Le Sénégal se prépare activement pour la Tabaski 2026. Au 6 mai, le pays disposait de 390 350 moutons, un stock légèrement inférieur aux 393 135 têtes recensées à la même période l'année dernière. Lors d'un conseil interministériel tenu ce vendredi 8 mai 2026, le directeur de l’élevage, Mamadou Diagne, a précisé que ce volume actuel couvre 43,37 % des besoins nationaux, estimés globalement à 900 000 têtes.
Pour combler les attentes des consommateurs, les importations tournent à plein régime. Les services de l'élevage notent une hausse significative avec 163 067 moutons enregistrés aux frontières, contre 117 742 en 2025, soit un surplus de 45 000 têtes. La Mauritanie confirme son rôle de partenaire stratégique en fournissant 123 662 moutons, loin devant le Mali qui en affiche 39 405. Dans cette dynamique, la région de Saint-Louis s'impose comme la principale porte d'entrée avec plus de 105 000 arrivages mauritaniens.
Le gouvernement salue la fluidité de la coopération entre Dakar et Nouakchott, essentielle pour la stabilité du marché. Parallèlement, l'accent est mis sur le soutien à la production locale. Fatoumata Diop Bakhoum, administratrice du Fonds d’appui à la stabulation, a révélé que 2,5 milliards de francs CFA ont déjà été injectés pour financer 416 projets d’élevage, tandis que d’autres dossiers, évalués à 2,3 milliards, sont en cours de traitement pour renforcer l'offre nationale.
La stratégie de l’État repose ainsi sur un équilibre entre le renforcement des circuits d’importation et l’appui financier aux éleveurs locaux. L'objectif est d'assurer un approvisionnement suffisant et à des prix accessibles pour les populations. Les autorités assurent que les efforts de mobilisation se poursuivront dans les prochaines semaines pour atteindre l'objectif des 900 000 moutons nécessaires à la célébration.
MS/NDARINFO








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