À moins de quinze jours de la grande fête de la Tabaski, les foirails de la zone nord affichent une sérénité inhabituelle. De la vieille ville à la commune de Rao, les points de vente de moutons ne connaissent pas encore l'effervescence des grands jours. Les bêtes, bien qu'arrivant progressivement de diverses localités, ne trouvent pas encore preneurs massivement, laissant les enclos dans une ambiance particulièrement calme.
Pour les premiers clients qui s'aventurent sur place, l'exercice est périlleux. Si quelques rares acheteurs parviennent à saisir des opportunités, la majorité se heurte à une réalité économique difficile : les prix affichés ne correspondent pas toujours aux bourses modestes. Trouver le bélier idéal avec un budget limité relève, pour beaucoup, d'un véritable défi de négociation.
L'aliment de bétail au cœur des préoccupations
Du côté des vendeurs et éleveurs, le discours est unanime : la cherté des aliments de bétail pèse lourdement sur la balance. Cette hausse des coûts de production se répercute inévitablement sur le prix final de l'animal, rendant le marché moins fluide. Les commerçants espèrent toutefois que la situation se débloquera avec l'intensification des flux commerciaux attendus prochainement.
Tous les regards se tournent désormais vers les frontières. L'arrivée imminente de nouveaux convois en provenance de la Mauritanie et des zones sylvopastorales du pays devrait permettre de réguler l'offre. Les Saint-Louisiens, quant à eux, préfèrent pour l'instant observer la tendance, espérant une baisse des prix ou une diversité de choix plus importante dans la dernière ligne droite avant le sacrifice.
AMI GUEYE








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