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Youssou Diallo, conseiller technique n°1 du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural: « L’Etat ne peut pas laisser tomber une entreprise comme la Suneor »

Mercredi 5 Mars 2014

Youssou diallo Interpellé sur les dysfonctionnements enregistrés durant cette campagne de commercialisation de la graine, Youssou Diallo, conseiller technique numéro 1 du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, souligne que le véritable problème réside au niveau de la Suneor qui a reçu beaucoup de dépôts à cause du manque de financement. Pour inverser la situation, l’Etat, a dit M. Diallo, est en train d’aider la Suneor à trouver encore un autre financement auprès des banques.

« L’Etat ne peut pas laisser une entreprise comme la Suneor tomber », a souligné d’emblée le conseiller technique numéro 1 du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. En effet, après avoir reconnu les dysfonctionnements notés en début de campagne dans la commercialisation, Youssou Diallo a précisé que cette situation est due, en partie, à l’écart entre l’importance des stocks livrés à la Suneor et le niveau des paiements. Il reconnaît également que le problème persiste encore, d’autant plus qu’une bonne partie des stocks livrés à la Suneor est constituée de dépôts. « Cela a créé quelques perturbations », a-t-il fait remarquer.

Un fonds de soutien attendu en fin de campagne
Le problème, selon M. Diallo, est dû au fait que cet établissement traverse aujourd’hui quelques difficultés. Il a indiqué que l’Etat, par le biais du ministère de l’Economie et des Finances, est en train de s’atteler à aider la Suneor à trouver un autre financement nécessaire au règlement de la situation. Youssou Diallo a rappelé qu’en début de campagne, la Suneor avait bénéficié de 5 milliards de FCfa de la part des banques pour solder la dette de 2,8 milliards de FCfa due, à l’époque, aux opérateurs privés stockeurs. Dans cette dynamique, l’Etat compte poursuivre les efforts en annonçant la mise en place d’un fonds de soutien en fin de campagne, au profit des huiliers, a déclaré M. Diallo. Ce concours qui sera géré en fonction du bilan financier des huiliers, va permettre de corriger les pertes enregistrées par ces derniers dans les opérations, a-t-il ajouté. Du côté du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, il a été reconnu que la réticence des huiliers à s’impliquer très tôt dans la campagne a été à l’origine des perturbations notées sur le terrain. Aujourd’hui, la situation est en train de s’améliorer, nous dit-on.

Le Soleil