Quatre projets publics sur dix au Sénégal accusent des retards d'exécution majeurs dont le coût financier dépasse de loin le simple temps perdu, selon le Rapport d’Analyse des Causes Profondes des Retards des Projets publié par le Bureau Opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS).
Ce document stratégique révèle qu’entre 2014 et 2024, l'État du Sénégal a mobilisé une enveloppe globale de 11 883 milliards de francs CFA pour financer le développement de ses infrastructures et de ses programmes de développement. Malgré ce niveau historique de mobilisation de ressources, l’efficacité globale de l’investissement public reste fortement compromise par des goulots d'étranglement structurels qui ralentissent la livraison des chantiers de manière systémique.
L’analyse menée par le BOCS met en exergue que les failles majeures se situent principalement au niveau du suivi opérationnel et de l’exécution technique des contrats de travaux, plutôt que lors des phases amont de passation des marchés publics. Face à ce diagnostic, l’organisme public préconise des réformes managériales urgentes afin d’instaurer une culture rigoureuse axée sur la performance de la dépense publique et de réduire drastiquement les surcoûts induits par ces délais.
MS/NI









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