La Direction de la Surveillance du Territoire (DNLT) a mis la main sur une affaire de fraude documentaire de grande ampleur. Tout a commencé au poste avancé de Gouloumbou, où un certain Mamadou Saidou Diallo, né en 1967 à Labé (Guinée), a été intercepté. Ce dernier avait réussi à se transformer, sur le papier, en Mamadou Saydou Coulibaly, né en 1982 à Goudiry. Plus grave encore, le suspect détenait un second extrait de naissance frauduleux, le numéro 00287 de l'année 2024, établi au nom d'un de ses compatriotes par le centre d'état civil de la commune de Bala.
Lors de son audition, l'homme a fait des révélations explosives. Il a affirmé avoir été approché par un « résident influent de Bala » qui lui aurait proposé des papiers sénégalais dans le but de gonfler les listes électorales à l'approche des scrutins. Ce procédé aurait également été utilisé lors d'audiences foraines pour naturaliser illégalement d'autres ressortissants étrangers.
L'enquête s'accélère désormais pour identifier les complicités internes. Les investigations de la DNLT s'orientent directement vers les agents et responsables des centres d'état civil de Goudiry et de Bala. Il s'agit de déterminer l'ampleur de ce réseau qui monnaie la souveraineté nationale contre des gains financiers ou des intérêts politiques.
Ce scandale, révélé par le journal Libération, remet sur le tapis la question de la sécurisation et de la numérisation des registres d'état civil dans les zones rurales. Alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures, la protection de l'identité sénégalaise devient une priorité de sécurité nationale pour éviter toute manipulation frauduleuse du fichier électoral.
MS/NDARINFO









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