Le parquet s'est auto-saisi après la diffusion de l'émission et a confié l'enquête aux services de la Sûreté urbaine. Les griefs portent essentiellement sur les déclarations de Doudou Wade, dont une allégorie comparant la gestion de l'État à un avion de type A 337 dont le pilotage serait confié à un "conducteur de moto Jakarta", une formulation visant directement le président Bassirou Diomaye Faye.
L'ancien parlementaire est également poursuivi pour des propos assimilables à un appel à l'insurrection ou à l'intervention de l'Armée. Selon L'Observateur, Doudou Wade aurait soutenu que la République a parfois été "sauvée" par des coups d'État, laissant entendre que de telles transitions pourraient s'imposer dans le contexte actuel. Ces déclarations ont été jugées particulièrement graves par les autorités judiciaires.
Le troisième grief concerne une attaque directe contre le Premier ministre. Doudou Wade a ouvertement qualifié Ousmane Sonko de "danger public", une expression qui pourrait constituer une diffamation envers un haut responsable de l'État. L'ensemble de ces propos, tenus sur un plateau télévisé en prime time, a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques.
La convocation de Pape Ngagne Ndiaye, en sa qualité d'animateur de l'émission, soulève des questions sur la responsabilité éditoriale des médias face aux propos tenus par leurs invités. L'animateur pourrait être interrogé sur les conditions de préparation et de modération du débat, ainsi que sur d'éventuelles tentatives de recadrage des déclarations controversées.
Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, où la liberté d'expression et ses limites font l'objet de débats récurrents. Les autorités entendent ainsi rappeler que les critiques, même vives, doivent respecter certaines lignes rouges, notamment l'appel à la violence ou l'offense aux institutions.
MS/NDARINFO



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