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Burkina Faso : des affrontements intercommunautaires font plusieurs morts

Mardi 2 Avril 2019

Au Burkina Faso, des heurts intercommunautaires avec des Peuls font plusieurs morts


Un soldat burkinabé à Ouahigouya, le 29 octobre 2018 (image d'illustration). Issouf Sanogo, AFP
Un soldat burkinabé à Ouahigouya, le 29 octobre 2018 (image d'illustration). Issouf Sanogo, AFP
Quelques jours à peine après le massacre de quelque 160 habitants peuls au Mali, sept personnes, dont au moins trois Peuls, ont été tuées dimanche 31 mars et lundi 1er avril lors d'affrontements intercommunautaires au Burkina Faso, à la frontière malienne.

"Dans la nuit de dimanche, des individus armés se sont introduits dans le village de Hamkane, situé à 7 km d'Arbinda, où ils ont assassiné le cheikh (leader religieux) du village, son fils aîné et son cousin", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la région du Sahel, le colonel Peguy Hyacinthe Yoda. Une quatrième personne a été tuée dans un village voisin, a-t-il ajouté.

Les trois premières victimes étaient des Peuls, a indiqué un habitant à l'AFP. "Pendant l'inhumation du cheikh et des deux autres, on a identifié quatre individus qui feraient partie du groupe ayant commis ce forfait. La population s'est ruée sur ces personnes qu'elle a lynchées et dans la foulée il y a eu trois autres morts", a-t-il poursuivi.

Situation "sous contrôle"

"Le bilan est de sept tués, deux huttes et une maisonnette incendiées", a résumé le colonel Yoda, soulignant que "la situation est maîtrisée et sous contrôle" lundi. "Les forces de défense et de sécurité mènent des patrouilles dans la ville pour rassurer les populations", a-t-il indiqué.

Confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, le Burkina Faso enregistre également des affrontements intercommunautaires. Début janvier, 48 personnes, selon le gouvernement, et plus de 200, selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l'attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes.


Avec AFP