NDARINFO | Actualités de Saint-Louis, Sénégal & Nord
NDARINFO.COM

NDARINFO | Actualités de Saint-Louis, Sénégal & Nord
 


Débat parlementaire : Samba Sy et Moussa Tine rejettent le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée

Lundi 25 Mai 2026

Le secrétaire général du Parti de l'Indépendance et du Travail (PIT), Samba Sy, et le président de l'Alliance Démocratique Pencoo, Moussa Tine, ont fermement contesté la légalité du projet de réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. Le débat juridique s'intensifie à la veille de la séance plénière de ce mardi, suite au limogeage de l'ancien Premier ministre le 22 mai 2026 et à la démission de son suppléant, le ministre El Malick Ndiaye, survenue ce dimanche 24 mai.
 

Une contestation politique axée sur la stabilité des institutions

 

Dans une déclaration officielle, Samba Sy a qualifié la démarche de « grave manœuvre dangereuse » et d'illégale, arguant que l'ancien chef du gouvernement avait définitivement renoncé à son mandat de député en accédant à la Primature en 2024. Le secrétaire général du PIT a accusé la formation au pouvoir, PASTEF, de maintenir une stratégie de tension permanente au détriment des urgences économiques et sociales de la population. Il a formellement interpellé le président de la République Bassirou Diomaye Faye, en sa qualité de gardien de la Constitution, pour faire respecter les textes fondamentaux de l'État.
 

L'obstacle de la non-rétroactivité et le risque de cumul des fonctions

 

Sur le plan strictement doctrinal, le juriste et ancien parlementaire Moussa Tine a opposé une argumentation technique aux thèses d'une réintégration automatique soutenues par d'autres experts électoraux. Le leader de Pencoo rappelle qu'au moment de la nomination d'Ousmane Sonko en 2024, l'article 54 de la Constitution actait l'incompatibilité des fonctions sans prévoir de mécanisme de suspension ou de retour automatique. La loi organique modifiant le règlement intérieur de l'Assemblée nationale n'ayant été adoptée que le 18 août 2025, elle ne peut, selon lui, s'appliquer de manière rétroactive à une situation juridique née en 2024.
 

Moussa Tine a également mis en relief une incompatibilité constitutionnelle immédiate liée au calendrier de l'Exécutif. N'ayant pas encore effectué sa passation de service, l'ancien Premier ministre demeure légalement chargé d'expédier les affaires courantes à la Primature. Une installation au perchoir de l'Assemblée nationale ce mardi acterait, selon le juriste, une violation manifeste du principe de séparation des pouvoirs par le cumul de fait des fonctions de chef du pouvoir législatif et de chef du gouvernement sortant.
 

MS/NDARINFO
 



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Merci d'éviter les injures, les insultes et les attaques personnelles. Soyons courtois et respectueux et posons un dialogue positif, franc et fructueux. Les commentaires injurieux seront automatiquement bloqués. Merci d'éviter les trafics d'identité. Les messages des faiseurs de fraude sont immédiatement supprimés.

Recherche