Le ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a annoncé la mise en œuvre de plusieurs projets d’infrastructures énergétiques d'envergure nationale et l'avancement des discussions stratégiques sur le projet gazier partagé avec le Sénégal. S'exprimant lors d'une émission officielle sur les antennes de la télévision publique mauritanienne ce samedi soir, le membre du gouvernement a fait le point complet sur la feuille de route visant à garantir l'approvisionnement, à stabiliser le réseau électrique et à accélérer la transition énergétique du pays.
Dans le cadre du développement du champ gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), le ministre a indiqué que des travaux d'ingénierie et de planification sont activement menés en parfaite coordination avec les autorités du Sénégal et le partenaire stratégique britannique BP. Ces concertations tripartites approfondies ont pour but d'étudier et de valider les mécanismes techniques les plus appropriés et sécurisés pour optimiser les futures phases d’extraction ainsi que les circuits de transport du gaz vers les marchés régionaux et internationaux.
Sur le plan du développement des énergies renouvelables et du renforcement des capacités de production d'électricité, Mohamed Ould Khaled a dévoilé un programme d'investissement majeur ciblant l'axe reliant la capitale à la frontière sénégalaise. Ainsi, une centrale mixte combinant les technologies solaire et éolienne va être édifiée sur la route reliant Nouakchott à Rosso, pour une capacité globale de production estimée à 220 mégawatts ($220\text{ MW}$), un projet structurant qui bénéficiera d'un financement intégral mobilisé par le secteur privé.
En parallèle aux investissements dans le secteur propre, le ministère supervise également l'extension des infrastructures de production thermique existantes afin de combler les déficits industriels à court terme. Les autorités ont ainsi validé l'extension de la centrale électrique stratégique située sur la route Nouakchott-Nouadhibou pour y adjoindre une capacité additionnelle de 180 mégawatts ($180\text{ MW}$), garantissant un appui technique de premier ordre pour la zone économique du nord.
Le ministre a conclu sa présentation en affirmant qu'environ 300 mégawatts ($300\text{ MW}$) supplémentaires issus d’une production d’énergie entièrement locale seront injectés de manière progressive dans le réseau interconnecté national d’ici la fin de l’année 2026. Cette stratégie intégrée vise à réduire de façon drastique la dépendance vis-à-vis des importations de combustibles extérieurs tout en maximisant l'exploitation des ressources naturelles mauritaniennes.
NDARINFO avec CRIDEM








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