L'armée israélienne a annoncé tôt samedi avoir identifié un tir de missile en provenance du Yémen vers le territoire israélien, une première depuis le début de la guerre régionale déclenchée il y a un mois. Cette incursion balistique des rebelles Houthis marque un tournant majeur dans l'extension du conflit au Moyen-Orient.
Selon un communiqué militaire, les systèmes de défense aérienne ont été activés pour intercepter la menace alors que les sirènes d'alerte retentissaient pour la troisième fois de la nuit dans le sud d'Israël. Les zones concernées incluent la ville de Beer Sheva ainsi que les environs du principal centre de recherche nucléaire du pays, dans le désert du Néguev. Cette attaque yéménite s'est coordonnée avec des tirs continus de missiles et de drones menés par l'Iran et le Hezbollah libanais durant la nuit de vendredi à samedi.
Jusqu'à présent, les Houthis étaient restés en retrait des affrontements directs, protégés par un cessez-le-feu fragile avec l'Arabie saoudite qui durait depuis 2015. Vendredi soir, le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, avait toutefois prévenu que ses forces étaient « le doigt sur la gâchette » pour une intervention directe en cas d'escalade contre l'Iran ou d'utilisation de la mer Rouge pour des opérations hostiles.
L'entrée en scène du Yémen fait craindre une déstabilisation durable des voies maritimes stratégiques et une intensification de la riposte israélienne, le ministre de la Défense Israël Katz ayant promis que les alliés de Téhéran paieraient un « prix lourd et croissant ».
ms/ndarinfo



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