Selon Julie Kozack, directrice du Département de la Communication de l’institution financière, ces discussions techniques visent à établir une compréhension commune des perspectives macroéconomiques, des besoins de financement et des réformes prioritaires du pays. Cette annonce survient juste après le départ d'Ousmane Sonko de la primature pour le perchoir de l’Assemblée nationale.
Ce dernier, fermement opposé à toute restructuration de la dette souveraine, a affirmé avoir interpellé le chef de l’État à ce sujet. Bien que le président de la République et le ministre des Finances, Cheikh Diba, l'aient assuré qu'aucun engagement de ce type n'a été pris auprès des bailleurs, le nouveau leader du Parlement s'est montré sceptique. Disposant d’une majorité écrasante à l'hémicycle, Ousmane Sonko brandit désormais la menace d'un blocage législatif sur tout projet de texte allant dans le sens d'une restructuration, tout en appelant publiquement à rassurer les partenaires et investisseurs pour éviter une crise institutionnelle majeure.
De son côté, le ministre des Finances, Cheikh Diba — conforté lors du dernier réajustement gouvernemental —, justifie la lenteur des négociations par la prudence accrue du FMI à la suite de l'affaire du misreporting (fausses déclarations de données).
L'argentier de l'État a néanmoins précisé que des avancées notables ont été enregistrées lors du sommet Africa Forward à Nairobi, où une rencontre entre le président de la République et la Directrice générale du FMI a permis d'éclaircir les zones d'ombre concernant les instruments alternatifs et les garanties que le gouvernement sénégalais souhaite mobiliser.
MS/NI









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