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Crise en Iran : Le prix du pétrole s'envole après les menaces de Donald Trump

Jeudi 2 Avril 2026 - 13:48

Les espoirs d'une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient se sont volatilisés ce jeudi. Le président américain Donald Trump a promis une intensification massive des frappes militaires contre l'Iran, provoquant une onde de choc sur les marchés mondiaux et propulsant le prix du baril de Brent à 109 dollars, soit une hausse brutale de 8 %.
 

Lors d'un discours télévisé mercredi soir, le locataire de la Maison Blanche a affiché une détermination sans faille. « Nous allons les frapper très fort au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l'âge de pierre », a-t-il déclaré, affirmant que les États-Unis sont proches d'atteindre leurs objectifs militaires, notamment le démantèlement des capacités nucléaires et de projection de puissance du régime de Téhéran. Cette rhétorique offensive a immédiatement fait reculer les places boursières mondiales, tandis que le dollar s'appréciait face aux incertitudes persistantes.
 

La riposte de Téhéran ne s'est pas fait attendre. Les forces armées iraniennes ont averti que des attaques « plus dévastatrices et destructrices » étaient à venir. Sur le terrain, la menace s'est concrétisée par de nouveaux tirs de missiles et de drones interceptés par Israël, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. En Irak, l'ambassade américaine à Bagdad a exhorté ses ressortissants à quitter le pays sous 48 heures face à l'imminence d'attaques de milices pro-iraniennes.
 

Au cœur de la crise, le détroit d'Ormuz demeure quasiment fermé, étranglant l'approvisionnement énergétique mondial. Si Donald Trump a sommé les pays dépendants de ce passage de « s'en emparer », les alliés européens, par la voix d'Emmanuel Macron, privilégient une concertation avec Téhéran pour rétablir la navigation.

Une quarantaine de pays ont entamé des discussions virtuelles ce jeudi pour sécuriser cette voie stratégique, alors que le Parlement iranien examine un projet de loi visant à officialiser le blocage des navires « hostiles ». Malgré des canaux de discussion via le Pakistan, une source iranienne de haut rang a nié toute négociation en vue d'une trêve temporaire, exigeant un cessez-le-feu garanti pour mettre fin aux hostilités.

MS/NDARINFO