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Des producteurs de riz de Dagana se mettent à de nouvelles techniques culturales

Mardi 22 Novembre 2011

Des producteurs de riz de Dagana se mettent à de nouvelles techniques culturales
Une soixantaine de producteurs de riz du département de Dagana (nord) ont utilisé, cette année, à titre d’essai, de nouvelles techniques culturales devant leur permettre d’augmenter leur production.

L’expérimentation à Dagana de ces nouvelles techniques culturales, déjà utilisées au Burkina Faso, au Mali et dans une partie du Sénégal, est une initiative de la Fondation Syngenta, qui est basé en Suisse.

Les producteurs sont initiés à ces techniques par des techniciens de la Société d’aménagement des terres du Delta et de la Falémé (SAED), d’Afrcarice, de l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) et d’autres structures.

Grâce à cette innovation, Khady Dia, une productrice de riz à Bokhol, un village du département de Dagana, espère pouvoir récolter 90 sacs de riz à l’hectare cette année, tandis qu’elle se contentait de 20 à 30 sacs auparavant.

‘’D’habitude, nous travaillons suivant notre expérience, sans la maîtrise des techniques utilisées. Mais, avec ce projet, nous avons respecté un itinéraire bien précis’’, dit Mme Dia, qui attend impatiemment la période de la récolte.

‘’Aujourd’hui, nous maîtrisons parfaitement toutes les phases de culture du riz’’, se réjouit son fils Cheikh Tidiane Ndiaye, un ancien élève du Lycée technique de Saint-Louis, qui l’aide à cultiver le champ.

Les ‘’bonnes pratiques culturales’’ apprises grâce à la Fondation Syngenta reposent pour l’essentiel sur une présence assidue des paysans dans les champs, souligne le coordonnateur national du projet agricole, Madiama Cissé.

Selon lui, les changements climatiques induisent de nouvelles techniques culturales et l’expérience seule ne suffit pas pour améliorer la production. Encore faut-il maîtriser les différentes phases de l’évolution des cultures de riz.

L’avenir du projet dépendra du succès ou de l’échec de cette phase-test dans le département de Dagana, indique M. Cissé, qui appelle les producteurs à suivre rigoureusement les conseils donnés par les techniciens.

Le projet est axé sur les phases post-récolte et de la commercialisation, dit son coordonnateur. Il déplore les pertes souvent enregistrées lors de la période de commercialisation du riz, dans cette partie du pays.