Le Colonel Abdoul Aziz Ndao vient d’être mis aux arrêts de rigueur. L’auteur du Livre, “Pour l’honneur de la Gendarmerie nationale” est en détention à la Caserne Samba Diéry Diallo et ce, pour trente jours.

En attendant bien sûr la procédure d’enquête qui sera ouverte contre lui et qui va aboutir à de probables sanctions.

Pour rappel, convoqué, avant-hier lundi par le Haut Commandant de la Gendarmerie, le Colonel Abdoul Aziz Ndao avait reçu une demande d’explications, à laquelle il a répondu, en assumant tout ce qu’il a raconté dans son livre.



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1.Posté par J S Beye le 25/09/2014 17:30
Réflexions sur le soi-disant brulot du Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw,
Je venais de terminer le récent livre du Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw, « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise » et qui avait défrayé la chronique de la presse médiatique Sénégalaise. Je ne sais à quel point de l’histoire du peuple ou cette institution pouvait prétendre accomplir un devoir responsable. Tout comme les autres forces de sécurité, « Il y a certains parasites qui ne tuent pas leurs hôtes pour leurs propres suivies », métaphoriquement parlant.
En d’autres termes, ceux qui s’abreuvent de la même source contaminée de parasites seront infestés par les mêmes parasites. Je me demande pourquoi les Africains pensent que ces institutions imposées par les Occidentaux fonctionneraient autrement.
Par ailleurs, j’avais marre des reprises de nos journaux de cette crise européenne OTAN/Ukraine contre la Russie et qui finalement surplombait toutes les autres nouvelles comme si avec presque le milliard de population, l’Afrique n’offrait rien qui soit digne d’être reporté à part cette maladie de l’Ebola.
Alors, je m’étais terré une journée et demi pendant ce weekend pour enfin lire ce livre qui n’avait pas de révélations surprenantes. Mon sentiment après lecture du livre est que le bon Colonel n’a rien compris de sa réalité puisqu’il croit devoir défendre l’honneur d’une institution quand bien même elle représente, et a toujours représenté et représentera l’instrument de l’oppression de son peuple.
Je ne sais pas comment dire ceci sans pour autant reconnaitre l’injustice qui lui est faite par ceux qu’ils accusent. Pourtant, pour aussi longtemps qu’il a servi cette institution et vu d’autres collègues « piégés » où connu les expériences de nombreux concitoyens sans que cela le fasse frémir puisqu’un jour il pouvait vivre le même malheur.
C’est dire que quelque part, le colonel Abdoulaye Aziz Ndaw vivait avec un certain détachement du peuple ; une certaine aliénation compliquée par l’endoctrinement d’un esprit de corps ou il croyait se mouvoir au dessus du commun des Sénégalais alors que dans cette hiérarchie sociale virtuelle qu’il croyait acquérir, il oubliait que ses privilèges temporaires lui avaient simplement permis de s’élever juste pour servir un système corrompu de tout bord.
Il est possible que dans sa prison, il apercevra une lueur de la vérité qui est que la république et toutes ses institutions sont le lègue d’un peuple hégémonique décadent. Rien de ce qu’il cru trouver comme noble à travers ses fonctions dans les institutions dites internationales ne réduira la dimension grotesque de ces barbares qui se disent civilisés.
Ce qu’il vit et ce qui sortira de cette expérience n’est rien de fortuite car ceux qui auraient lu et puisés quelques connaissances des livres « la République » ou « le Prince » de Machiavel ne seraient jamais étonnés de ce qui passe au Sénégal comme ailleurs. Malheureusement, certains Nègres veulent défendre les fers de l’esclavage de leur peuple et s’étonnent qu’ils en deviennent les victimes.
D’ailleurs, en lisant le colonel, je perdis au fil de la lecture toute sympathie pour lui car lui aussi démontra la naïveté sinon le complexe d’infériorité tant reproché aux autres Africains concernant l’expertise étrangère comme si les Africains ne pouvaient innover dans leurs gestions des institutions. Lorsqu’il appelait Gbagbo un apprenti sorcier mais ne trouvait rien d’anormal que les gendarmes africains portassent le même uniforme bleu qu’en France, je me dis qu’on ne pouvait trouver pire lorsque la soi-disant crème de l ‘élite de la gendarmerie était incapable de créer ses propres modèles.
Je m’obligeais de lire ce qui restait avec beaucoup de peine. Il y avait son orgueil sur les réformes de cette gendarmerie mais, c’était comme d’habitude, que du « copié-collée » et de la singerie. Le colonel avec tous ses diplômes et ses connaissances n’avait jamais su que la conséquence d’une économie de dettes était un chaos qui perpétuait la paupérisation du peuple. La république était organisée systématiquement comme la mafia. Lui, plus que tout autre citoyen, devrait comprendre que tout ce qui venait de l’Europe était aussi perfide que la décadence de ce peuple. La corruption est plutôt symptomatique d’un plus grand malaise structurel avant d’être institutionnel. La corruption n’avait rien de Sénégalais comme il l’insinuait. Elle apparaissait mécaniquement avec le système de régence des politiciens, des militaires et des religieux.
Je grinçais mes dents lorsqu’il fit allusion aux Djambars car, le paroxysme du contenu de ce livre est de voir cette randonnée illusoire d’un homme qui, par sa vocation, croit se mettre au diapason avec les braves ancêtres qui se sont battus contre les envahisseurs alors que lui était formaté pour être un émasculé mental réduit à servir le système odieux de ces mêmes envahisseurs.
Enfin, il faut effectivement un changement. Non ! Pas une révolution. Une guerre de libération du peuple. Mais, malheureusement, il est peu probable qu’elle vienne d’une caste de mercenaires ou d’une caste de mécènes républicains. Voici présentement le dilemme des Sénégalais comme de l’Afrique Noire.
J S Beye