Le collectif And Samm Jikko Yi sort de sa réserve suite aux récents scandales liés à des réseaux homosexuels et des accusations de transmission volontaire du VIH au Sénégal. Dans un entretien musclé, son porte-parole, Adama Mboup, fustige l'inaction du gouvernement et exige le respect des engagements de campagne.
Pour le collectif, l'absence de fermeté de l'État encourage la prolifération de ces pratiques. Adama Mboup pointe du doigt le tandem Diomaye Faye - Ousmane Sonko, rappelant que la criminalisation de l'homosexualité était une promesse phare. Il estime que si la loi avait été votée, les réseaux incriminés n'auraient pas trouvé un terrain aussi favorable à leurs activités sur le territoire national.
Un ultimatum précis a été fixé au 8 avril prochain pour le vote effectif de la loi criminalisant l'homosexualité à l'Assemblée nationale. À défaut, le porte-parole menace d'engager une mobilisation d'envergure auprès des guides religieux et des chefs coutumiers pour informer l'opinion nationale. « Ils devront en assumer toutes les conséquences », prévient-il, évoquant des sanctions électorales à venir.
Le collectif juge l'actuel article 319 du Code pénal, réprimant les « actes contre nature », totalement obsolète. Il réclame une nouvelle législation punissant sévèrement l'apologie, la promotion et le financement de l'homosexualité, avec des peines allant de 5 à 10 ans d'emprisonnement. Pour And Samm Jikko Yi, l'urgence sanitaire liée à la transmission du VIH ne laisse plus de place aux prétextes de délai.
MS/NDARINFO



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